@Jean J. MOUROT Pour le moins ! Mais dans un monde soumis à la férule des banquiers, la seule vertu encore valorisée semble bien celle d’une rentabilité immédiate ou à très court terme. Et quand un ministre $ociali$te de l’économie n’a pour seule perspective à offrir à la jeunesse que l’ambition de devenir milliardaire, tout semble dit !
Dans la volonté de pérennité de l’action sociale et d’indépendance des associations, j’imagine que le recours à des bénévoles ne constitue qu’un pis-aller, tandis même que les compétences et leurs détenteurs sont scandaleusement assignés à l’humiliation des contrôles de l’ANPE. J’en conviens, c’est désolant !
J’ai par le passé été notamment actif dans deux ASBL :
histoire de ne pas être taxée de partialité dans son action, la première se refusait pour préserver son indépendance à toute compromission avec le politique,
le CA de la deuxième rassemblait par contre, outre les représentants de son personnel, un panel équitable de toutes les tendances politiques et philosophiques qui « comptent ».
Si les deux associations participaient chacune en toute neutralité d’une incontestable utilité sociale, je vous laisse deviner laquelle n’a jamais connu le moindre gros souci de gestion ou d’agrément.
Encore faut-il bien évidemment qu’outre son utilité, la mission sociale dévolue à l’association représente une plus-value électorale ou de notoriété pour les élus qui s’y investissent. Je ne prétend donc pas que le « truc » soit toujours praticable, il vaut ce qu’il vaut, mais cela m’a au moins laissé à penser !
Alors que la mémoire encore récente des autodafés, des fours et de l’incendie des ghettos nous hante durablement, certains s’empressent déjà de les réduire à des « détails de l’histoire » pour mieux - sous d’aussi fumeux prétextes qu’un prétendu « choc des civilisations » - attiser la haine et nous désigner déjà les prochaines victimes à sacrifier sur ses autels.
Quand l’homme apprendra-t-il ? Et à quelles sources vives purifierons-nous enfin nos esprits de cette horreur, de génération en génération si impatiemment renouvelée sur la cendre à peine refroidie ?
Merci pour ce très beau billet qui plutôt qu’en appeler encore à la raison préfère s’adresser à notre imaginaire élémentaire ! Si la rhétorique nous apprends l’art d’argumenter et à, parmi les raisons, toujours choisir celles qui - fussent-elles les plus sombres - ne servent qu’à justifier nos fins, les langages de l’art et de la poésie seuls s’’adressent à nos âmes et nous renvoient tant à l’universalité de notre condition humaine qu’à la fragile beauté qui - pourvu qu’on lui permette - peut en éclore.
@Spartacus « Tous les pays ouverts sont riches, tous les pays fermés sont pauvres. » Les pays, possible, mais quid de leurs habitants ?
« L’économie s’apparente à un volcan pas a un gâteau. » Belle analogie ! De fait, à Pompéi aussi, les habitants étaient contents avant la phase « active » !