Comme vous le relevez bien, le scepticisme est à la base de la méthodologie cartésienne et comme tel du rationalisme. A noter que l’expression même « théorie du complot » relève elle du slogan, inventé à l’usage principal de disqualifier hors tout examen des faits toute autre « vérité » que l’officielle. Histoire de ne pas mourir (totalement) idiot, il importe donc avant de parler de « théorie du complot » de passer au crible de la rationalité les événements ou éléments constitutifs de cette « vérité officielle ». Et lorsqu’ils ne tiennent pas l’examen (çà arrive !), plus qu’une « théorie » disqualifiante, le complot peut s’avérer une hypothèse valable et - n’en déplaise aux censeurs - digne d’investigation.
"Grâce à Bruxelles et à son alignement sur la politique imposée par
Washington, il est facile de prévoir, comme trop souvent, les faits et
gestes de nos élites masochistes.« »Cela confirme dans le chef de l’Europe et son Union à 28 souffrent d’un
déficit démocratique flagrant et continu dans cette (dés)Union
Européenne.«
Le »déficit démocratique« est largement compensé par les diktats - relayés par Washington - de la financratie. Nos »élites" €uropéennes sont vendues et les masochistes, c’est nous !
« C’est bien le principe d’une campagne politique : programme contre programme, vision contre vision, pédigrée contre pédigrée ; mais surtout, personnalité contre personnalité. ... »
Tant en novlangue les politiques du « P$ » et celles des « Républicains » relèvent du même agenda et s’avèrent absolument indiscernables sur le fond, il devient sous le régime de la Pensée Unique qui nous est imposé plus que jamais flagrant que - les « programmes » ou « visions » n’alimentent qu’une pâle mascarade démocratique qui se résume en définitive au spectacle de la lutte d’ego.
" ... faire comprendre au peuple que les mesures prises pendant ces années au pouvoir étaient les plus
judicieuses pour le pays, « »..., même si elles ne respectaient pas tous les
principes idéologiques de son mouvement politique originel. ..."
Hi, hi ! Convenons que si Flamby a été élu, c’est moins par adhésion à un
programme que par un rejet massif de la très « clivante » personnalité de
son détestable prédécesseur dans la fonction. Hors « Moi Président », que reste-t-il sinon à mi-mandat des promesses sur lesquelles Flamby a été élu ? Nada, du vent !
« Le plus gros travail de l’équipe de François Hollande doit être, dès maintenant, de rehausser le niveau des discussions pour placer les électeurs devant un affrontement de fond, avec lucidité et pédagogie. »
Encore faudrait-t-il démontrer qu’il existe un affrontement de fond ! Je doute fort que - même façon « Manu le Fourbe » ou Olivier Macron -, la « pédagogie » y suffise, même si j’imagine que l’omission dans votre pensum de toute référence aux termes « socialiste » ou socialisme« relève déjà de l’élémentaire »lucidité« !
Toute la question est de savoir qui - des prêteurs ou du
joueur - a le plus à perdre ! Au delà du catéchisme néo-libéral et des
séquences de musculation €uropéens à l’attention de l’opinion publique,
l’exposition des seules France et Allemagne a la dette grecque s’élève à
160 milliards d’€uro : faut-il les passer au rang des pertes sèches, ou
tenter d’en récupérer ce qui est possible ? A force d’avoir joué la
montre, la Troïka s’en mord maintenant les doigts et se retrouve acculée
à s’accommoder des exigences de Syriza.
Et tant un Grexit qu’un
assouplissement de la dette grecque inspireront immanquablement d’autres
partenaires €uropéens à l’insoumission et à la renégociation des
règles.