Et c’est bien parce que ce ne sont PAS les américains qui ont inventé ces concepts que j’ai bien précisé dans ma phrase « sur le plan industriel » et non « sur le plan conceptuel ». Mais comme vous avez l’air de maitriser le sujet, vous allez nous expliquer pourquoi 95% des informaticiens parlent de « reboot » plutôt que « d’amorçage ».
Je ne m’épencherai pas sur la paresse intellectuelle supposée ou réelle des gens utilisant des anglicismes. De fait, ce sont des termes techniques parfaitement traduits mais où l’anglais s’est imposé (parce que la force de frappe américaine sur l’industrie du PC a tout écrasé). Y-a-t-il un acronyme francisé pour B.I.O.S ? non, et à vrai dire on s’en fout. On pourra toujours expliquer en français quoi il s’agit.
Alors ceux qui disent qu’aucun économiste ne s’est prononcé pour la sortie de l’euro ont tort. Et c’est la seule chose que cet article voulait démontrer (encore qu’il manque des liens et des sources vers les déclarations de cette liste d’économiste).
Bonjour, j’aimerais bien que vous nous donniez des exemples de mots français utilisés dans les articles américains (quel type d’article, quel domaine, etc...). C’est aussi interessant de voir comment une culture en influence une autre, quels mots français définissent des concepts qui ne le seraient pas dans l’anglais.
Travaillant dans l’informatique et étant chef de projet, il est évident que je « jargonne » anglais toute la journée (deadline, hardware, boot, etc...). La récente révolution informatique étant sur le plan industriel le fait des américains, il est normal que leurs mots soient utilisés.
Pour répondre à la conservation des mots sans équivalent, ma crainte est que ces mots soient galvaudés, détournés de leur sens premier et finalement oubliés.
Une langue, c’est une façon de parler mais c’est surtout une façon de PENSER. On pense avec, ou mieux, grâce aux mots et non l’inverse.
Autrement dit, une langue qui disparait, c’est une façon de penser qui s’éteint. Libre à chacun de juger de l’importance d’une façon de penser ou d’appréhender la réalité.
Pour ma part, il est important que les Français parlent le français pour des raisons purement démocratiques. L’appauvrissement de notre vocabulaire par l’adjonction de termes et concept anglophones simplifie notre façon de penser et de penser la réalité sociale. Il y a déjà un tel combat à mener contre le détournement des concepts et des mots de notre langue (Démocratie, République, Egalité) qu’on ne peut se laisser polluer par une langue dont on maitrise ni le vocabulaire, ni la grammaire.