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SATURNE

SATURNE

En patrouille sur Saturne, d'où l'on a une vue imprenable sur la face sombre de la terre et les fourmis industrieuses qui s'y agitent en pure perte.

Tableau de bord

  • Premier article le 13/02/2012
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Derniers commentaires



  • SATURNE SATURNE 1er août 2011 11:37

    Belle histoire, très belle plume.
    C’est vrai qu’on nous dit souvent (surtout les femmes, qui préfèrent les sacs à main) qu’ « il y a une vie en dehors de la bagnole ».
    Merci de dire joliment que les voitures aussi ont une vie, et meurrent. Et que comme nous, elles voudraient bien savoir pourquoi elles crèvent, et qui est ce grand horloger .. heu pardon, ce chef ferrailleur qui décide de la vie et la mort.
    Un article évidement plus profond qu’il n’en a l’air. Une parabole.



  • SATURNE SATURNE 28 juillet 2011 17:54

    Oui, Francesca m’y fait penser, tout à coup.

    Ce style discret, pas pompier pour un sou (cas de le dire...), ce fond étincelant.. On avait déjà vu ça sur Avox sous une autre signature...Mais qui ?

    Bon sang, mais c’est bien sûr : Ariane W est la petite soeur d’Allain Jules !!!

    La méme classe, le même don pour émouvoir les classes populaires (et les masses laborieuses). La même racole sans le PV pour raccolage passif.
    Beurkkkk.....



  • SATURNE SATURNE 28 juillet 2011 14:56

    « Misère...
    Misère, c’était le nom de ma chienne, qui n’avait que trois pattes.
    L’autre, le destin le lui avait mise de côté
    Pour les olympiades de la bouffe et des culs semestriels
    Qu’elle accrochait dans les buissons pour y aller de sa progéniture.
    Elle est partie, misère.
    Quelque part.
    Dans la nuit des chiens ».

    (Léo Ferré dans « y’a plus rien »)



  • SATURNE SATURNE 4 juillet 2011 16:37

    Ce n’est pas tout à fait ça.
    Le pilote automatique s’est déconnecté automatiquement car , les sondes Pitot ayant gelé, elles envoyaient des vitesses aberrantes (111 km/h en croisière, alors que dans les secondes précdentes, l’avion volait à plus de 800). Voyant qu’il y avait un problème d’instrument, le système a deconnecté, pour que les pilotes reprennent la main.C’est prévu.

    La difficulté, c’est qu’ils étaient, dans un vol de nuit sans visibilité avec des mesures (vitesse, altitude) erronées, dans un état de désorientation spatiale.

    Quand l’avion a décroché et perdu rapidement de l’altitude, le pilote en fonction (un copi) et les deux autres l’ont bien senti (on le sent « aux fesses » et aux oreilles bouchées...).
    Ils ont compris qu’ils décrochaient.
    Mais encore une fois, il y a deux types de décrochage : en raison d’une sur-vitesse, ou au contraire d’une sous-vitesse enlevant la portance.
    Mais sans indication sur la vitesse, ils n’ont quasiment jamais su quelle conduite tenir. Or les conduites à tenir sont radicalement opposées selon les raisons du décrochage :

    En cas de sous-vitesse, il faut piquer le nez et mettre les gaz à fond, pour reprendre rapidement de la vitesse, donc de la portance, et redresser et stabiliser l’assiette quand c’est fait et que l’avion « s’est repris ».

    En cas de sur-vitesse (qui risque d’amener une désintégration de certaines parties d el’avion qui ne sont pas concues pour résister- gouverne, ailes-),c’est le contraire, il faut impérativement réduire les gaz et cabrer le nez, pour freiner l’avion.
    C’est ce qu’ils ont fait, croyant à un décrochage de sur-vitesse.

    Ce n’est qu’au bout de 3 minutes, « sentant » ( « aux fesses ») que c’était sans effet, qu’ils ont( briévement et trop tardivement) tenté de piquer.
    Puis ils sont revenus (jusqu’au bout) à une action à cabrer, semblant croire de nouveau à la sur-vitesse.
    D’après le BEA, Ils ont presque toujours cru à une sur- vitesse, pas à une sous-vitesse.
    Et pour cause, ils n’avaient pas d’indication valable au badin, et ont cru plus probable (l’avion volant à 800 km/h avant le gel des sondes) une sur-vitesse que l’inverse.

    Ce faisant, ils ont appliqué la procédure exactement inverse à celle appropriée, mais c’est facile à dire depuis un clavier, nettement moins dans le noir, la désorientation spatiale, la panne d’instruments, le stress et les alarmes qui clignottent et geulent de partout...
    Paix à leurs âmes à tous.

    PS : pour ceux qui ne comprennent pas comment ils ont pu « sortir du domaine de vol » ( c’est à dire sortir des 55 km/h de gap), juste une approximation routière pour faire comprendre. Vous roulez à 190 km/h sur autoroute la nuit. Si vous atteignez 200 km/h, votre voiture se désintègre. Si vous roulez en dessous de 185 km/h, votre voiture part en tête à queue. Vous avez juste 15 km/h de « navigabilité ». Si vous avez la cruise control, ça le fait tout seul. Si le régulateur est désenclanché, vous devez maintenir la vitesse appropriée en regardant le compteur et en ajustant à la pédale d’accélérateur. Mais si le compteur de vitesse tombe en panne, vous devez le faire tout seul « à l’oreille » et aux tours/ minutes, en pleine nuit...
    Seriez-vous capable de le faire longtemps ? Et encore, la route, c’est plan.
    Le vol, c’est en 3 D...
    Bon courage.



  • SATURNE SATURNE 4 juillet 2011 12:28

    PS : correction : bien lire « 111km/h » à la première ligne.

    PS à l’auteur : les guignolades de Morice, plus personne n’y fait attention. C’est un bouffon arrogant, un « monsieur je sais tout » qui s’y connait en aviation comme moi en corps de ballet russe...

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