On peut obtenir une croissance perpétuelle... il suffit d’investir, de faire de la recherche et de travailler.
Malheureusement ça c’est uniquement d’un point de vue économique. D’un point de vue politique il faut aussi que le système fonctionne... c’est à dire qu’on ne se retrouve pas avec une ploutocratie parasite qui s’approprie tout et empêche tout changement.
D’un point de vue écologique, il faut aussi que des États forts et défendant l’intérêt général fassent appliquer des règlements et des lois très contraignantes et qu’ils les fassent respecter, parceque sinon la croissance sera synonyme de destruction de l’écosystème et de notre mort. Autant dire que si l’on en meurt la croissance ne risque pas d’être éternelle.
La croissance ne peut pas être désignée comme coupable de quoi que ce soit, c’est juste un indicateur économique et en plus il peut vouloir digne mille choses complètement différente. La croissance peut tout aussi bien être mauvaise que bonne... contrairement à la décroissance qui ne peut être systématiquement que mauvaise au passage. En tout cas s’en prendre à la croissance en la désignant comme ennemi est une attitude irrationnelle, incohérente et antisociale. La croissance n’est rien du plus qu’un indicateur des activités humaine, comme je l’ai dit ces activités peuvent être aussi bien bonnes que mauvaises, mais s’en prendre à l’activité humaine comme si c’était ça le problème, c’est s’en prendre à l’Humanité.
Et moi j’ai hâte que ceux qui font passer ça pour du progrès... aillent s’acheter un dictionnaire histoire que je n’ai pas systématiquement l’impression de parler avec des religieux réinventant les définition des notions qui vont contre leur dogme.
C’est même la principale raison pour laquelle je trouve les décroissants dangereux : ils ne sont pas rationnels (du tout !) et ont des définitions réinventées de tout un tas de concepts pourtant très précis... exactement comme les extrémistes de tout bord. Impossible d’avoir une discussion rationnelle et concrète avec eux.
De plus leurs idées sont fondamentalement réactionnaires et pourtant ils se disent de gauche alors que leur programme politique est la rareté des biens et des service et donc la pauvreté. Bref tout ça sent très mauvais politiquement, comme tout ce qui est fondamentalement réactionnaire et j’appelle tout le FdG a faire très attention à ne pas se faire avoir et faire entrer le loup dans la bergerie : si vous êtes pour le programme « l’Humain d’abord », il est totalement impossible de l’obtenir dans le cadre d’une décroissance. Toute politique de relance et de réduction du chômage (et donc de la dette), de la pauvreté et tout basculement des modes de production vers un modèle écologique et des énergies propres et renouvelables, tout cela est impossible dans le cadre d’une décroissance, aussi surement que 1+1=2.
De toute façon dans tout les groupuscules qui font croire que les régressions sont du progrès, bref que le blanc est noir, que le rapide est lent et que le jeune est vieux etc : il y a toujours un loup dans le poulailler. Cette inversion des sens est toujours la base des idéologies visant à nous faire demander l’inverse de ce que l’on veut vraiment en nous faisant croire que tout signifie son contraire.
Bref soyez vigilants, qu’ils soient sincère mais désinformés, idiots, ou volontairement réactionnaires, il n’en reste pas moins que les décroissants NE SONT PAS DE GAUCHE... DU TOUT.
Passer d’un modèle économique à un autre entraine mécaniquement de la croissance, le seul et unique moyen de décroitre est donc de se priver de plus en plus en ne changeant rien à nos mode de production... toujours aussi polluant.
La décroissance est de plus une chimère qui part de l’illusion que les ressources sont limitées ce qui est factuellement faux. Seuls les hydrocarbures d’origine minérale sont limités. Les autres ressources sont indéfiniment disponibles mais plus difficile à exploiter.
En ce qui me concerne puisque je suis de gauche et donc contre la pauvreté, je suis évidement fondamentalement opposé à la décroissance, c’est à dire à la paupérisation.
Par contre c’est clair que si on continue de laisser faire les inconscientes entreprises privées, c’est à dire les riches, on ne risque pas d’avoir une croissance propre de sitôt...
Une croissance propre est possible, le problème qui empêche tout basculement vers un tel système est uniquement d’ordre politique.