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Une fois de plus : dites moi à quel moment suis je aveugle ? Je crois bien au contraire que je suis ici le seul à ne pas boire votre parole ou au contraire, à la critiquer sans avoir une base solide pour le faire. Peut être que vous n’y êtes pas habitué puisque le lectorat de ce site tombe rapidement dans le verbiage idéologique, mais c’est ainsi que devrait se construire un débat !
le nucléaire, mort et enterré ?! On n’a jamais construit autant de réacteurs depuis 25 ans (72 actuellement). lien lien lien
Vous reprenez l’argument de Stéphane Lhomme sur la proportion de l’atome dans la production mondiale. Mais ce n’est pas parce que le nucléaire décroît relativement à la consommation électrique, qu’il n’a pas un avenir industriel !
Ne vous en déplaise, tous les scenarii sérieux tablent sur une croissance du parc nucléaire mondial dans les 30 prochaines années. (lien lien)
Les chiffres actuels sont donc « en trompe l’œil », d’autant qu’ils incluent l’arrêt des 50 réacteurs japonais, qui devraient bientôt redémarrer lien lien lien
C’est typiquement le genre de formule qui ne trouve écho que parmi une population déjà acquise et qui ne s’interroge pas !
Puis si je suis votre logique : vue que la croissance de l’éolien et du PV a fortement ralenti (ce que vous soulignez dans votre billet), alors ils n’ont plus d’avenir et devrait être abandonnés ?! Je précise que ce n’est pas mon opinion mais que je fais juste ce parallèle pour vous montrer l’absurdité de votre raisonnement qui vous mène à penser que l’industrie nucléaire est sur le déclin.
Je n’ai pas remis en cause votre source pour les 300Mds (je remettais en question l’utilisation de source « sortir du nucléaire » pour le planning finlandais), je souligne le fait que vous en avez fait une retranscription partielle et partiale, en occultant deux points majeurs.
C’est certain que beaucoup de progrès peuvent être faits dans les économies d’énergie, je suis parfaitement d’accord avec vous sur ce point et aussi sur le fait cela pourrait faire gagner du pouvoir d’achat. Il n’empêche que ce n’est là qu’une partie de la solution et qu’il faudra malgré tout subvenir aux besoins d’une population croissante et aux usages de l’électricité qui se multiplient (comme la voiture électrique). Les problématiques électriques et énergétiques sont infiniment complexes et ne peuvent se résoudre à coup de vœux idéologiques.
Monsieur Cabanel,
J’ai toujours considéré les anti-nucléaires comme extrêmement bénéfique pour cette industrie en ce que les critiques incitent à plus de vigilance. En tout cas, ce bénéfice existe lorsque la critique est pertinente mais tous vos billets, sans exception, contiennent systématiquement des énormités qui les privent d’intérêt (à moins que votre objectif ne soit juste de contenté le public déjà acquis d’agoravox). Pour commencer :
A propos des évènements à Civaux : non le réacteur a toujours été refroidi ! Un train RRA a été HS mais les redondances ont joué leur rôle et assuré la continuité du refroidissement (le réacteur était à l’arrêt soit dit en passant). Il s’agissait d’un « incident » de niveau 2 (lien) . Quant à Golfech en 2003, pouvez-vous m’expliquer de quel évènement vous parlez parce que le seul « évènement » que je trouve c’est un dépassement de la température de rejet. L’ASN en a conclu : « Ce type d’incident, qui ne concerne pas la sûreté nucléaire, n’est pas classable sur l’échelle INES. » (lien) ! La canicule a effectivement entrainait un certain nombre de problèmes (à Fessenheim aussi), mais rien qui ne remette en cause la sûreté puisqu’il suffit de l’arrêter et d’attendre.
Avoir pour source Greenpeace n’inspire
déjà pas confiance mais en plus si vous insérez des erreurs dans un simple
copier-coller d’information, c’est tout le texte qu’on remet en question. La source est
claire (et correcte sur ce point) : il n’y a eu en France que deux
évènements de niveau 4 (les puristes diront un seul parce qu’en 69 l’échelle n’existait
pas), sur l’ancien UNGG à l’arrêt de St Laurent. Inutile de chercher à gonfler la liste.
Ensuite, vous dites :
Certaines recommandations pourraient faire sourire, telles celles du site « doctissimo » qui conseille, en cas d’accident nucléaire, « de s’abriter dans un local clos, de ne pas rester dans son véhicule, de se confiner en fermant portes et fenêtres, de boucher toute ouverture d’aération, et de ne pas téléphoner ». lien
On peut légitimement s’interroger sur cette dernière recommandation… »
Ces recommandations sont tout à
fait légitimes : les objectifs sont de protéger les populations contre les
contaminations aériennes (rien de pire que d’inhaler des poussières
radioactives) et de ne pas saturer les lignes téléphoniques, toujours utiles
pour l’organisation des secours. Une autre recommandation adressée aux parents
(quasiment jamais respectée mais très utile) : ne pas chercher ses enfants
à l’école. Je peux comprendre l’inquiétude des parents mais la saturation des voies d’accès pourraient avoir de fâcheuses conséquences.
A propos de ce passage : « Quant à la « rénovation » des vieux réacteurs nucléaires français, on est passé des 55 milliards envisagés à 300 milliards, d’après un document interne d’EDF. lien », vous oubliez volontairement deux « détails » (pourtant explicitement mentionnés dans votre source) : le premier c’est que les 300 mds ce n’est pas pour de la rénovation mais rénovation ET construction ! Et ces 300 mds sont étalées sur 50 ans (d’ici à 2067 !!!), soit 6 « petits » milliards / ans pour produire 75% de notre électricité. Soit quasiment l’ordre de grandeur de la CSPE (qui finance moins de 5%).
Par ailleurs, pouvez-vous m’expliquer
le lien entre les coûts futurs du nucléaire et le contribuable ? Car EDF
est une société publique de droit privé et cela à son importance car l’Etat
ne peut injecter de l’argent dans l’entreprise que par le biais d’une recapitalisation et non directement comme il pouvait le faire lorsque EDF était une EPIC. Ces investissements
seront donc financés par EDF grâce aux factures d’électricité (qui reste encore
parmi les plus faibles d’Europe lien)
payées par les consommateurs (et non le contribuable, c’est une sacrée
différence). Le mythe du coût caché payé par le contribuable n’est plus une réalité depuis longtemps.
D’autant que depuis 2005 (année de privatisation d’EDF), le contribuable est plutôt gagnant puisqu’EDF verse chaque année entre 3 et 4 Mds d’€ de dividende à l’Etat (lien) !
Concernant les emplois, 300Mds injectés dans le nucléaire ou 300Mds injectés dans les ENR ou l’isolation, l’impact est quasiment le même ! Vous ne créerez pas plus d’emplois directs !
Bref, votre argument est un beau mélange d’approximations et de contre vérités !
Autre « énormité » : le planning pour l’EPR finlandais. Vous auriez une autre source, un peu plus objective que l’observatoire du nucléaire (dont l’éminent et gesticulant représentant, S. Lhomme a déjà été condamné pour diffamation à l’encontre d’AREVA ) ? Parce que sinon, je peux aussi citer le père noël qui m’a dit qu’AREVA allait construire 200 EPR d’ici 5 ans. Si si je vous assure ! Il me l’a dit ! Bref, il existe suffisamment d’éléments qui permettent d’affirmer que le chantier n’est pas franchement une réussite en terme de budget et de planning sans aller jusqu’à sortir de telles absurdités qui vous font perdre en crédibilité.
J’en profite pour rebondir sur votre jugement positif du bilan allemand dans votre dernier billet puisque pas plus tard que cette semaine, le ministère de l’écologie allemand à publier le bilan d’émission de CO2 allemand et ce n’est pas brillant brillant puisqu’ils sont sur la deuxième année consécutive de hausse (lien) et produisent toujours 15% de leur électricité à base de nucléaire (lien). Bilan indiscutable disiez vous ? Permettez-moi d’en douter …
j’ai bien dit qu’il y avait un potentiel assez important sur les économies d’énergie. Je souligne juste les aberrations de vos chiffres !
Je vais commencer par corriger quelques
contresens fâcheux :
=> le nucléaire est une énergie fissile, non
fossile (lien)
=> Une centrale n’est pas un réacteur. Une centrale
nucléaire peut accueillir plusieurs réacteurs. Il y a 19 centrales en France pour
58 réacteurs. Vous qui êtes chansonnier, vous devriez être attaché à la sémantique ...
=> Vous vous entêtez à afficher le chiffre de 5800 Mds d’€ sans aucun esprit critique ! Cela représente quasiment 3 années complètes de PIB, c’est comme si, pendant 3 ans, la France s’arrêtait ! Pourquoi ne pas mettre le lien vers la communication de l’IRSN : « Les travaux récents de l’IRSN ne confirment pas cette estimation extrême. » (lien) en lieu et place d’un pamphlet sans intérêt de sortir du nucléaire ?!
=> « Il y a 9 millions de points lumineux dans notre pays (lien) ce qui correspond à 47% de la consommation d’électricité, soit 10 réacteurs nucléaires » ?! rien ne vous choque ?! Vous avez oublié d’aller au bout de la lecture de votre source (qui parle de 47% la consommation électrique globale... d’une commune !!!). Si vous parlez de 9 millions de points lumineux, il s’agit bien de l’éclairage extérieur, mais qui représente moins de 2% de la conso. totale (sacrée économie !). Si vous parlez de l’éclairage totale (intérieur + ext), alors il y a 43 millions de points qui représentent environ 10% de la consommation électrique. (lien)
=> La production allemande d’électricité renouvelable équivaut à 26 centrales ?! En 2013, l’Allemagne à produit 140TWh de renouvelable (lien, dont 40TWh de biomasse, dont l’appellation « bio » est discutable, mais soit). En France, nos 58 réacteurs (et non centrales !) ont produit 403TWh soit environ 7TWh par réacteur. 140/7 = 20. Une erreur de plus de 25% ça fait tâche 
Toutes ces erreurs témoignent d’un
gros manque de rigueur (et d’honnêteté). Et je n’ai vérifié que les données qui me semblaient grossièrement fausses ! Bref, maintenant je voudrais discuter du fond :
Je suis 100% d’accord sur l’utilité de la cogénération (terme consacré) pour les centrales nucléaires. Cette chaleur est déjà utilisée à proximité de certaines centrales françaises mais en proportion si faible qu’elle peut être négligée. La question a été récemment (re)mise sur la table et il se pourrait que certains projets voient le jour (lien).
Je suis également d’accord que les pertes sur le réseau pourraient être
réduites en consommant « local » en revanche, vos solutions n’en sont
pas (et ne pensez vous pas que personne, surtout pas EDF, ne se réjouit de ces pertes ?!) :
=> les 2/3 (voire davantage) de la France ont soit trop peu de vent (lien),
soit trop peu de soleil (lien),
soit les deux (puis la nuit, c’est même 100% de la France qui n’a pas de soleil
),
=> l’hydraulique ne couvre « que » 10% (environ) de la production totale
et le potentiel est concentré dans les régions montagneuses,
=> le géothermique semble intéressante mais le potentiel est également limité (lien) et sa faisabilité à grande échelle n’est pas totalement assurée (je pense au cas de Soultz sous forêt en Alsace).
Vouloir produire de l’électricité renouvelable localement (éolienne + PV en tête) est un non sens. En effet, ces énergies (Éolien et PV en tête) ne sont intéressantes que si elles se trouvent dans les régions les plus favorables ! Par conséquent, il est nécessaire de les concentrer où se situe le « potentiel » (ex : Bretagne pour l’éolien, PACA pour le PV, Alpes pour l’hydraulique, Ile de France pour le géothermique). Mais cela implique de transporter l’énergie et donc de consolider le réseau et d’augmenter les pertes (d’où le paradoxe de vos « solutions »). Et c’est bien l’un des problèmes majeurs auxquels est confrontée l’Allemagne actuellement !
Également d’accord sur le potentiel énorme que représente les gains en
« efficacité », cependant vos conclusions d’économie potentielle exprimée
en « réacteurs nucléaires » (euh ???) sont volontairement exagérées puisque on ne
pourra pas supprimer 100% des pertes sur le réseau (à moins de brancher directement
votre radiateur à une éolienne
), ni les 100% de l’éclairage extérieur et.ou intérieur (une
majorité est malgré tout utile !), et même si vous améliorer l’isolation
thermique, il y aura toujours des pertes. Enfin vous oubliez un facteur
important : l’évolution démographique ! La population française
continue de croître doucement mais sûrement (lien).
Puis quitte à supprimer des moyens de production, pourquoi ne pas se focaliser sur les centrales fossiles (charbon, gaz, fioul), qui représentent toujours 8% de l’électricité française (lien) ? On pourrait également supprimer le chauffage au fioul (qui chauffe encore 24% des foyers lien).
Imaginons que nous parvenons à inverser la courbe de consommation électrique par habitant (+1.7%/an depuis 1980 lien, rythme qui diminue ces dernières années) et qu’on se fixe les objectifs suivants :
-
baisse de -1% de la consommation
électrique par an d’ici 2050 ce équivaut à une baisse globale de 30% (ce qui est déjà volontariste quand on considère les tendances passées et l’introduction de nouvelles sources de consommation, comme la voiture électrique),
- Remplacement de 100% du chauffage au fioul,
- Remplacement de 100% de l’électricité fossile (impossible en pratique mais partons de cette hypothèse pénalisante).
En 2012, chaque français a consommé 7.2MWh d’électricité (470TWh/65M). Auxquels il faut ajouter l’équivalent du fioul consommé, soit 2.4MWh/hab en moyenne (15.05E9 litres de fioul * 10.4 KWh / 65M) si je veux respecter mon 2e objectif (je pénalise volontairement ma démonstration en négligeant les pertes de réseau). Soit 9.6MWh/hab en 2012 qui deviennent 6.6 MWh/hab en 2050 si la consommation baisse de 1% par an. J’ai donc respecté mes 2 premiers objectifs ! ( :-)))
D’ici 2050, nous devrions être 72M (lien), la consommation serait alors de … (suspens) 473 TWh. Soit à peine 3 petits TWh de moins qu’en 2012. Et là je ne respecte que mes deux premières hypothèses et pas la troisième puisque je n’ai pas supprimé les 47TWh de fossile produits en 2012 (lien).
Si je veux les supprimer, il
faudrait construire environ 4 nouveaux réacteurs (et pas centrales
) de type EPR.
Bref, les économies de « centrales » ne sont pas aussi triviales que vous vous voulez le laisser penser.
En revanche, là où je suis 100% en désaccord avec vous, c’est de suivre l’exemple de la politique allemande dont vous oubliez (volontairement ?!) l’incohérence et tous les aspects néfastes :
- les émissions de CO2 n’ont pas bougé d’un
iota et ont même augmenté en 2012 (lien)
! L’Allemagne utilise plus de lignite qu’en … 1990 (lien).
Sacré bon en avant ! 
Le renouvelable n’a jusqu’à présent servit qu’à remplacer une partie du nucléaire (électricité décarbonnée !). Considérant que la seconde moitié (11 réacteurs) doit encore être remplacée d’ici à 2022, on peut aisément prédire que les émissions ne baisseront pas d’ici là.
- les énormes problèmes de transport d’énergie qui menacent leur réseau ainsi certains réseaux étrangers comme celui de la Rep. Tchèque (lien),
- des créations d’emplois ?! oui, des emplois subventionnés et au prix de suppression d’un autre côté ainsi qu’à des faillites qui se multiplient (lien). Les estimations de création d’emploi, c’est de l’enfumage et ne devraient pas être « balancées » aussi facilement, sans justification ni discussion,
- Quant à la balance commerciale, l’éolien et le PV deviennent avec le temps des secteurs à faible valeur ajoutée. Les chinois feront toujours mieux que nous (comprendre moins cher). En 2011, l’Europe a importé pour 22 Mds d’€ de panneaux chinois (lien). Il y a peut être du potentiel sur l’éolien offshore qui nécessite de gros investissements et une importante organisation industrielle. Mais je ne vois pas comment on pourrait faire mieux que le nucléaire qui représente déjà une importante balance commerciale : AREVA réalise près de 65% de son CA à l’étranger et des contrats comme en GB se chiffrent en dizaines de milliards d’euros, sans compter les 70TWh d’électricité vendues chaque année à l’export.
- et pour finir sur l’aspect financier, je crois bien que les foyers allemands ne voient pas grand bénéfice de tous ces efforts (lien). Mais dans leur »malheur", ils peuvent se réjouir que leur lobby industriel (soutenu par le ministère de l’économie) pèse suffisamment en Europe pour éviter une baisse des quota et donc une hausse du prix du CO2 (lien) et faire tourner leurs centrales fossiles à plein régime. Aujourd’hui à moins de 5€/tonne, si elle était à son juste niveau (15 à 30€ selon les estimations), la facture serait encore plus salée !
Bref, entre les erreurs grossières, les arguments sortis du chapeaux et les sources douteuses, on ne tire pas grand chose de ce texte, à par la conviction que la vôtre est viscéralement contre le nucléaire.
Je ne dis pas que ce que vous dites est faux ! (en dehors des limites pour les zones sur lesquelles j’ai un doute, mais cela relève vraiment du détail).
Je dis juste qu’il aurait été, selon moi, plus pertinent de se contenter de traiter uniquement le sujet de la communication des autorités nippones et de TEPCO (surtout qu’il y a matière) plutôt que de lister tout un tas de petits sujets, qui n’ont pas forcément de lien, sans les approfondir.
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