La première preuve d’imperméabilité au racisme, c’est de se contrefoutre royalement des origines ethniques de ses concitoyens - et du monde entier en général. Mélanchon n’ayant eu aucune intention antisémite (en passant, la langue de la finance internationale, c’est l’anglais, pas l’hébreu) pourquoi devrait-il se justifier ? Et il se peut parfaitement que l’arbre généalogique de M. Moscovici ne l’ait jamais intéressé. En revanche, le PS ne recule vraiment plus devant rien. Et ça m’amène à une simple réflexion : la guerre est déclarée. Aux présidentielles, un certain nombre de couillons (dont je fais partie) ont voté Hollande au premier tour (plutôt que Mélanchon) pour éviter que Sarkozy soit en tête. Le calcul n’était pas idiot en soi, mais Hollande et sa clique, c’est encore pire que Sarko et la sienne. (Navré, mais je préfère être frappé par un ennemi que trahi par un ami.) A partir de maintenant, plus une voix véritablement de gauche pour ces gens-là. Ni au premier ni au second tour, quelle que soit l’élection. Après tout, c’est un juste retour des choses, puisque la grande oeuvre de Mitterand (la seule, en réalité) fut de détruire le PC de l’époque. (Juste comme ça, je m’en suis très bien remis...) Eh bien, détruisons le PS et refondons la Gauche - ou attendons tranquillement la mort en pleurnichant sur l’« incompréhensible » montée du FN.
D’accord à mille pour cent avec Crab. Rien à ajouter.
Ah, si, quand même... Il y a assez longtemps que les flics, sous des gouvenements de droite, tapent sur la gueule des manifestants de gauche pour que Wauquiez et Cie s’écrasent un peu. Franchement, les entendre s’indigner contre l’Etat policier, ça vaudrait son pesant de cacahuètes, si les temp étaient un peu moins sinistres. Cela dit, Valls et les socialos, Hollande en tête, n’en sont pas moins une bande d’enflures.
Les gens qui ont deux sous de jugeotte sont terrorisés par la dérive autocratique de l’Europe. On remplace des chefs d’Etats, on signe des traités qui bradent la souveraineté nationale, et pour finir, on se sert directement dans le portefeuille des uns et des autres. Attendez de voir le bank run à venir, et vous comprendrez peut-être. Qui ira demain investir en Grèce, au Portugal, en Espagne et en Italie ?
Autre chose : le principe fondamental du capitalisme, ce n’est pas l’épargne, mais la propriété privée des moyens de production. Bref, vous êtes totalement à côté de la plaque, comme les petits malins de BFM, par exemple.
Les euro-crétins ont eu l’idée du siècle et peut-être même du millénaire : provoquer la plus fabuleuse fuite de capitaux jamais vue dans l’histoire, et ce dans vingt-sept pays, tant qu’à faire. Ce que les hébétés - ou les taupes de Bruxelles - comme le signataire de cette daube ne comprennent pas, c’est qu’il y a un monde entre voter un impôt ou une taxe, par exemple, et se servir directement dans le portefeuille des gens, sur leur compte bancaire. Dans le monde capitaliste, la propriété privée est un dogme fondateur - le leur, justement, aux européistes libéraux néo-conservateurs, comme ce comique troupier nommé Hollande - et il faudra, la prochaine fois qu’ils refuseront une nationalisation salutaire au nom de cette loi sacrée, leur rappeler le précédent de Chypre.