• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Samuel Moleaud

Rédacteur qui s'entraîne, et se cherche une place dans ce monde. Bonne lecture.

Tableau de bord

  • Premier article le 19/09/2009
  • Modérateur depuis le 24/10/2009
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 65 335 1593
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 27 15 12
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Samuel Moleaud 16 mars 2011 10:51

    Il y a bien une différence entre les enjeux en Tunisie, en Egypte et en Libye, tout autant que la situation du Bahreïn n’est pas la même, assurément.
    Evidemment, les capacités militaires sont démesurées...

    Les multinationales, travaillent très bien avec Kadhafi, disons avec les dictateurs non démocratiques. Mais, je me pose une question : certains seigneurs de l’élite financière n’ont-ils pas intérêt de temps à temps à renverser leurs clients pour renouveler leur image de marque ?
    Comprendre n’ont-ils pas intérêt à virer Kadhafi, instrumentaliser les mécontentements des insurgés pour que les gens continuent de penser à une révolution démocratique et faire comme avant en coulisse ?

    Je ne sais pas si je suis révolutionnaire. Si je l’étais, je crierais au succès révolutionnaire du Monde Arabe, et j’incieterais à faire pareil en France. Simplement, je pense malheureusement (sans résignation pour autant), qu’il n’y a aucune issue par cette manière collective au sens de manifestations nationales.
    La seule révolution possible est celle des petits groupes se fédérant en autogestion, à mon sens, calqué sur les phalanstères de Fourier, ou sur la Commune de Paris, Marseille Toulouse et Lyon. Mais cela n’est possible que dans une république démocratique.
    Dans le monde actuel, où le billet vert domine la géopolitique, des pays voisins d’Israël démocratiques feraient trembler l’oligarchie mondiale.

    Voila pourquoi je pense que « l’échec » du soulèvement libyen ne s’explique pas uniquement par les différentes capacités militaires des différents camps.



  • Samuel Moleaud 16 mars 2011 10:38

    Merci pour ton commentaire, ça alimente le débat.

    Je ne dis pas que les libyens ont tort de se révolter, je ne dis pas que s’il se fait massacrer, c’est de bonne guerre car l’économie a un « bon » classement...
    Mon message voudrait expliquer qu’il y a une anguille sous roche derrière tous ces mouvements de contestation. Je te le concède, l’Occident n’est pas un bloc uni à propos de la Libye, (c’est vrai que le G8 a refusé l’intervention militaire, disons les Etats-Unis ont refusé)... Mais qui a intérêt à laisser un tel chaos ? Je pense que ces pays européens ont de la tune à se faire pour l’après Kadhafi, et ont intérêt à ce qu’il parte, parce qu’il est devenu un mauvais payeur.

    Tu m’accuses de cynisme. J’accepte...Mais n’en fais pas preuve à ton tour en retour :
    « Attends, je vais t’apprendre qqc : la France est une démocratie » C’est quoi une démocratie selon toi, je voudrais que tu m’expliques stp ? Parce que sur ce sujet, ce simple terme, on peut débattre pas mal de temps je pense !
    Ce n’est pas une question de positions fragiles, ou solides, de cynisme, il faut juste s’entendre sur le sens du vocabulaire employé.



  • Samuel Moleaud 15 mars 2011 11:14

    ...c’est que le monde irait bien ! Enfin mieux ! Et l’on aurait moins besoin d’écrire sur l’anti-impérialisme :)

    Merci pour votre commentaire.



  • Samuel Moleaud 11 mars 2011 15:59

    Sysiphe, kalki et foufouille, vous ne m’avez pas compris. Ou alors, j’ai mal écris ma pensée...

    Quand je dis : "Et si nous vivions dans un système ultra-libéral, dans une sorte de loi de la jungle, l’Etat aurait complètement disparu, et les travailleurs pauvres pourraient s’en sortir. Ils n’auraient pas besoin de sacrifier leur vie à travailler pour enrichir les actionnaires, et pour payer les fuites de capitaux de la sécurité sociale vers les poches du privé."

    Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas un système libéral, puisque le libéralisme, dans son acception utopique, offre la possibilité à tous de s’en sortir. Dans cette théorie, le travailleur ne se sacrifie plus, puisqu’il trouve ses rétributions par son effort, rémunéré à juste titre. Après, l’exploitation, le servage du monde de l’entreprise, le pouvoir des banquiers et l’accaparement des richesses par les actionnaires, se sont installés ensuite... je suis bien conscient, loin s’en faut, qu’il n’y a de travail pour tout le monde, (car l’Empire a besoin d’une « armée de précaires de réserve », pour contrôler les tensions sur le marché) surtout sur des espaces urbanisés comme les nôtres.

    Ce n’est pas du libéralisme, mais une oligarchie globalisée et criminelle qui confectionne son Empire et qui colonise tous les espaces non-acquis.
    Les privatisations, délocalisations vers des zones « spéciales » (à faible coût salariaux), le démantèlement des Etats, prouve bien qu’il s’agit d’une globalisation au service d’un petit nombre d’humains, pendant que les 5.5 milliards d’asservis triment pour faire tourner la roue.

    Je ne savais pas que la Grèce serait obligée de vendre ses plages. Ce que je sais, c’est que lorsqu’un Etat prête à 3% aux banques pour qu’elles se renflouent, c’est une intervention étatique pour sauver l’oligarchie. Lorsque la banque prête à 10% à un Etat dit « insolvable », et que l’UE interdit de financer un de ses membres, c’est réduire à l’esclavage des milliers de personnes.
    Mais prenez la théorie de Benjamin Constant ou de Tocqueville, vous vous apercevrez que la république telle que nous la connaissons est l’apanage des bourgeois socialement sélectionnés pour que les élites se reproduisent continuellement...pas vraiment un repaire de socialistes marxistes ou libertaires !

    A mon sens, là on parle d’ultra-libéralisme pour évoquer l’oligarchie. On parle de capitalisme pour évoquer la ploutocratie des puissants. De démocratie pour fermer les yeux du peuple.
    Résumons donc cela à du vocabulaire employé de manière différente pour évoquer les mêmes choses. D’où la puissance de la novlangue...

    Je pense que tous les systèmes économiques autres que ceux basés sur la mutualisation du travail en association, égalitaristes, sans chefs et sans rois, tous les autres sont dégueulasses. Pour résumer.
    Vous pouvez toujours aller lire mes articles, si vous pensez que je suis un néolibéral de la pensée unique :)



  • Samuel Moleaud 11 mars 2011 14:21

    Parlant d’économistes farfelus gavés de propagande, vous entachez aussi hélas votre réflexion :

    Le libertaire que je suis est choqué par cette phrase : "Face à leur opposants républicains ou conservateurs qui dénoncent le désordre, l’anarchie qui suivrait la reconnaissance politique et juridique de telles libertés, les libéraux démontrent que la liberté qu’ils proposent contribuerait au développement et à la prospérité de la société« 

    Ce n’est pas faux. Si chacun est responsable, et maître de sa vie, sans tutelle et sans contraintes (banque, assurance, impôts, cotisations, remboursements en tout genre, etc), le salarié aliéné devient auto-travailleur, et libre de son destin. Donc, l’émulation créée par cette prise en charge de chacun permet d’apporter à l’individu prospérité et vie décente. Ce qui développe la société.
    Le souci, c’est que c’est une utopie dans un monde de bisounours où il n’y a pas besoin d’aider les gens, puisqu’ils ne sont pas en situation de précarité extrême...

    De plus, en philosophie politique, l’anarchie n’est pas le désordre, bien au contraire : c’est l’ordre moins le pouvoir et moins la hiérarchie. C’est l’égalité et la liberté par la prise en main de chacun, tous portés vers le haut...ce qui ressemble au libéralisme, mais dans un sens collectif, non individualiste.

    Qu’est ce qu’un »abus de liberté« , sinon un méchant oxymore ? Si l’on respecte la liberté d’autrui, nous sommes libres, pas besoin d’en abuser. L’abus d’autrui devient de l’oppression.

    L’ultralibéralisme, du moins votre définition, cela existe. Mais aucun pays riche ne l’a adopté. Tous les Etats subventionnent massivement les multinationales, sauvent les banques et le système financier à coups de milliards.
    Si nous vivions, je le répète, dans un Etat ultra-libéral, il n’y aurait pas de fonds publics alloués à la gestion des collectivités territoriales (bien qu’en coupes franches régulières), pas de fonctionnaires (bien qu’en nette diminution)...
    En fait, l’ultra-libéralisme, c’est l’anarchisme de droite, ou disons l’anarchisme capitaliste.

    Ensuite, il y a deux sortes de libéralisme. Le libéralisme politique, et le libéralisme économique. Le libéralisme politique, me paraît être sain, c’est la garantie des libertés individuelles dont tous aujourd’hui se réclament, sans qu’elles soient respectées (liberté d’expression, d’association, d’être considéré juridiquement comme l’égal de l’autre etc). Les libéraux du 19ème siècle parlaient de libéralisme pour se libérer du joug des monarchies, qui ne respectaient pas le droit de propriété privée, et réprimaient les mouvements sociaux...
    D’où la question de démocratie : les constitutions américaines et françaises ont été rédigées par les révolutionnaires bourgeois pour contenir les révoltes du peuple. En raccourci ici, ça donne que tout est verrouillé pour ne pas que le vote citoyen n’apporte trop de liberté, trop d’égalité, trop de socialisme. D’où le passage du libéralisme politique vers un espèce de totalitarisme masqué, symbolisé par un Léviathan hobbesien qui contrôle les esprits, les révoltes, les dissidences.

    Le libéralisme économique, c’est l’abolition des frontières pour que circule le capital, comme vous l’expliquez bien. Or au moindre problème, l’Etat intervient toujours, (même si, je vous l’accorde, il est en passe d’être démantelé (pour ses services sociaux, non régaliens).
    Smith, que l’on attribue la théorie du libéralisme, souhaitait que la gestion des infrastructures comme les transports, ponts et chaussées, restent pourtant dévolues à l’Etat. 
    Et si nous vivions dans un système ultra-libéral, dans une sorte de loi de la jungle, l’Etat aurait complètement disparu, et les travailleurs pauvres pourraient s’en sortir. Ils n’auraient pas besoin de sacrifier leur vie à travailler pour enrichir les actionnaires, et pour payer les fuites de capitaux de la sécurité sociale vers les poches du privé.

    L’ultra-libéralisme existe, mais il n’est pas (encore...) appliqué. Nous n’avons de libertés que celles définies par la bourgeoisie au pouvoir depuis 1871 (la République, outre l’épisode 1940-1944) »On a le droit d’être en colère, mais il faut le demander gentiment (Coluche)". C’est un espèce de totalitarisme ouvert pour laisser l’impression que les gens sont libres de leurs actes là où ils sont pieds et mains tenus par le Léviathan.

    Au niveau mondial, ceux qui souffre d’un ultra-libéralisme, sont les pays pauvres qui n’ont pu développé leur Etat suite aux mouvements de décolonisation : les puissants colonisateurs savaient que le FMI, l’OMC et la Banque Mondiale récupéreraient leur part de gâteau. Mais ce n’est pas le cas de l’Occident.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv