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Sigurdhur

Sigurdhur

Ici pour DÉBATTRE de la politique.
« Agir avec cohérence, défendre des institutions solides et rechercher une autorité légitime au service du bien commun. »

Tableau de bord

  • Premier article le 08/10/2024
  • Modérateur depuis le 25/10/2024
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Derniers commentaires



  • Sigurdhur Sigurdhur 13 juin 15:55

    @L’apostilleur

    Il n’y a qu’une définition de la nation : Celle du Contrat social.

    La nation existe parce que chacun accepte de se soumettre aux mêmes lois, qu’il contribue lui‑même à produire. Ce n’est pas l’origine ou la culture qui fonde la nation, mais l’adhésion à un projet politique commun.

    Pour Rousseau, la nation est le peuple uni par un pacte politique, gouverné par la volonté générale, et lié par des lois qu’il se donne à lui‑même.



  • Sigurdhur Sigurdhur 13 juin 15:41

    Le texte rapproche des figures ou des événements (Trump, RN, Poutine, industriels, fascisme historique) pour suggérer une continuité idéologique. Certaines associations sont pertinentes, d’autres relèvent davantage de l’analogie implicite que de la démonstration.

    Le texte évoque un risque imminent de basculement autoritaire, en s’appuyant sur des tendances mondiales mais en les extrapolant fortement au cas français.

    Ce type de biais renforce l’urgence émotionnelle au détriment de la nuance.



  • Sigurdhur Sigurdhur 13 juin 15:11

    @Octave Lebel

    Réponse à 13/juin 13:05

    Vous le dites très bien vous-même : « À chacun d’être attentif et d’y réfléchir. » Donc réduire systématiquement un sujet à “l’extrême droite” n’ouvre aucun débat, cela le ferme avant même qu’il commence.

    Vous présentez vos interventions comme de la “réinformation”, mais vous en faites un label auto‑attribué qui vous dispense de questionner vos propres biais.

    Vous affirmez ne pas “assigner” politiquement, tout en expliquant que les contenus qui ne vont pas dans votre sens participeraient d’une stratégie coordonnée. Cette contradiction affaiblit votre propos. Critiquer n’est pas un problème ; présupposer l’intention de manipuler chez l’autre, en revanche, empêche toute discussion honnête.

    Vous reprochez un “procès d’intention”, mais vous en distribuez généreusement. Avant d’accuser les autres de fuir le débat, commencez par accepter qu’ils puissent penser différemment sans être des relais d’une quelconque machination.



  • Sigurdhur Sigurdhur 13 juin 14:59

    @Goldo Du a dit le 11 juin :

    « Et quand c’est l’État, la communauté qui montre l’exemple de la violence, en légitimant, comment avoir une société qui s’en écarte, de cette violence ? »

    @Goldo Du a dit le 12 juin :

    Non. Je ne soutiens pas cela. Faudrait apprendre à lire...

    Et quand bien même : l’Etat en montrant la voie de la violence donne l’exemple aux citoyens d’une société capable de se construire sur la violence.

    Donc, c’est moi qui ne sait pas lire, mais c’est toi qui ne sait pas ce que tu as écrit ???

    Sais-tu comment s’appelle la forme médicale d’un corps qui ne réponds plus aux ordres du cerveau ? La débilité.



  • Sigurdhur Sigurdhur 13 juin 14:48

    @Goldo Du

    Bon, puisque tu es du genre masochiste, jeune coq, je vais répondre à ton com du 11 juin 22:55.

    Tu mélanges plusieurs questions différentes en les présentant comme une seule démonstration.

    D’abord, assimiler le soutien à la peine de mort à un « retour en arrière moral » n’est pas un argument, c’est une affirmation. L’idée qu’une société serait nécessairement plus morale parce qu’elle renonce à la peine capitale est une conviction philosophique, pas une vérité objective. Pendant des siècles, des penseurs, des juristes et des gouvernements ont considéré au contraire que certains crimes étaient si graves qu’ils justifiaient la sanction suprême. On peut être en désaccord avec eux, mais on ne peut pas les balayer d’un revers de main comme des êtres moralement inférieurs.

    Ensuite, tu invoques le risque du pogrom ou de la ratonnade pour discréditer l’opinion majoritaire. C’est une technique classique : fabriquer un extrême pour se donner le beau rôle. Mais la comparaison ne tient pas. Un lynchage est un crime commis hors du droit ; une peine prononcée après enquête, procès, recours et jugement est une décision de justice. Confondre les deux revient à effacer la différence fondamentale entre la vengeance privée et la sanction publique. Lorsque des citoyens demandent le rétablissement de la peine de mort, ils ne réclament pas le droit de tuer eux-mêmes ; ils demandent que la loi prévoie une sanction particulière pour certains crimes exceptionnels.

    Ti affirmes ensuite que « la peine de mort ne fait jamais reculer la criminalité ». C’est beaucoup plus catégorique que ce que permettent les travaux disponibles. La réalité est que les études sont contradictoires. Tu ne cites aucun auteur, rien... Certaines concluent à l’absence d’effet dissuasif mesurable, d’autres mettent en évidence un effet sur certains crimes.

    Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’un criminel exécuté ne récidive jamais.

    La peine de mort possède donc au minimum un effet d’élimination définitive des criminels les plus dangereux, ce que même la prison à perpétuité ne garantit pas de nos jours.

    Tu soulèves ensuite le problème de l’erreur judiciaire. C’est l’argument le plus sérieux contre la peine capitale. Mais reconnaître un risque ne signifie pas qu’il faille renoncer à toute sanction. La justice humaine comporte toujours une possibilité d’erreur : condamnations injustifiées, détentions abusives, vies brisées par des accusations fausses. Pourtant personne ne propose de supprimer les tribunaux. La vraie question est celle du niveau de certitude exigé. Avec les moyens modernes d’enquête, l’ADN, la vidéosurveillance, les expertises scientifiques et la multiplication des voies de recours, il est possible de limiter considérablement ce risque pour les crimes où les preuves sont accablantes.

    Enfin, tu soutiens que l’État ne doit jamais exercer la violence parce qu’elle engendrerait davantage de violence. Mais l’État exerce déjà la violence légitime lorsqu’il arrête, juge, emprisonne ou, dans certaines circonstances, autorise l’usage de la force armée. Toute société repose sur cette distinction entre la violence criminelle et la force légale. Ce n’est donc pas l’existence de la violence qui est en cause, mais la question de savoir si certains actes (terrorisme de masse, assassinats multiples, crimes particulièrement atroces) méritent ou non la sanction ultime.

    Beaucoup considèrent qu’il existe des crimes tellement graves que la perpétuité ne constitue pas une réponse proportionnée. On peut ne pas partager cette position, mais la réduire au « populisme », à l’ignorance ou à la bêtise n’est pas un argument : c’est une façon d’éviter le débat en méprisant l’autre.

    Au fond, Tu prétends défendre la raison, mais tu t’en éloignes dès que ça t’arrange. Tu prétends défendre la démocratie, mais tu refuses le désaccord. Tu prétends défendre la morale, mais tu t’autorises le mépris.

    Si tu veux être pris au sérieux, commence par traiter les idées pour ce qu’elles sont, pas les gens pour ce que tu imagines qu’ils valent.

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