Lisez donc Le crime occidental, de Vivianne Forrester (qu’on ne peut pas suspecter d’antisémitisme) et vous verrez ce qu’il en est du mythe des braves survivants de la Shoa partis retrouver la terre promise. Ces malheureux ont servi de justification à un mouvement sioniste qui n’a pas souffert de la persécution parce que ses membres ne vivaient pas en Europe. Renseignez-vous aussi sur ce que Ben Gourion pensait du sort des juifs d’Europe. Enfin, interrogez-vous sur le sort d’un peuple enfermé par des fous dans un Ghetto (Israël) cerné d’ennemis potentiels. Lorsque l’Amérique aura définitivement perdu sa première place dans le monde au profit de la Chine, que risque-t-il de se passer, selon vous ?
Ce que vous racontez sur les membres du Hamas, on le disait déjà au sujet des Prussiens après 1870. Attention, je ne dis pas que tous ces gens sont des saints. Mais en voyez-vous beaucoup dans le camp d’en face ?
Il paraît que l’ancien président de la République, François Hollande - récemment remplacé par Mme Merkel - est en train d’adresser ses voeux au pays. On dit que son ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault - c’est maintenant Mme Parisot qui occupe le poste - se prépare à son avenir de SDF en participant à un réveillon de solidarité. Quelqu’un sait ce que font les ministres - mis au rebut et remplacés par l’équipe dirigeante de Goldman Sachs - de cet éphémère gouvernement ?
Merci de vos explications. Transmettez quand même cette objection à votre ami : on ne paye pas une charge de la dette de 240 milliards par an. (Heureusement, sur un budget de l’Etat de 366 milliards.) Passer de 50 milliards à 170 serait impossible. Le problème, aujourd’hui (et depuis toujours) c’est qu’on ne rembourse pas un centime de principal. Cela dit, bien sûr que cet argent, pour l’essentiel, n’existe pas. Sinon, pourquoi y aurait-il 8,5 fois plus de monnaie que de biens en circulation sur cette planète ? En fait, la dette serait beaucoup plus facile à rembourser qu’on pourrait le croire. A condition de convenir d’un moratoire sur le gel des intérêts, il « suffirait » de quarante ans, en s’acquittant du service de la dette actuel, pour en avoir terminé. Une solution plus élégante que le défaut et qui pourrait d’ailleurs être modulée selon les prêteurs (des intérêts raisonnables pour les plus modestes.) On peut aussi mobiliser l’épargne des Français, en leur expliquant que cet effort-là leur permettrait de payer moins d’IR (IR=Service de la dette) ou de voir cet IR utilisé pour le bien commun. Bref, il existe des solutions (celles-là et d’autres), mais aucune qui puisse intéresser les dirigeants actuels de l’Europe, semble-t-il. En attendant, leur politique délirante qui conjugue rigueur budgétaire et récession (en priant pour le retour d’une croissance introuvable dans ces conditions) commence à détériorer sérieusement l’économie réelle...
Sans vouloir jouer les profs d’économie, l’Etat, heureusement, ne rembourse pas 240 milliards par an de dette. En réalité, nous empruntons 240 milliards pour rembourser la partie du stock de dette arrivée à maturité. (240 empruntés pour 240 remboursés = zéro, vous en conviendrez.) La charge de la dette, c’est 48 milliards environ, et elle ne bouge presque pas depuis les emprunts massifs contractés par le gouvernement Sarkozy suite à la crise de 2007-2008. Tout l’enjeu des taux d’intérêt (et par exemple du chantage exercé en permanence par les agences de notation) c’est qu’un même stock de dette peut générer une charge infiniment variable. Actuellement, l’Allemagne conduit le reste de l’Europe dans le mur en imposant une politique qui lui vaut de payer des intérêts très bas sur son propre stock de dette (largement aussi colossal que le nôtre). Pour le moment, la France bénéficie du même phénomène, et Hollande et Ayrault, en bon hébétés européistes, croient que ça va durer toujours. Mais c’est un jeu où il ne peut y avoir qu’un seul gagnant. Et encore...