Comme le précise l’article, la véritable révolution consiste en la démocratisation de l’accès aux infrastructures de calcul.
Le concept n’est effectivement pas nouveau, comme c’est d’ailleurs le cas de beaucoup de techniques et de méthodes informatiques, mais ce type de technologie est désormais mûr pour qu’une entreprise puisse effectivement en envisager l’emploi, même si elle est de petite taille. Il ne s’agit pas seulement de matériel plus performant ; c’est aussi le fruit de techniques de virtualisation plus abouties.
Il est vrai que l’offre de puissance de calcul dématérialisée, associée à celle de logiciels en ligne, permet une réduction des coûts intéressante pour les entreprises tant que la logique métier ne sort pas de ces dernières. Dès lors que des aspects métier confidentiels sont embarqués dans les applications, il reste toujours la possibilité d’utiliser le clustering dans l’entreprise, comme le fait remarquer parpaillot.
Les conséquences sont également bien analysées. Il y a effectivement des emplois d’exploitants détruits, mais cela était déjà le cas avec les offres clusterisées. Les entreprises correctes (j’en connais une qui l’a fait) forment leurs anciens exploitants à un autre métier de l’entreprise.
La grosse problématique restante est celle de la sécurité. Ok pour utiliser de la puissance de calcul ou de la bureautique en ligne, mais personnellement, je suis très réticent au dépôt de documents ou données confidentiels chez Google ou Microsoft.
Sur cet aspect, il faut être clair : il est désormais impossible de le résoudre de façon certaine, justement en raison du cloud computing. Le chiffrement de données est une guerre continue entre la complexité d’un code et la puissance de calcul qui permettra de le briser. De nouveaux modèles de sécurité restent à trouver.
@L’auteur C’est tellement vrai ce que vous écrivez, et très bien décrit. Je connais une personne proche qui se situe tout juste dans le premier paragraphe de votre article et comme vous le dites, cela n’avait rien de personnel et est sans rapport avec les compétences, mais la crise est là, que voulez-vous, nous prévoyons une réduction de notre activité et ... La réaction de la personne a été immédiate : envoyer son CV, démarcher des sociétés, contacter des amis. Ce n’est que le début, et il est possible que la suite ressemble à ce que vous décrivez. En tous cas, je transmets l’article à cette personne, ne serait-ce que pour la conclusion.
" Cela a existé à de nombreux endroits et époques. Par exemple toutes les civilisations iliennes de l’océan pacifique."
Cela je le conçois bien. Mais même dans ce type d’économie, il serait possible d’obtenir une croissance, par l’innovation. Par exemple, l’énergie solaire est un apport extérieur permettant des évolutions. La "fermeture" à laquelle je pensais et que j’avais du mal à concevoir était beaucoup plus importante, sans apport d’aucune sorte de l’extérieur, énergie comprise.
Pour des populations iliennes, encore faudrait-il que les habitants en éprouvent un besoin nécessitant une ingénierie financière pour que la question ait un sens.
Une taille critique paraît essentielle, une divergence d’intérêts entre des ensembles de population et une dématérialisation de la valeur des biens aussi. Et dans ce cas, on entre dans ce que l’on connait : des cycles de croissance et de décroissance, des déséquilibres, socle d’une future croissance. Pour cette raison, les conditions qui permettraient d’envisager votre question ne me parait pas avoir de pendant possible dans la réalité.
Je partage totalement l’opinion de Zalka et marcob12.
Concernant le prix offert par les zététiciens, je n’ai pas du tout la même lecture que l’auteur. Le prix offert est une bonne raison de chercher à prouver un don ou un phénomène que l’on croit réel. Je ne vois pas où est la malhonnêteté ou le populisme dans le fait d’offrir une récompense. La malhonnêteté consisterait à mon sens à mettre en place des protocoles qui ne donneraient aucune chance d’établir une preuve dans le cas où de tels phénomènes existent effectivement.
La comparaison avec la recherche sur le boson de Higgs n’est pas bonne : ce médiateur est indispensable pour conforter le modèle standard dans son état théorique actuel. Mais pour les scientifiques qui travaillent sur le sujet, il ne s’agit pas d’une croyance : si le Higgs est découvert, il conforte un modèle existant. S’il n’est pas découvert, en admettant que le fait de ne pas l’observer dans le cadre des énergies mises en jeu dans le LHC est une preuve suffisante de sa non existence, cela signifie que le modèle actuel n’est pas satisfaisant et qu’il faut chercher autre chose. C’est d’ailleurs ce que pensent certains physiciens.
Dans tous les cas, il est indispensable à un moment donnés de disposer de faits incontestables pour travailler. Ce n’est manifestement pas le cas des phénomènes parapsychologiques. Une attitude sceptique n’est pas une preuve de non-scientificité.