Concernant tant la prostituée de l’Apocalypse que la question de la transmission « initiatique » : au cours du premier chant de la Divine Comédie, c’est la menace d’une louve qui, au sortir d’une forêt obscure dans laquelle il s’était perdu « au point d’avoir perdu le droit chemin », fait finalement perdre à Dante Alighieri tout « espoir de grandeur » et le force à rebrousser chemin « là où le soleil se tait ». C’est alors que l’ombre de Virgile, mandatée par Sainte Lucie, se manifeste et lui propose de le guider « par une autre voie ».
La description par Virgile de la louve symbolise tant Rome qu’explicitement la prostitution : « Car cette bête par laquelle tu te lamentes, Ne laisse passer personne par sa voie, Mais si fort le combat qu’elle le tue, Et sa nature est si malveillante et fielleuse Que jamais elle n’assouvit sa convoitise, Et repue est plus affamée qu’avant. Nombreux sont les animaux auxquels elle s’accouple Et plus seront encore avant que vienne le »Lévrier« (l’Veltro ?) Qui la fera mourir avec douleur. » Dante Alighieri, Divine Comédie, Enfer, Chant 1, 94-102
Merci pour ce passionnant article particulièrement bien documenté. Merci pour les passionnantes réactions aussi et je tiens à exprimer une reconnaissance toute particulière à @Aldous pour ses liens vers le blog « ΕΣΧΑΤΟΝ ESCHATON » et l’éclairage qu’ils apportent sur la perspective orthodoxe de notre temps.
Deux réflexions :
« Jésus lui répliqua : « En vérité je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » » Matthieu 26, 34 Après s’être endormi par deux fois, Pierre dégaine son épée et tranche l’oreille d’un soldat, puis finit par renier Jésus par trois fois dans l’enceinte du palais du Grand Prêtre. Au bord du lac de Tibériade après sa résurrection, Jésus vérifie par trois fois l’amour de Pierre à son endroit et par trois fois lui confie la mission de paître ses agneaux et brebis : le choix par Jésus-Christ de Simon-Pierre pour instituer son Église ne préfigure-t-il pas le destin de cette dernière ?
« Se retournant, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait, celui-là même qui, durant le repas, s’était penché sur sa poitrine et avait dit : »Seigneur, qui est-ce qui te livre ?« Le voyant donc, Pierre dit à Jésus : »Seigneur, et lui ?« Jésus lui dit : »Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi.« » Jean 21, 20-22 Ces versets ne peuvent-ils indiquer, parallèlement à l’institution ecclésiale chargée de la transmission des évangiles, l’existence d’une tradition « initiatique » dont le futur évêque de Rome et ses successeurs n’auraient rien à savoir.
D’autres « impressions » ensuite :
Autant j’ai été fort surpris de découvrir que si notre « W » peut correspondre à la 6ème lettre de l’alphabet hébreu - vaf -, c’est donc le chiffre de la bête qui nous invoquons régulièrement lors de nos surfs et requêtes DNS, autant j’ai en février 2013 été extrêmement surpris de la convergence temporelle entre le début du nouveau grand cycle astronomique Maya fin 2012 et la démission moins de deux lunes plus tard du Pape Benoit XVI : les clichés de la foudre frappant les dômes de la place Saint-Pierre pour l’occasion ont si possible encore parfait la « mise en scène ».
Si l’on accorde une quelconque valeur à cette « superstition » maintenant fermement ancrée dans la tradition de l’Eglise catholique, au pape Benoît XVI correspondait la dernière devise de la prophétie de Saint-Malachie, ce qui - si tant est qu’il s’agit bien d’une « prophétie » - remettrait au Pape François la tâche d’en accomplir la dernière phrase : « In persecutione extrema S.R.E. sedebit. Petrus Romanus, qui pascet oues in multis tribulationibus : quibus transactis ciuitas septicollis diruetur, & Iudex tremendus iudicabit populum suum. Finis » Soit « Dans la dernière persécution de la sainte Église romaine siégera Pierre le Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations. Celles-ci terminées, la cité aux sept collines sera détruite, et le Juge redoutable jugera son peuple. »
Naturellement, rien de rationnel dans tout çà !
Après qu’il y a seulement 50 ans le suicide de l’Europe et des valeurs de l’Occident Chrétien a été consommé dans l’apothéose du nazisme, après cette absolue transgression contre le « Peuple élu » qu’a constituée la Shoah et cette horreur technologique tout aussi absolue inaugurant - par « Big Boy » sur la ville d’Hiroshima - l’équilibre de la terreur, j’éprouve seulement le sentiment que la bête est plus que jamais éveillée et la fin de l’Église - tout comme de l’ère patriarcale dans laquelle elle s’inscrit depuis 2000 ans - proche.
Et tandis que les ténèbres s’obscurcissent, j’aspire simplement à l’aube et j’attends le chant du coq !
Dans la pratique, ce n’est pas une découverte et la publication de ces documents ne change pas grand chose ! Nul n’ignore que Roosevelt rêvait d’un gouvernement mondial : le suicide européen qu’a constitué la terrifiante aventure du IIIème Reich a été entériné dès la conférence de Yalta par sa partition en deux blocs et le plan Marshall de reconstruction a garanti aux U$A une main-mise durable sur l’économie occidentale. La suite s’’est depuis comme avec des legos emboîtée brique à brique : sans même évoquer une crise U$ des subprimes qui a traversé l’Atlantique et dont l’€urope peine toujours à se relever (si tant est qu’elle y parvienne !), il suffit de se référer à l’actualité €uropéenne : après les échecs successifs du Millenium Round et de l’AMI, puis d’ACTA, ce sont toujours les mêmes plats qu’on cherche maintenant à nous servir avec le TAFTA et le CETA.
Un florilège où les lieux communs le disputent à la mauvaise foi : plutôt gonflé !
Ai-je
mal cherché ou, saisis d’une louable délicatesse, nos braves journaleux
préfèrent-t-ils pudiquement jeter le voile et s’abstenir de relayer la
panique qui gagne les rangs $ociali$tes et $ociaux-démocrates €uropéens ?