On ne doit pas avoir la même notion de ce qu’implique la laïcité de l’état. Et je n’ai jamais aimé le délit de blasphème, même à l’encontre de la sainte laïcité. Mais je m’en fous ! J’’aimais encore moins « saint » Jean-Polsky et j’imagine le désarroi des malheureux condamnés à sinon ouvrir chaque matin leurs rideaux sur sa gueule au carré. Heureusement donc qu’il existe des comités d’action laïque suffisamment peu sensible au ridicule pour mettre terme à cette horreur !
@Aldous « C’est une authentique fasciste. » J’imagine pourtant qu’elle explique bien dans son livre que les fascistes sont précisément tous ceux et celles qui n’ont pas la même opinion qu’elle. Si même cela ne constitue pas - encore - un délit caractérisé, je vous soupçonne néanmoins très fort de ne pas l’avoir lu. « Caroline Fourest présenta les évènements à sa sauce, ... » Elle présente toujours les événements à sa sauce : en ces temps de triomphe de la Pensée Unique, pourvu qu’elle y reste conforme, c’est la seule déontologie journalistique encore tolérable et tolérée.
« ... fascisme en action. Et ses propagandistes se disent de gauche. Quelle déchéance morale ! » La bien-pensance n’est plus ce qu’elle était. En novlangue, se prétendre de « gauche » pour nous servir la bonne parole néo-libérale relève désormais du discours convenu. Quant aux concepts de « déchéance » ou de « moralité », Fourest et sa clique ignorent même à quoi ils peuvent faire allusion : faute d’avoir pu décemment les vider de leur sens pour les détourner, la novlangue les considère comme définitivement « ringards », avant abolition.
« Le courage ou la lâcheté : il faut choisir ! » Hi, hi, hi !
Pour rappel, la lauréate 2012 des Ya bon awards ne rigole pas avec la liberté d’expression : elle avait même porté plainte contre les jurés qui lui avaient décerné l’auguste distinction, tant la liberté d’expression se résume dans son chef à salir et dénigrer tout qui voit les choses autrement qu’elle et ne peut en aucun cas supporter la contradiction.
Après celle des Femen, la pasionaria néo-libérale de l’« intelligentsia » parisienne et de la presse à la botte n’allait quand même pas louper l’occasion du massacre d’une équipe avec laquelle elle a un temps sévit - pas l’équipe, elle ! - pour nous fourguer ses salades en nous illuminant de sa prose. Même si j’imagine qu’elle s’abstient soigneusement de développer sur l’éviction - pour cause de « blasphème » antisémite, et quand bien même un tribunal l’aurait invalidé, un vrai celui-là ! - de Siné de l’équipe de Charlie Hebdo.
Libre à elle de se parer de l’étendard de la laïcité pour encore une fois, d’arguties qui ne tiennent pas la route en insinuations malveillantes, nous servir en matière de déontologie journalistique son fiel toujours aussi sirupeux que convenu.
Chalot, tant qu’à avoir eu le courage - ou l’inconscience - de vous être farci sa « littérature », l’idée ne vous effleure-t-elle pas que la laïcité - et même l’intelligentsia parisienne - valent mieux que çà ?
Au train où c’est parti, les privilèges de l’aristocratie ne représentent déjà plus que de la roupie de sansonnet au regard du pouvoir accumulé par les nouveaux maîtres de la planète.
Après les rebuffades successives du Millenium Round, de la Constitution
€uropéenne, de l’AMI, c’est encore une fois la
même soupe qu’on veut nous resservir avec les accords TTIP/TAFTA : le plus étonnant n’est-il pas qu’ils s’échinent encore - de moins en moins, à vrai dire ! - à maintenir un vernis « démocratique » à ce « There Is No Alternative » dont ils nous rebattent inlassablement les oreilles pour mieux nous spolier ?
Pourvu que nos idiots utiles - $ociali$tes ou non et qu’ils soient polémistes, experts à la botte, politiciens ou journaleux - persistent à nous bercer au même sirop, qu’ils se dépêchent pour gratification de leur flagornerie de vite encore grappiller quelques miettes du gâteau, bientôt il n’en restera plus rien et leurs maîtres sauront après la nôtre faire l’économie de cette bien peu reluisante valetaille qui leur cire les pompes.