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Robin Guilloux

Robin Guilloux

Je suis professeur de Lettres.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/10/2011
  • Modérateur depuis le 17/09/2012
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Derniers commentaires



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 17 novembre 2017 12:45

    Un Ricoeur, sinon rien !



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 17 novembre 2017 12:44

    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

    Ah ! je me disais aussi ! smiley 



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 17 novembre 2017 10:25

    @JL

     : 
    Dans son livre Spinoza et Leibniz, le bonheur par la raison, Luc Ferry explique que l’Ethique est une « théodicée », une prise en charge explicative et donc d’une certaine manière une justification du mal. J’ai cité Luc Ferry parce que Luc Ferry consacre un ouvrage entier à la pensée de Spinoza et le moins que l’on puisse dire est qu’il ne partage pas le point de vue de Robert Mistrahi (pas plus que celui de Louis Althusser et d’Etienne Balibar). sur Spinoza.

    C’est Simone Weil qui a le mieux vu ce problème dans l’Enracinement quand elle explique que la national-socialisme a été bien plus logique que les hommes politiques français de la Quatrième République, rationalistes et scientistes pour la plupart. On ne peut pas affirmer d’un côté que tout obéit à la nécessité, depuis le mouvement des planètes jusqu’au moindre mouvement du coeur humain et faire l’apologie des « droits de l’homme » (fondés sur quoi ?)

    Je ne sais pas si l’on peut dire que Spinoza justifie les bourreaux, mais on peut dire qu’il les acquitte (puisque le libre-arbitre n’existe pas et que tout est soumis à la nécessité). Ce qu’a vu Luc Ferry et Simone Weil (je parle de la philosophe), c’est qu’il y a une contradiction entre l’éthique et la politique de Spinoza d’une part et son ontologie d’autre part. 

    « Par métaphore » : c’est Robert Misrahi qui explique que l’on ne peut parler de « l’ivresse » de Spinoza pour Dieu que par métaphore. Autrement dit Spinoza n’est pas « ivre de Dieu » au sens, mettons de Thérèse d’Avila ou de Jean de La Croix. 

    Misrahi défend une conception strictement rationaliste de la pensée de Spinoza, y compris de la connaissance du troisième genre. Je pense que ça n’est pas le cas de Frédéric Lenoir qui a une vision mystique de Spinoza parce qu’il est lui-même un mystique et un croyant.



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 17 novembre 2017 09:49

    Paul Ricoeur a effectivement eu un moment de faiblesse lorsqu’il était prisonnier de guerre, à l’instar de la plupart de ses camarades et uniquement au début. Dans la déréliction ambiante, Pétain était considéré à tort comme un « sauveur ». François Dosse en parle d’ailleurs avec honnêteté dans sa biographie, mais on ne peut pas dire que Ricoeur ait été « pétainiste ». En échange, sa pensée politique relève du « christianisme social », alors que la pratique (je ne parle pas de sa pensée que j’ignore et je ne préjuge pas des surprises, bonnes ou mauvaises, que nous réserve l’avenir) d’Emmanuel Macron est en-deçà de celle des « utilitaristes » anglais (libéralisme non redistributeur). C’est sur les capacités du capitalisme dans sa phase actuelle à redistribuer, notamment en direction des classes moyennes et populaires que sera jugée l’action d’Emmanuel Macron. Mais je pense que les contraintes (dette, critères de convergence européens, austérité imposée par l’Allemagne, déficit public, pression du patronat...° sont tellement fortes qu’il sera bien obligé de renoncer d’éventuelles préoccupations éthiques (justice sociale). La philosophie n’a pas grand chose à voir avec tout ça, à part celle qui nous incite à « réduire nos besoins » smiley



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 17 novembre 2017 09:22

    Si je puis me permettre, Emmanuel Macron n’a jamais été l’assistant de Paul Ricoeur, pour la bonne et simple raison que le titre de « maître-assistant » n’existait plus quand Emmanuel Macron a accédé à l’âge adulte... Par ailleurs le statut de « maître-assistant » nécessitait de détenir l’agrégation, ce qui n’a jamais été le cas d’Emmanuel Macron. Il a été son assistant éditorial" à la fin de sa vie pour son livre intitulé La mémoire, l’Histoire, l’oubli paru aux éditions du Seuil en 2002, mais il n’a jamais enseigné. Les biographes entretiennent un flou artistique sur cette question, comme sur bien d’autres. Pour avoir connu Paul Ricoeur à Nanterre dans les années 80, j’ai du mal à saisir le lien intellectuel et éthique entre les deux hommes. 

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