@NAMASTE J’ai ajouté « culinaire » pour souligner que la transmission des traditions
recouvre un champ bien plus large que celui des seules idées ou
croyances de nos pères (et mères). Plus que la fonctionnalité
justifiant la consommation d’une malbouffe vite expédiée, j’envisage
l’alimentation comme un art dont les secrets nous ont été transmis. Par
la transformation puis la cuisson du légume ou du fruit qu’idéalement
nous avons fait pousser, nous mettons en jeu notre créativité tout en
entretenant de la générosité de notre environnement à nos propres goûts
notre lien au monde. Personnellement et sans m’étaler, c’est le fait
de m’être retrouver un temps « réduit » à devoir allumer le feu d’une
cuisinière au charbon avant d’y pouvoir cuire mes plats qui m’a permis
de mieux « intimement » appréhender la vérité profonde de certains
concepts développés notamment par l’ alchimie et qui me seraient sinon restés
obscurs.
Hé oui, c’est une ado ! Bien normal donc qu’elle cherche la confrontation, et qu’au risque de « blasphème à la laïcité » elle gratte où çà chatouille fait plutôt honneur à son intelligence ! De mon temps, la provocation et le défi à l’autorité se manifestaient par des longs cheveux, des jean’s délavés, des pattes d’éléphant et tous autres accessoires du look « baba » qui avaient la quotte. Et de fait, une part du rôle et du boulot - parfois ingrat - des éducateurs consiste (bon courage !) en l’inlassable rappel de la loi et du respect des balises que pose la citoyenneté.
« Des moins paranos commencent sérieusement à se demander s’il n’existe pas des forces christianophobes souterraines bien structurées au sein des classes politique et médiatique françaises. Quoi qu’il en soit, à l’instar de la Nature, l’Humanité a horreur du vide, non pas du vide physique mais de l’absurde vacuité née d’une dope mortifère composée de relativisme, de nihilisme, de laïcisme, de matérialisme, d’hédonisme, d’individualisme et de consumérisme avec laquelle certains tentent vainement de combler le cratère laissé par l’arrachage démentiel de nos racines. »
Détenu par une élite financière et industrielle mondialisée qui concentre entre ses mains l’essentiel des richesses de la planète, le capital se libère désormais du facteur « humain » dans sa production par l’automatisation des tâches et dispose grâce aux médias, à la publicité et sa main-mise sur les réseaux informatiques d’une puissance inégalée de propagande, de formatage et de répression idéologiques : ses perspectives s’orientent maintenant vers la normalisation et l’exploitation industrielle et commerciale du vivant par les biotechnologies.
Après avoir constitué de Constantin jusqu’à la Révolution le pilier « spirituel » de l’Ancien Régime, la hiérarchie ecclésiastique s’est longtemps - au moins jusque Vatican II - alliée, pour en garantissant la soumission de ses ouailles perpétuer sa fonction, à une frange de la bourgeoisie.
Mais à l’instar d’autres traditions ayant résisté aux coups de boutoir du capitalisme et à la marchandisation du monde, l’Église - par la transmission du message « Évangélique » et des valeurs morales, éthiques et spirituelles qui y sont associées - constitue désormais un obstacle à la course du capitalisme dans la mise en place de ce qu’il faut bien qualifier de « Nouvel Ordre Mondial ».
Si elles sont assurément présentes au sein des classes politiques et médiatiques françaises, ces forces « souterraines » dépassent très largement le cadre hexagonal et n’apparaissent pas simplement christianophobes, mais généralement opposées à toute forme de tradition - tant spirituelle ou religieuse que philosophique ou culturelle - irréductible à l’esclavage programmé de l’humanité. Du fait du noyautage d’une partie de son élite par ces mêmes forces « ténébreuses », les convulsions qui déchirent actuellement l’Islam m’en paraissent au delà des clichés fournir le plus douloureux et flagrant exemple.
Pour une aube nouvelle, c’est à contrario dans la préservation de nos racines, l’affirmation de nos identités, la perpétuation et la coexistence citoyenne de ces mêmes traditions (démocratiques, humanistes, chrétiennes, musulmanes, juives, culinaires, ...) que réside notre meilleur espoir de résistance à cette prétendue « fin de l’histoire » et l’éternité de la dictature qu’elle entend projeter sur le monde.
Je vous présente l’expression de mes très cordiales salutations !
@vesjem Pas vrai, ils protestent régulièrement par voie diplomatique, mais il y encore loin de la coupe aux lèvres avant que le vassal n’infléchisse les arrêts de son suzerain,