@sweach A votre place, je n’aurais pas répondu à quelqu’un qui traite de trolls les gens qui ne sont pas d’accord avec lui. Vous l’avez pourtant fait, avec brio, et je vous félicite. En passant, les affabulations de cet auteur sur nos choix électoraux supposés montrent à quel point les écolos sont incapables de dialoguer sereinement (ce que nous avons fait jusque-là). Remettons-en donc une couche : si les dispositions sur les dépôts (effectivement inquiétantes, je n’ai pas besoin d’un lanceur d’alerte pour m’en apercevoir) devaient être mises en application, ce serait dans le cadre de la fin du monde occidental, ni plus ni moins. Je ne dis pas que ça n’arrivera pas (qui se prétend prophète, à part les écolos, justement ?), mais si ça arrive, les dépôts seront le cadet de nos soucis. Deux petits ajouts à votre argumentation :
Pour les banques, les possédants et les boursicoteurs (bientôt) le temps est à l’orage. Il y a des ajustements à faire, et ils sont en cours. Bien entendu, c’est dangereux, mais beaucoup moins que les conséquences d’un conflit entre les USA et l’Iran, par exemple.
Pour vouloir alerter les Gilets Jaunes sur les risques de taxation ou de confiscation des dépôts, il ne faut pas manquer d’air. Dans leur grande majorité, les Gilets Jaunes, en guise de dépôts, ont un découvert en fin de mois (voire plus tôt). C’est entre autre de ça qu’ils se plaignent. Faire semblant de l’ignorer (ou l’ignorer pour de bon) est insultant.
@Claude Gracée Le drame, c’est que ça continue. Secret de l’instruction, mon... Vous avez vu ? Deux nouveaux témoignages, sans plainte, censés incriminer Ramadan. « Il ne m’a pas violée, mais je n’ai pas aimé. » J’ai bien fait d’évoquer Bruel, non ? Pour ne pas risquer d’ennuis judiciaires — la saisine injustifiée, c’est un délit — on va opter pour des « signalements » où il sera possible de dire tout et n’importe quoi sans conséquences. Et bien entendu, la presse relaie. Après une instruction catastrophique, l’intérêt pour la justice est que le procès ait lieu le plus tard possible — voire jamais, si Ramadan avait le bon goût de succomber à la maladie. Attendons-nous à toutes sortes de diversions. Au bout du compte, on obtiendra l’équivalent de l’affaire de Tarnac, dénouée après dix ans et conclue, dans l’indifférence générale, par un acquittement des mis en cause. Attention, cependant. Tout ça, c’est une répétition générale, et quand la machine sera huilée, bien des innocents risquent de prendre cher.
La question n’est pas de savoir si Ramadan est un Frère Musulman, un hypocrite ou un supporter du PSG. Depuis le début de cette affaire, on radote sur tout ça et on oublie le fond du problème : peut-on aujourd’hui dénoncer n’importe qui avec des témoignages mal foutus et envoyer en prison des gens qui n’ont rien à y faire ? Tous ceux qui suivent ce cas d’école depuis les origines savent que l’instruction a été menée en dépit du bon sens. Enfin, les fameuses « conclusions de la brigade criminelle », tous les citoyens attentifs les connaissaient dès fin 2017. La justice l’a d’ailleurs reconnu en renvoyant « Christelle » à ses chères études et en autorisant la sortie du bouquin. De l’autre côté de l’échiquier politique, regardons ce qui arrive à Patrick Bruel. Il drague des masseuses, il prend un râteau (ce qui ne doit pas lui arriver souvent) et il se retrouve sous de très mauvais projecteurs alors qu’il n’y a même pas de plainte contre lui — et pour cause, puisque ses « victimes », jusque-là, ne lui reprochent aucun geste déplacé ni propos insultant ou obscène. Voulons-nous vraiment vivre dans le monde que prépare le féminisme 2.0 ?
Autour de l’affaire Ramadan, cette question me semble bien plus pertinente que les éternelles tirades contre la Charia et tout le toutim.
@JPCiron Vous trouvez normal que les épargnants, petits ou gros, ce n’est pas la question, aient pendant des décennies pu doubler leur mise en dix ou quinze ans ? Aussi surprenant que ce soit, il semble bien que la fête soit terminée pour les banques et les possédants. Comme toujours, tout le monde s’en remettra et on repartira sur de nouvelles bases. Personnellement, je ne m’indigne pas qu’on ne puisse plus s’enrichir simplement parce qu’on avait déjà de l’argent, ou parce qu’on prenait au passage des commissions sur les gains des possédants. Cette nouvelle orientation assez stupéfiante, il faut l’accepter, en mesurer les conséquences, et voir ce qu’on peut en tirer de bien. Tout le monde crie au loup au sujet du Japon, mais que sait-on exactement sur la situation réelle d’un pays qui pratique les taux bas depuis longtemps ? A première vue, on y fait supporter le poids de ce changement aux plus faibles, mais ce n’est pas une fatalité, juste un choix politique. Tout ça est à suivre, sans doute, mais en gardant son sang-froid.
@sweach Enfin quelqu’un de raisonnable. Si on en arrivait un jour à la situation décrite par les catastrophistes, à savoir la confiscation générale des dépôts, ce n’est pas pour nos économies (quand on en a) qu’il faudrait avoir peur. Comment les entreprises continueraient-elles à verser les salaires ? Qui achèterait encore quoi que ce soit ? Où finiraient les émeutes inévitables, si radicaux que se montrent la police et la justice ? Après quelques semaines, les gens ne pleureraient plus sur leur argent, ils se demanderaient où trouver de quoi manger. Pour tenter de contrôler tout ça, il faudrait un régime autoritaire, mais avec quoi entretiendrait-il ses juges et ses flics ? Je ne dis pas que c’est impossible, mais on en est très loin. En cas d’une seule banque touchée, il suffirait qu’elle ne soit pas trop grosse pour qu’on s’en remette. Les nouvelles conditions des banques servent surtout à rendre possible des ponctions en cas d’urgence. Là aussi, c’est du délire. Sauf à bloquer les comptes indéfiniment (mais on en revient à l’hypothèse ci-dessus) ce serait un suicide commercial pour les banques qui s’y risqueraient. Bref, on inquiète les clients pour rien, on aggrave la spirale déflationniste et on permet à un régiment de pessimistes d’écrire des articles apocalyptiques. Petite précision : non, je ne pense pas que tout va bien, ni en France ni en Europe. Mais il est inutile d’en rajouter.