Je ne vois pas comment on peut enseigner l’ Economie (av. majuscule) de façon impartiale. Ou bien on va d’un côté ou bien on va de l’autre. Entre reculer et avancer, il n’ y a pas de synthèse.Ou bien, en l’occurence on comprendra et on enseignera l’Economie en tant que mécanisme de l’échange, ou bien comme celui de l’organisation préconçue et centralisée, donc de la production planifiée et redistribuée. Ce sont deux sciences différentes.
Ou alors, on enseignera séparément les deux écoles principales, selon les oeuvres de tous les auteurs célèbres, sans choisir, comme on enseigne la philosophie, ou la littérature, en passant simplement en revue les différentes doctrines et les différents auteurs, d’ un point de vue de pure érudition.
"Ah ! Mauvaise foi, quand tu nous tiens ! (Rappelez moi votre profession, déjà !)"
Dites d’abord la vôtre ! Quant à moi, je suis artisan.
La mauvaise ici est de déformer les propos des gens pour leur rétorquer. Je dis que la suite logique et quasi anecdotique, de s’être cru le droit, de la part du gosse, de refuser la demande du prof, puis de faire semblant de s’ étonner que celui-ci ait, lui, le droit de se mettre en colère, ce qui était une seconde insulte après le refus, c’ est, toujours de la part de l’ enfant, le droit ensuite à l’insulte carrément verbale,cette fois, envers le prof.
Tout ceci n’étant que le résultat de l’éducation reçue à la maison, donc avec une préméditation longuement ruminée chez l’enfant, à qui on a sans doute expliqué qu’il était un vaincu de l’existence avec le droit de rébellion et d’insolence tous azimuth . Triste éducation ! Pauvre mioche !
De toute façon, si la vie ne le redresse pas, et s’il n’est pas aussi débile que son père et que ceux qui ici croient devoir le défendre, il y a tout lieu de croire et d’espérer pour lui qu’il en tire la meilleure leçon qui serait d’aller à l’école pour apprendre et non pas pour se rebeller aussi grossièrement qu’inutilement ni y mettre le désordre.
"Une baffe est une baffe, quelque soit sa justification"
Et une insulte est une insulte quelque soit soit sa justification. La première insulte envers le prof étant le refus du gosse d’ obéir à la demande de ranger son pupitre. Ce n’ est que le commencement apparent, mais cela vient forcément de bien plus loin, c’est-à-dire de l’ éducation qu’il a reçu et des conseils qu’on lui a donné à la maison. Il est clair que, dès le premier instant du refus, et même avant, le gosse se savait soutenu.
Or, il était urgent de lui prouver qu’il avait tort. Et dans ces cas là, la seule efficacité d’ une punition ’qui fait partie d’un apprentissage), c’ est, c’est bien connu de tous les pédagogues, son immédiateté.
Ce n’est pas aimer l’enfance que de ne pas la redresser à temps. Sans l’intervention du gendarme de père, l’enfant l’aurait vite compris, Tandis que, désormais il se croira le droit d’insulter même les gendarmes et la prochaine ça lui coûtera beaucoup cher. Son père ne lui aura pas rendu service.
Une gifle n’est pas une violence aggravée, venant d’ une personne qui passe son temps au service des enfants ; et le procureur, avec le recteur, font preuve ici d’ une rhétorique outrée.Tout au plus est-elle un peu vexante, mais c’est justement ce qu’il fallait, avec l’immédiateté, justement.
Il serait désastreux, pour la société et pour l’enfant de lui laisser croire qu’il n’est qu’un souffre-douleur esclavagisé en permanence du seul fait d’ être obligé d’aller à l’école et d’obéir à des supérieurs, ce qui lui donnerait le droit à tous les refus et à toutes les insolences, ce qui risquerait de lui coûter très cher dans son existence.
Mais qu’ on nous dise : Où donc ce gosse a-t-il appris qu’il avait le droit de refuser de ranger son pupitre quand le prof lui demande ? Et où donc a-t-il appris qu’ il avait le droit de lui demander pourquoi celui-ci se mettait en colère ?
Après ça, mais cela devient une simple suite logique et anecdotique, où a-t-il appris qu’il avait le droit d’ insulter son prof, et où a-t-il appris le mot "connard" qu’ il aurait eu le droit de lui appliquer ?
Où ? Sinon à la maison ? Ce que son papa, en uniforme, est venu lui confirmer face à toute la société.
Pourtant, l’article 122-4 du Code pénal ne précise t-il pas que :"n’est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte prescrit ou autorisé par des dispositions législatives ou réglementaires" ?
Sur le fondement de cet article, il a été reconnu que :
- Tribunal de police de Bordeaux 18 mars 1981 : "Aux ordres de la loi, au sens de l’article 327 du Code pénal (nb : ancienne numérotation), il convient d’assimiler la permission de celle-ci et la permission de la coutume ; Si les châtiments corporels ou même le traditionnel droit de correction ne correspondent plus à l’état de nos moeurs, les parents et les enseignants possèdent toujours, dans un but éducatif, un pouvoir disciplinaire pouvant éventuellement s’exercer sur de jeunes enfants sous forme de gifles ou tapes inoffensives"
- Tribunal de police de Sarlat 11 septembre 1997 : "Lorsque, dans un établissement scolaire, un enseignant se rend coupable d’un geste de violence sur un élève perturbant le déroulement d’un cours, qu’il a déplacé de force au premier rang, il exerce un droit coutumier de correction manuelle des élèves par les maîtres, assimilé à celui reconnu aux pères et mères de l’enfant, qui constitue un fait justificatif d’usage, et doit conduire à sa relaxe des fins de poursuite pour violences volontaires sans incapacité de travail, dès lors qu’il ressort des circonstances que ce droit a été exercé de manière adaptée, mesurée et nécessaire à la bonne tenue des élèves et au maintien de l’ordre dans la classe".