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  • Premier article le 24/05/2010
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Derniers commentaires



  • SEPH SEPH 19 mai 2017 19:00

    @charly10
     "Il est vrai que ce qui a plombé la dette, ce sont les intérêts cumulés dans les années 80 à 2010. Dans ces années les taux d’intérêts « ondoyaient »t autour des 5 à 6 % voir plus de 10 % pour certains pays, peu cotés par les sacro saintes agence de notation.". En complément, les taux d’intérêts pour la France sont montés jusqu’à 17 ,4% en 1981( voir tableau ci-dessous)

    Pour le moment, tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes pour les bas taux français. La question est de savoir si cette situation est durable ou seulement provisoire

    Or, les taux peuvent remonter rapidement en fonction de la situation géopolitique du monde, ce sera catastrophique pour le budget de l’état.

    En effet, la France, lestée d’une dette publique de près de 100 % du PIB, est fragile. Une simple remontée d’un point des taux ferait grimper la charge de la dette de l’État de près de 7 milliards d’euros à trois ans. Source :http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/02/15/20002-20170215ARTFIG00380-la-hausse-des-taux-menace-la-france-surendettee.php


    1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 Années 1980 Taux 10 ans (fr) 17,4 % 14,8 % 14,4 % 13,4 % 11,9 % 9,2 % 9,9 % 8,6 % 9,3 % 10,0 % 11,9 %























    Année 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 Années 1990 Taux 10 ans (fr) 8,6 % 8,1 % 5,6 % 8,3 % 6,6 % 5,8 % 5,3 % 3,9 % 5,5 % 5 % 6,3 %























    Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Années 2000 Taux 10 ans (fr) 5 % 4,3 % 4,3 % 3,7 % 3,3 % 4 % 4,4 % 3,4 % 3,6 % 3,4 % 3,9 %























    Année 2011 2012 2013 2014 2015 2016 Années 2010 Taux 10 ans 2,5 % 3,2 % 2,2 % 1,9 % 1,1 % 0,5 % 1,9 %















    l



  • SEPH SEPH 19 mai 2017 16:18

    @Lugsama

    C’est n’importe quoi.

    « Honorez un contrat que l’on a sollicité est être victime de racket ? Peut-on tenir des propos plus absurde ? » . L’absurdité est que les États européens, en vertu des articles 104 du traité de Maastricht et 123 du traité de Lisbonne, ont l’interdiction d’emprunter ( notamment à taux zéro) auprès de leur Banque Centrale.

    Ils n’ont donc pas le choix, ils doivent passer par les fourches caudines des banques qui ont fait pression pour que ces articles existent. C’est l’une des absurdités de ces traités européen.



  • SEPH SEPH 19 mai 2017 10:11

    L’exploit oublié d’un des auteur de la loi Pompidou- Giscard- Rothschild de 1973 : c’est l’emprunt fait par Giscard en 1973 qui avait une clause prévoyant l’indexation des coupons et du nominal sur l’or (le franc de l’époque étant défini comme 0,88 grammes d’or fin),

    Ce fût la catastrophe pour les finances publiques, mais la fortune pour les investisseurs

    En effet l’état avait levé 6,5 milliards de francs ( environ 6 milliards d’euros 2017), le coût total du remboursement fut de 92 milliards (soit 4,5 fois le montant en francs constants, c’est à dire corrigé de l’inflation). !!!

    Si l’État avait emprunté à taux zéro à la Banque de France : que d’économies !!!

    Le généreux ministre des finances savait donc de quoi il parlait quand il dit à son adversaire à la présidentielle de 1974 qu’il n’avait pas le monopole du cœur.

    « Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l’Etat les fait mal » Talleyrand



  • SEPH SEPH 18 mai 2017 20:15

    @Spartacus

    Une précision, les conditions dans lesquelles l’État peut obtenir de la Banque des avances et des prêts sont fixées par des conventions passées entre le ministre de l’économie et des finances et le gouverneur, autorisé par délibération du conseil général. Ces conventions doivent être approuvées par le Parlement

    Pour simplifier, l’article 25, de la loi de1973, ne fait donc qu’interdire un certain type de financement de la Banque de France, tout en laissant la possibilité d’utiliser d’autres instruments.

    Par la convention de 1973 entre l’Etat et la Banque de France : les encours sont désormais limités à un montant maximal de 20,5 milliards de francs (soit 10% du budget de l’époque), dont seulement 10 milliards d’avances non assujetties au paiement d’intérêt.


    Sur le fond,il faut remarquer que les quotas d’encours de la Banque de France, fixés à 20,5 milliards d’euros, ne seront pas réévalués malgré l’inflation galopante (12% en moyenne) qui s’en suivra dans les années 70. Ce qui de facto, rend ces encours caduques.

    Or, cette faible somme n’a progressivement plus pu couvrir les besoins de trésorerie de l’État et il a fallu augmenter les appels aux marchés avec des taux d’intérêts qui ont fini par devenir importants.
    Par conséquent, un effet « boule de neige » de la dette.

    De plus, le principe de l’article 25 est aujourd’hui scellé dans les traités européens, par l’article 104 du Traité de Maastricht puis dans l’article 123 du Traité de Lisbonne. En conséquence de quoi la loi de 1973 a d’ailleurs été abrogée en 1993 ( ce qui est normal).


    En résumé :

    Le problème, in fine, est donc toujours le même : on interdit aux États de se financer auprès de la BCE, laissant ainsi augmenter la charge de la dette et les transferts d’argent du contribuable vers les plus aisés, alors que la BCE donne de l’argent quasi-gratuit aux banques privées.par sa politique « Quantitative Easing »(Q.E.) (voir *) !!!

    Depuis quelques années les taux sont bas grâce à la politique monétaire de la BCE le Quantitative Easing . C’est-à-dire que la BCE fait marcher la planche à euros.
    Ainsi, les taux depuis 2014 sont inférieur à 2%.

    En effet, la BCE prête sans limites aux banques, entre autres opérations de rachats d’obligations dites « sécurisées ». Ainsi le bilan de la BCE a-t-il dépassé en février dernier les 3 trillions d’euros après sa seconde opération dite “LTRO” aboutissant à un prêt gigantesque de 1000 milliards d’euros à 3 ans aux banques européennes. Cette politique ne peut pas continuer éternellement, car elle est très dangereuse selon de nombreux économistes.

    Mais auparavant, ce n’était pas le cas les taux ont été très élevé dans les décennies 70 et 80 ;
     : par exemple 17% en 1982.

    La dette a gonflée au cours des années à cause des intérêts. Il est vrai qu’elle a légèrement diminué en 2016 (voir les graphiques par année)

    (*) Le Quantitative Easing (assouplissement quantitatif, traduction de l’anglais), désigne un type de politique monétaire dit « non conventionnel » auquel peuvent avoir recours les banques centrales dans des circonstances économiques exceptionnelles, telles que des crises économiques et ...




  • SEPH SEPH 18 mai 2017 17:46

    @pipiou
    "Mais dire que l’on « donne » de l’argent aux banques est faux et tous ces discours simplificateurs sur l’économie ont plutôt tendance à enfermer le citoyen français dans l’inculture économique"

    Plus exactement les 1 257,9 milliards d’intérêts, en euros courants sans tenir compte de l’inflation, versés par l’État  ne ce sont pas évaporés ! - Ils sont bien allés dans une poche ou dans un coffre ?

    Ils ont été versé à la finance qui est le système financier composé des banques privées, des investisseurs, des acheteurs d’obligations,...

    Les banques ont été les grandes bénéficiaires de ce racket auprès des États.

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