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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 8 avril 2013 00:02

    @ Helios, Franck, Valas, Cavale, merci pour vos observations.

    Attendons la suite : eau tiède ou eau chaude ? Le Monde ou Mediapart...
    RB


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 5 avril 2013 20:48
    @ Biglp, Sisyphe,Ecolittoral.

    Merci pour vos observations. Les circonlocutons, manoeuvres très prudentes, langage précautionneux dont s’entoure la journaliste du Monde me donnent à penser que les informations à venir risquent fort d’être de l’eau tiède. Peu nous importe de savoir si tel ou tel oligarque russe soit cité dès lors que les seuls noms qui intéressent la France sont ceux des 130 Français. Quant au fait de savoir si on leur a effectivement bien demandé leur autorisation de mentionner leurs identités, on commence à nager en plein rêve...La situation est très simple : où a-t-on vu que l’on demande à l’auteur (présumé) d’une infraction assez remarquable s’il veut bien que l’on s’occupe de son cas ?Le mouvement d’irritation et d’agacement bien légitime dont font preuve les citoyens face à une administration fiscale qui risque fort d’être de plus en plus vécue comme étant en porte-à-faux avec l’exemplarité qu’elle exige des contribuables réclame une transparence absolue des informations recueillies par le quotidien Le Monde, lequel ne saurait conserver cette information pour lui seul, comme si d’autres journaux, d’autres sites d’information (cf. Mediapart, par exemple, dont l’efficacité est indiscutable), d’autres gens (les rédacteurs et lecteurs d’Agoravox, par exemple), n’avaient pas la capacité d’analyser l’information - autrement que par le prisme d’un journal - et de se faire eux aussi une idée de l’ampleur du désastre.
    Il est non seulement possible mais urgent de récupérer et de confisquer ces 50 à 1000 Mrds d’€ et de les réaffecter à cette dette qui ronge l’Europe et la France.
    Des dirigeants - appelons-les comme cela - qui seraient ou sont incapables d’agir en ce sens doivent laisser la place à ceux-là mêmes qui savent comment procéder.

    Pierre Lascoumes , sur Atlantico :
    « Pierre Lascoumes : Ce qu’il faut avant tout comprendre est que tout ce qui a été mis en place ces dernières années dans la lutte contre la fraude fiscale est essentiellement des mesures de façade, que ce soit dans l’OCDE ou ensuite dans chaque pays. On s’est en fait très peu préoccupé de savoir ce qu’il se passait réellement dans les banques et les autres intermédiaires financiers. Ces derniers, qui permettent aux particuliers de défiscaliser ou aux entreprises de retenir des sommes à l’étranger, n’ont jamais été réellement régulés. Ainsi, même monsieur tout le monde, qui voudrait, en se renseignant un peu via des services de patrimoine au Luxembourg ou en Suisse, faire disparaître du circuit financier de l’or familial pourrait le faire sans le moindre problème.

    Ce que l’on constate dans tout cela n’est que le résultat de la mondialisation de l’économie et des grandes firmes qui ne sont pas territorialisées. Elles ont donc toute la liberté de répartir les capitaux comme elles le veulent. Même aux Etats-Unis où le contrôle est assez strict, en tous cas à un niveau bien précis, il n’a jamais été possible de tout empêcher. L’organisation des firmes fait qu’il ne s’agit même pas de fraude mais d’évasion. Au niveau des particuliers, l’une des techniques les plus courantes consiste à ce qu’une banque accorde un prêt sur une somme exilée qui donnera donc accès à une somme ici en France dont l’origine est frauduleuse. Derrière cela, existe aussi une technique inventée par les Luxembourgeois qui prend la forme de sociétés qui, comme des fondations, gèrent les fonds à votre place. Il suffit pour cela de placer ses lingots en Autriche ou ailleurs. Avec cet argent, est créé une société dans laquelle personne n’apparaît et qui est gérée par des financiers ou équivalents qui évidemment agissent sur ordres sans que cela ne puisse être tracé. Ainsi, dans la lutte contre le blanchiment et la fraude, on a toujours voulu interdire ce genre d’établissement mais personne ne l’a jamais fait. Il n’y a jamais eu de vraie volonté politique pour les mettre au pas. Cela pose en effet certains problèmes techniques comme l’impossibilité de supprimer des fonds dont on ne connait pas le donneur d’ordres. Au-delà de la fiscalité, il y a des places qui permettent à certaines sociétés de réaliser des opérations risquées comme on engagerait des assassins pour exécuter les basses de la police sans impliquer l’Etat »


    En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/offshore-leaks-defaut-pouvoir-empecher-evasion-fiscale-comment-faire-passer-envie-recourir-pierre-lascoumes-philippe-dominati-689551.html#XYdCbIxrESOl1ETE.99 


    A suivre...



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 5 avril 2013 10:52

    @ Devphil 30.


    La désespérance n’a qu’un temps.« ...il suffit que l’Etat soit moins fort et c’est la loi de la jungle qui reprend le dessus tant au niveau financier , humain », écrivez-vous avec raison. Mais il ne tient qu’à nous, à vous, à moi, de nous doter d’un Etat fort. C’est le combat que je mène sans désemparer.

    @ Frugeky

    Derrière les pressions qu’évoque Antoine Peillon sur l’administration fiscale pour traiter au ralenti les dossiers de fraude fiscale, il existe des gens. Ces gens ont une identité.Il convient donc de les identifier et de les juger pour leur comportement.

    Un rapport rédigé par des « officiers du renseignement intérieur » et dont La Croix révèle la teneur dans son édition de vendredi accuse la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) d’entraver la justice en France, notamment concernant des affaires relevant de la délinquance financière.

    Ce rapport de 14 pages a été remis le 16 février aux parlementaires du groupe de travail sur les exilés fiscaux dirigé par le député socialiste Yann Galut, précise le quotidien.

    « Les auteurs de la note se livrent à un véritable réquisitoire, révélant d’une part la surveillance étroite opérée par le renseignement intérieur sur l’organisation de la fraude fiscale internationale, notamment celle qui fut organisée en France par la banque suisse UBS, et dénonçant d’autre part la non-transmission à la justice des informations considérables recueillies lors de cette surveillance », rapporte La Croix.

    « Tracfin se nourrit des délits »

    La DCRI et ses services extérieurs, notamment la cellule française de renseignement financier Tracfin, « se nourrissent des délits qu’ils ne souhaitent pas voir apparaître ou révéler à l’autorité judiciaire pour ne pas amoindrir leur influence, quand le besoin s’en fait sentir », écrivent les auteurs de la note.

    « Il conviendrait de ne plus abusivement protéger le recueil de renseignements économiques et financiers par le secret défense, car ce type de renseignements ne menace pas la défense ou la sécurité nationale », poursuivent-ils.

    Selon eux, la généralisation de la classification des activités et des informations recueillies par la DCRI empêche la justice « d’avoir à connaître des informations dont elle a rapidement besoin pour ses enquêtes. »

    Source : http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Secret-defense.-Un-rapport-accuse-la-DCRI-d-entraver-la-justice_6346-2180248-fils-tous_filDMA.Htm







  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 avril 2013 12:23

    @ Gonehilare


    J’aime beaucoup l’acronyme DMLA (Dénégation Mensongère Liée à l’Age).
    Ajoutons-y l’idée de Dégénérescence Mensongère Liée à l’Ambition, ce qui ouvre la porte à un océan de possibilités.

    Ci-après, un texte remarquable dans l’air du temps :

     »Alors que le menteur est un homme d’action, le diseur de vérité, qu’il dise la vérité rationnelle ou la vérité de fait, n’en est jamais un. Si le diseur de vérité de fait veut jouer un rôle politique, et donc être persuasif, il ira, presque toujours, à des considérables détours pour expliquer pourquoi sa vérité à lui sert aux mieux les intérêts de quelque groupe. Et, de même que le philosophe remporte une victoire à la Pyrrhus quand la vérité devient une opinion dominante chez les porteurs d’opinion, le diseur de vérité de fait, quand il pénètre dans le domaine politique et s’identifie à quelque intérêt particulier et à quelque groupe de pouvoir, compromet la seule qualité qui aurait rendu sa vérité plausible, à savoir, sa bonne foi personnelle, dont la garantie est l’impartialité, l’intégrité et l’indépendance. Il n’y a guère figure politique plus susceptible d’éveiller un soupçon justifié que le diseur professionnel de vérité qui a découvert quelque heureuse coïncidence entre la vérité et l’intérêt. Le menteur, au contraire, n’a pas besoin de ces accommodements douteux pour paraître sur la scène politique ; il a le grand avantage d’être toujours, pour ainsi dire, déjà en plein milieu. Il est acteur par nature ; il dit ce qui n’est pas parce qu’il veut que les choses soient différentes de ce qu’elles sont- c’est-à dire qu’il veut changer le monde. Il tire partie de l’indéniable affinité de notre capacité d’agir, de changer la réalité, avec cette mystérieuse faculté que nous avons, qui nous permet de dire " le soleil brille" quand il pleut des hallebardes. Si notre comportement était aussi profondément conditionné que certaines philosophies ont désiré qu’il le fût, nous ne serions jamais en mesure d’accomplir ce petit miracle. En d’autres termes notre capacité à mentir- mais pas nécessairement notre capacité à dire la vérité- fait partie des quelques données manifestes et démontrables qui confirment l’existence de la liberté humaine."

    Hannah Arendt, La crise de la culture : Politique, vérité et mensonge 1- page 318

     

     



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 avril 2013 12:18

    @ Aux contributeurs que je remercie ici, cette interrogation très légitime de Paul Jorion sur son blog, que je reprends ici :


    "Dans le remarquable livre qu’il consacra en 1954 au Grand krach. 1929, John Kenneth Galbraith faisait observer que contrairement à ce qu’il semblerait, la corruption et la fraude n’augmentent pas durant les périodes de crise : c’est seulement le niveau de tolérance du public à leur égard qui baisse. Le danger pour les corrompus et les fraudeurs est qu’il est difficile de prévoir où se situera l’étiage : jusqu’où le niveau de tolérance du public baissera-t-il ? Avec les conséquences que l’on imagine aisément à une baisse drastique."


    Jusqu’où le niveau de tolérance du public baissera-t-il ? Voici la réponse : jusqu’au point de rupture, lequel peut survenir n’importe où, à n’importe quel moment, soudainement, brusquement. 


    Voici ce que je ferais si j’étais à la place du chef de l’Etat : je montrerai précisément mon plein exercice de la fonction en procédant à un changement complet et immédiat de gouvernement. 





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