Je ne connais que peu de choses de la vie brésilienne et n’apprécie que modérément une politique productiviste de développement économique fort destructrice en matière d’environnement, mais ces manifestations rappellent étrangement les tentatives de déstabilisation actuellement en cours au Venezuela, autre grand producteur sud-américain de pétrole.
L’appartenance du Brésil aux BRICS, et le risque qu’il n’aligne plus ses transactions pétrolières et autres sur les cours du dollar ne peut qu’indisposer ces grands acteurs financiers qui déterminent cette stratégie du chaos qu’ils cherchent inlassablement, pour favoriser leurs intérêts, à étendre à l’ensemble de la planète.
Dès que nos médias à la botte embrayeront à l’unisson sur la corruption, la répression policière de très bourgeoises émeutes démocratiques et autres violations brésiliennes des droits de l’homme dont ils s’accommodent si bien quand elles ne concernent qu’indiens et paysans, on saura à quoi s’en tenir
"En 1789, si l’on simplifie un peu, les têtes de ceux qui exploitaient la population sont tombées.
Aujourd’hui, elles ont repoussé et le boulot est à refaire, mais cette fois c’est au niveau mondial qu’il va falloir agir..."
Par rapport à 1789, la concentration actuelle du capital offre l’avantage que même si elles disposent d’un anonymat couplé à des moyens de protection nettement supérieurs, il n’y a guère plus de tête à décoller aujourd’hui au niveau mondial que pour la seule France de l’époque.
Je souscris en tout point à votre analyse et plus encore à vos plaisantes suggestions pour y remédier
« ... la réponse doit être rapide faute de quoi l’Ukraine sombrera dans le chaos généralisé » Parce que, d’après vous, elle n’y a pas encore sombré ?
Maïdan, de l’aveu même des officiels U$, est une déstabilisation ourdie par leurs services avec la complicité et la bénédiction de nos sommités €uropéennes. Mais si Facebook et Twitter avaient déjà lors des printemps arabes confirmé leur efficacité comme armes de propagande massive dans ce genre de campagne, leurs limites ont déjà été clairement posées par l’Ours russe dans son soutien militaire au gouvernement syrien.
J’ignore donc de quel obscur think-thank U$ est né ce délire d’avoir un seul instant imaginé que l’OTAN pourrait humilier Vlad Poutine au point de mettre la main sur Sébastopol, principale base navale russe en mer noire.
Après les succès sans conteste des campagnes de l’OTAN à avoir au nom de la liberté établi sous banière « islamiste » un chaos durable en Afghanistan, en Irak, sur une grande part de l’Afrique du Nord et plus bas, les enthousiasmes €uropéistes de BHL nous vendent et nous vantent maintenant pour « démocratie » le pillage et la ruine par quelques oligarques ukrainiens assistés de milices parfois néo-nazies de leurs compatriotes. Notre très atlantiste zélateur de la philosophie « intestinale » ne manquera certainement pas de saisir l’occasion pour promouvoir la sortie de son prochain « chef d’oeuvre » !
Au regard du sort déjà dévolu par nos élites €uropéistes au peuple grec, je doute fort de l’efficacité d’un quelconque Plan Marchall pour relever l’Ukraine. Quant aux fruits de Maïdan, ils laisseront un goût particulièrement amer à un peuple dépouillé et saigné sans distinction de langue sur l’autel des aventures atlantistes.
Tout cela est profondément tragique, affligeant et plutôt répugnant !
Errata : il a été nommé premier ministre grec de novembre 2011 à mai 2012 ! Sorry !
P$
: nul doute que - les places étant limitées chez Goldman Sachs étant
limité, d’autres brillants experts émargent au budget de la banque
Rothshild -, le $ociali$me de Mr Emmanuel Macron aura à coeur de se
hisser à son tour à la hauteur d’un si brillant modèle ! Confianssssssssse !!!
Le cas de Mr Loukas Papadimos est exemplaire : gouverneur adjoint de la Banque de Grèce à partir de 1993, puis gouverneur de 1994 à 2001, c’est lui qui prépare le passage du drachme à l’€uro en 2001 et donc organise en étroite collaboration avec Goldman Sachs le trucage des comptes publics grecs nécessaire à la « réussite » de l’opération. Les experts et autres Goldman Sachs boy’s de la BC€ et de la Commission €uropéenne n’y auraient - paraît-il - vu que du feu !
En toute bonne logique, c’est le même qui sera appelé en 2002 par le PA$OK au poste de premier ministre pour succéder à Georges Papandréou et résoudre par une saignante politique d’« austérité » la crise d’une dette publique grecque qu’il a activement contribué à générer : encore une grande avancée du $ociali$me vers la lutte finale !
Et bien naturellement, la BC€ saura lui être reconnaissante des ses bons et loyaux services à la Grèce et à l’€urope en lui offrant le poste de vice-président du 31 mai 2002 au 31 mai 2010. Comme pour Mario Draghi et Mario Monti, j’imagine que sa fructueuse collaboration avec Goldman Sachs constituait le meilleur des sésames pour accéder à la fonction.
Que l’€urope promeuve systématiquement au rang d’experts et décideurs respectés les pirates mêmes qui organisent son pillage et rançonnent leurs peuples augure bien - pourvu que les sirènes du populisme ne viennent pas de leurs velléités démocratiques gâcher la fête et le banquet des vautours - de ces lendemains qui ne peuvent manquer de chanter !