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Robin Guilloux

Robin Guilloux

Je suis professeur de Lettres.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/10/2011
  • Modérateur depuis le 17/09/2012
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Derniers commentaires



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 2 janvier 2018 21:05

    ... Et par l’apologie permanente et la manipulation du désir dans la société moderne et son exploitation financière dans la phase libérale-libertaire pour parler comme Clouscard. Il n’y a plus tendanciellement ni esclaves ni maîtres, mais des cochons à l’engrais et fiers de l’être. On ne comprend même plus ce que Hegel voulait dire et contre quoi le texte met en garde. Entre Clouscard et Seguela, la partie est trop inégale. Le creux l’emporte contre le plein, les sophistes contre Socrate. Comme disent les élèves : « Ca nous prend la tête vot’truc ». Eh bien continuons comme retrouvons la conscience fantomatique d’avant la lutte pour la reconnaissance, l’informe, le sommeil, les gens qui décident pour nous, le temps de cerveau pour Coca-Cola. « Nous leur permettrons même de pécher, pourvu qu’ils nous mangent dans la main. » (Dostoïevski, La Légende du Grand Inquisiteur)



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 2 janvier 2018 20:31

    J’ai lu les commentaires. Effectivement Hegel admirait Napoléon ("J’ai vu passer sous mes fenêtres - à Iéna - l’âme du monde à cheval’) comme un instrument de la raison dans l’Histoire et les nazis se sont servis de son idée que le travail rend libre. Mais ils se sont aussi servis de Nietzsche.


     Alors à quoi ce texte ésotérique peut-il encore nous servir ? Aussi étrange que ça puisse paraître, j’ai trouvé des liens avec la critique du libéralisme-libertaire que fait Michel Clouscard (enfin pas si bizarre dans la mesure où Clouscard se réclame de Marx qui se réclame de Hegel). 

    Je ne veux pas idéaliser le passé, mais il me semble que l’éthique du travail, aujourd’hui complètement perdue, avait du bon (cf. à ce sujet la France contre les robots de Bernanos et l’Enracinement de Simone Weil). 

    Je pense que Hegel aurait été complètement effaré par le divorce dans la société contemporaine entre le Kapital et le travail. 


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 2 janvier 2018 15:25

    @Arnold


    Oui, c’est assez désespérant. Je ne me fais pas d’illusions non plus. Macron a été payé par l’oligarchie pour faire ce qu’il fait et maintenant, il s’en prend aux chômeurs.. les gens ne votent pas pour le meilleur, mais pour le « moins pire »... Au fond les esclaves essayent juste de survivre. Du reste Hegel ne se faisait pas d’illusions non plus (même sur l’Etat prussien) et il est mort du choléra... La mort remet tous les compteurs à zéro. Bonne année quand même ! 


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 2 janvier 2018 14:01

    @Arnold
     Oui, même si les deux figures du maître et de l’esclave sont différentes de ce qu’elles étaient dans l’antiquité gréco-romaine ou du temps du servage. On voit bien aujourd’hui, même si on manque un peu de recul que l’esclave n’est plus le prolétaire, mais celui qui vit des revenus de son travail et que la maître est celui qui vit du placement de son capital et que les revenus des uns et des autres n’a aucun rapport avec leur utilité sociale respective. Si Emmanuel Macron avait réellement suivi les cours de Paul Ricoeur au lieu de s’en servir comme « capital intellectuel », sans avoir réellement travaillé la question, il y regarderait à deux fois avant de pourchasser les chômeurs et revenir aux vieilles catégories moralisatrices de la bourgeoisie du XIXème siècle des bons et des mauvais ouvriers. Aucun de ceux qui nous gouvernent (Poutine, Macron, Trump) ne savent réellement ce que veut dire « travailler ». Hegel nous aide à comprendre pourquoi ce système ne peut plus durer.




  • Robin Guilloux Robin Guilloux 2 janvier 2018 13:42

    @JL


    Oui, c’est un besoin que nous partageons avec les animaux, mais dans la mesure où le besoin devient conscient, on peut parler de désir (j’ai besoin de manger, mais je ne mange pas n’importe quoi, sauf en cas d’extrême nécessité). Le désir, c’est le besoin « en ce qu’il se parle » (Roland Barthes)


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