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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

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  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 17 octobre 2016 11:33

    @Abou Antoun
    Les Français peuvent aussi vouloir des dirigeants de qualité et un président digne de ce nom.

    Celui qui gagnera ne sera pas nécessairement celui qui présentera le meilleur programme, mais celui qui présentera la meilleure conjonction entre sa personnalité, les qualités et compétences qui y sont attachées et la situation de crise que nous vivons. C’est à ce titre qu’il acquerra la légitimité qui lui permettra d’entreprendre, de conduire les réformes nécessaires et de gouverner.

    Dans le cas français, les électeurs attendent un programme qui les assurera que la politique économique changera véritablement et servira le plus grand nombre et non une minorité, que l’État social sera défendu dans ce qu’il a d’intangible pour le bien-être commun, c’est un programme qui les assurera que ce qui fait l’identité française sera préservé dans toutes les composantes d’une souveraineté restaurée, c’est un programme qui les assurera que la politique étrangère française retrouvera son indépendance et la France son rôle international.

    Un président de la République se doit d’avoir pour mission à la fois de respecter son mandat, pour peu que celui-ci soit composé d’orientations simples, solides, intelligemment fondées et sans équivoque, et d’adapter sa stratégie et sa vision à l’inventivité de ce que sa charge l’obligera à subir et à maîtriser selon le déroulé des événements à venir. Une faille entre le candidat et le président relève du mensonge. Une totale adhésion aux engagements passés et dépassés est révélatrice d’un manque de nuance et de souplesse. Une part de fidélité et une part d’empirisme expliqués et justifiés auprès de ceux qui sont directement concernés (les citoyens, i.e. vous, moi, nos familles, tous ceux qui sont concernés), relèvent de l’ intelligence du monde.

    Qu’en pensez-vous ?



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 17 octobre 2016 11:11

    @Abou Antoun
    « Nous avons bien affaire à un suicide collectif. »
    Laissons-les se suicider et bon débarras !
    Personne ne regrettera ces zombies politiques qui ne représentent qu’eux-mêmes et tentent de vendre ce qui n’intéresse plus personne, leurs personnes et leurs idées, à l’image des ces vieux matériels informatiques d’un autre âge que l’on voit dans les vide-greniers et les brocantes au milieu d’objets hétéroclites qui devraient rejoindre les bennes des déchetteries.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 17 octobre 2016 11:02

    @Gabriel
    C’est à croire que d’élection en élection, depuis 30 ans voir plus, les électeurs vont chercher leur présidents dans les poubelles de la finance, dites-vous.

    ...dans les poubelles de l’inconsistance, plutôt, car e but recherché est de surtout ne rien changer.
    Comme l’analyse M. Mucherie sur Atlantico, "En bons élèves de Sciences-Po des années 1970, nos futurs/anciens/futurs décideurs dissertent sur les institutions hexagonales et sur la dépénalisation du cannabis, pendant que les grandes questions se règlent loin de Paris. Ne vous posez aucune question sur la BCE ou sur la Deutsche Bank, ne proposez aucune solution contre la déflation et contre l’accumulation de dettes improductives.

    Dormez tranquilles pendant que les choses sérieuses se déroulent sans vous.

    Il faut de l’humilité, de l’ouverture, de la pédagogie. Sans aller aussi loin que l’ère Meiji, la France a un sérieux besoin de réformes, et ce ne sont pas des shoguns Tokugawa comme Juppé ou Le Maire qui vont porter des changements radicaux : le premier entend bien faire du Chirac new age, le deuxième est trop proche de Berlin pour tenter quoi que ce soit contre Francfort. Fillon prétend que la ruine guette alors que le pays emprunte à 10 ans à 0,3%. Sarkozy, qui a plus de poigne que les autres, ne s’est pas beaucoup rebellé contre Trichet et contre Merkel, mérite-t-il une seconde chance ? Ils ont eu 5 ans pour réfléchir, pour voyager, pour se débarrasser de leurs conseillers d’un autre âge, pour se reconnecter à la marche du monde, pour lire le blog de Scott Sumner : ils n’ont rien fait.

    Tous multiplient les diversions budgétaristes et structuralistes car au fond ils n’entendent rien au caractère monétaire de cette crise, et n’entendent pas prendre un risque (« populiste », c’est ce qu’on récolte quand on rappelle les principes du libéralisme classique à nos élites monétaires européennes). Voilà aussi pourquoi ils ne parlent pas des inégalités, qui aujourd’hui ne doivent plus grand-chose à la dynamique interne du capitalisme mais à la dynamique des dettes (entretenue par la déflation). L’électeur médian de la primaire à droite a la cinquantaine, il est plus souvent créditeur que débiteur. Il leur reste alors le thème des affaires (où au moins ils ne manquent pas d’expérience) et le thème de l’identité (qui pourrait être intéressant un jour si on pouvait appeler un chat un chat). Au fond ils gouverneront ensemble (après un intermède interminable de médiocrité hollandiste), et ne vont pas gérer le pays très différemment de ce qui s’est passé depuis quelques décennies : c’est bien pourquoi l’un d’entre eux sera Président, les Français ayant presque toujours opté pour les changements dans la continuité et les forces tranquilles, derrière les slogans des grands soirs. Il ne faut jamais prendre les Français pour des conservateurs, mais ne jamais oublier qu’ils le sont ?..."



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 17 octobre 2016 10:51

    @Fergus
    Bonjour Fergus et merci pour votre commentaire.
    D’un mandat problématique à un mandat calamiteux, voilà que la situation et le comportement pour le moins surprenant de M. Hollande montre qu’aujourd’hui la direction de l’État en est quasiment réduite aux « affaires courantes », avec un pays qui fonctionne tout seul.La machine politique est en panne.
    Quant à la question que vous posez, j’aurais tendance à penser, mais je puis me tromper, que les Parquets jouissent d’une grande liberté, ce qui peut poser une difficulté dans la mesure où beaucoup de magistrats accueilleraient favorablement une politique judiciaire, pénale notamment, digne de ce nom plut$ot que des mesures répondant aux circonstances du moment.La justice est à reconstruire et le but ne sera atteint que lorsque les justiciables, i.e. tous les citoyens, auront une réelle confiance dans la qualité et l’efficacité de son fonctionnement.Je commencerai personnellement par dépolitiser l’ensemble de la magistrature en y interdisant le syndicalisme qui représente un véritable poison dans un corps qui se doit d’afficher une neutralité politique et sociale sans laquelle la confiance dans la qualité et la justesse des jugements ne peut valablement exister.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 10 septembre 2016 18:57

    @Pr ELY Mustapha

    Bon papier.

    Tout y est.

    L’analyse est juste, claire, mesurée. Elle est partagée par beaucoup de gens auxquels ne manque qu’une chose : la volonté de mettre fin à cette éternelle partie d’essuie-glace entre partis qui ne représentent qu’eux-mêmes, et encore.

    Elle est partagée par tout un électorat qui n’attend que de pouvoir voter pour un président de haut-parage, à même de leur apporter tout ce qu’ils attendent et que beaucoup de gens à l’étranger attendent du retour de la Grande Nation sur la scène nationale et internationale.

    Pour le reste, ne perdez pas de temps à écrire sur les préjugés et le chauvinisme, sauf à vouloir vous attirer des remarques ineptes de la part de gens qui n’auront même pas le courage de signer de leur état-civil.

    Cordialement,

    Renaud Bouchard

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