@alinea Totalement d’accord avec vous, d’autant plus que le ras-le-bol des diktats de la Pensée Unique et la volonté de dignité et de changement exprimée par
une majorité de voix grecques montent à travers l’€urope !
Malgré ou à cause même de cette humiliation de la démocratie grecque par une valetaille €uropéenne au dévouement de plus en plus affiché aux vautours de la financratie. le succès électoral de Syriza peut inspirer un espoir espagnol en Podemos ou encore - dans un autre registre moins réjouissant - l’électeur français en faveur du FN.
Et Si j’en crois cette info - dont je n’ai (étonnamment) ? trouvé nul écho dans la presse hexagonale, la panique gagnait les rangs $ociali$tes et $ociaux-démocrates €uropéens lors de leur dernière rencontre à Madrid, le jour même de l’inauguration du salon de l’agriculture.
L’arnaque à cette croissance est plus patente encore si l’on intègre à l’équation informatisation et automatisation des tâches. Lorsqu’une société est bénéficiaire, il est logique qu’elle affecte en priorité ses investissements dans le sens d’une optimisation de la production qui lui permette d’en réduire le coût et maximiser ses bénéfices, ou plus prosaïquement rester concurrentielle sur un marché mondialisé.
Deux solutions se présentent alors : la délocalisation pure et simple de cette production vers des cieux moins salariés, moins taxés et moins réglementés ou son automatisation et son informatisation pour, soit un rendement multiplié à nombre égal de salarié, soit une division de leur nombre pour un rendement constant.
Cette course délirante à la Croissance détruit - et cela s’applique tout aussi bien aux salariés qu’aux petits indépendants et patrons de PME - tant le travail et sa qualité que des travailleurs contraints sous peine de précarité - et sur fond de paupérisation massive - à une productivité et une compétitivité toujours croissantes : tout cela au prix tant d’un nivellement par le bas du produit que de leur santé.
Pour l’avoir expérimenté, un « burn-out » fait très mal ! Et peut sur l’actuel « marché de l’emploi » entraîner une disqualification durable : quel gâchis d’expérience !
La sainte croissance prêchées par nos zélateurs de la doxa néo-libérale ne sert que de justificatif et de paravent à notre asservissement aux diktats de la Pensée Unique, au pillage et à la ruine « planétaire » des êtres et des ressources, sacrifiés par de bien sombres puissances aux effigies du Veau d’Or et Moloch-Baal. « Delenda Carthago ! »
@soi même Je ne connaissais pas le Songe d’Olaf Asteson et dois encore me renseigner, mais merci pour la référence. Quant au Pont de Milgard, je ne trouve pas à quoi vous faites allusion.
Chaque tradition véhicule et transmet ses mythes fondateurs, sa cosmologie et sa sagesse au travers de ses rites, de ses arts, de ses œuvres, ...
Alors que le discours idéologique (nazisme, marxisme, communisme, libéralisme, socialisme, rationalisme, ...) est univoque et impose à chacun de se conformer à un moule plus ou moins évolutif, le langage du mythe - comme le langage du rêve - définit un espace ouvert dans lequel chacun s’il le souhaite peut s’identifier et trouver sa place : il évolue et est toujours susceptible d’une multitude d’interprétations et de réinterprétations qui se compléteront sur différents plans sans jamais en épuiser l’énergie.
Dans le cas des religions du Livre, le texte est par définition figé puisque révélé. Mais au fil des âges et des environnements dans lesquels il s’applique, la créativité et l’expérience de ses interprètes le complètent et l’enrichissent de leurs commentaires. La Kabbale discerne ainsi quatre niveaux à l’interprétation de la Torah : littéral, allusif, figuré, secret ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Pardès_(Kabbale) ).
A côté des Évangiles et des écritures, la tradition occidentale fournit elle aussi une foule vivifiante de fontaines merveilleuses, de récits miraculeux et d’édifiantes vies de saints aux racines souvent bien antérieures à la christianisation de nos contrées.
La structure narrative propre au récit mythique fournissant les repères dans lesquels se projeter et auxquels s’identifier, ce récit est toujours susceptible d’une réalisation matérielle ou historique, mais sans s’y limiter : certains rêves sont prémonitoires, d’autres pas ! Il est donc toujours risqué de s’arrêter à une interprétation à l’exclusion d’autres.
Depuis la résurrection de Jésus-Christ, chaque génération jusqu’à nous a pu discerner en son temps et dans son environnement les signes précurseurs de l’Apocalypse : c’est toute la beauté et la richesse d’un tel texte que chacun puisse s’y identifier et je ne manque pas d’à mon tour le faire.
Si même la « coïncidence » ne manque pas de m’interpeller et de me questionner sur la nature de l’« entité » qui tisse et habite la « toile », je ne vais donc jamais prêcher que le « www » qui précède la plupart des adresses DNS est le chiffre de la bête : libre à chacun en fonction de ses idées, de son ressenti et de son intime conviction de tirer ses propres conclusions.
Pour plus de précision, la louve symbolise pour Dante cette Rome impériale dont l’Église est héritière, « una luppa » désigne par ailleurs familièrement une prostituée Par la voie proposée par Virgile, Dante inscrit sa Divine Comédie dans la filiation spirituelle de l’Enéide, soit de Rome avec Troie et l’oeuvre d’Homère. Un point commun aux trois oeuvres (Odyssée, Chant XII, Enéide, Chant VI, Divine Comédie) est pour leur héros la nécessité de traverser les enfers pour atteindre leur but. Bien à vous !