La morale à l’école ne sert strictement a RIEN si elle n’est pas aussi à la télé, à la radio, dans les dessins animés, dans les foyers et encore plus dans le monde du travail.
En fait ce que je voulais dire c’est que les jeux vidéos s’imposent des contraintes narratives, physiques etc qui sont comparables au cinéma.
Un manic shooter par exemple s’affranchit quasiment totalement de tout ce qui pourrait s’approcher de près ou de loin avec la réalité ou avec un art existant. Ce n’est qu’un exemple, bien sur.
On peut inventer des univers avec des règles et des codes complètement déconnectés de ce que l’on a pu connaitre jusqu’ici. Moi aussi j’ai bien flippé avec le premier « Silent Hill », mais je sais que ça reste une tentative de faire un jeu d’angoisse en s’inspirant du cinéma d’angoisse... d’ailleurs au passage je l’ai pas trouvé mauvais le film.
Je ne dis pas qu’il ne faut faire que du n’importe quoi histoire de désorienter complètement le joueur, mais faire un peu plus créatif qu’un bourrin avec un fusil dans un couloir, 11 joueurs qui jouent au foot comme à la télé, un jeu de bagnoles etc... voila quoi.
Rien que pour les FPS, il a suffit que des étudiants aient la simple idée d’une arme novatrice et on a eu droit quelques années plus tard à « Portal » ! Une toute petite idée pour essayer de changer les codes, ça suffit à tout changer.
Pour comparer avec la réalité, au foot on peut changer les règles, par exemple décider qu’on a droit de ne tirer au but qu’en reprises de volée, on accepte ou pas le hors-jeu, on joue en salle etc, mais on ne peut pas changer le code. On ne peut pas décider que maintenant on a le droit de faire des sauts de 15 mètres ou que la balle peu geler les adversaires etc... dans les jeux vidéo on peut ! Et c’est pour ça qu’il ne faut pas grand chose pour tout changer et pour créer des expériences systématiquement renouvelées.
Les jeux sont de plus en plus créatifs. Même les grosses séries n’hésitent plus à penser d’abord au gameplay avant tout et à prendre des risques. Cela dit je pense que les jeux vidéos ont encore un peu de chemin à parcourir. L’exemple type de ce qu’il ne faut pas faire c’est par exemple « Heavy Rain », véritable film dont vous êtes le héros sur exactement le même modèle que les livres dont vous êtes le héros. Sympa mais tellement dépassé, c’est clairement le fruit d’un immense complexe d’infériorité par rapport au cinéma et d’un manque presque total de compréhension de ce qu’est le jeu vidéo en tant que média.
Et bien pour moi, tant que le jeu vidéo n’aura pas dépassé de loin le stade de tentative de copier cet art limité qu’est le cinéma, on sera encore très loin de pouvoir parler de maturité de ce média.
Heureusement il y a pas mal de jeux qui ont déjà dépassé ce stade, mais ce n’est jamais le cas des gros blockbusters qui TOUS essaient de copier le cinéma ou la télé, d’être vulgairement réaliste etc... bref c’est le degré zéro de la créativité. C’est comme si vous aviez le pouvoir de vous téléporter mais que vous preniez le bus.
Cela dit, il ne fait aucun doute que nous vivons les balbutiements de l’art majeur de ce siècle : le jeu vidéo est le début d’un art TOTAL, incluant tout les autres et qui n’a aucune limite matérielle. L’univers est vaste mais il est fini... notre imagination est illimitée et les jeux vidéos peuvent la concrétiser.
Alors effectivement, les gens qui me prenaient pour un débile quand je disais, montrant ma console 8 bits et du haut de mes 13 ans, que « c’était l’avenir de l’art », j’espère qu’ils se rendent compte aujourd’hui qu’ils étaient en réalité encore plus cons qu’un gamin de treize an et qu’étant déjà adulte, ils le sont probablement encore.
Rassurez vous, ils font les paralympiques des journalistes, experts et autres sports intellectuels toute l’année.
Bon ça ne ressemble à rien, tout est faux et débile mais ça dure toute l’année !
Les handicaps mentaux sont donc surreprésentés pour combler cette manière de traiter les handicaps physiques qui passent moins bien à la télé. Par exemple un de nos plus grands champions handicapés mentaux de philosophie, BHL, médaille d’or mondiale et probablement pire débile de tout les temps dans sa catégorie, et ben au moins à l’image, ça passe. C’est dès qu’il parle qu’on voit qu’il n’est pas comme nous.
Grâce à cette exposition médiatiques nous gagnons de loin la palme en matière de médiatisation de débilités intellectuelle. Journalisme, économie, culture, politique, histoire, TOUT est au top, enfin tant qu’on reste niveau débile mental bien sur.