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Sigurdhur

Sigurdhur

Ici pour DÉBATTRE de la politique.
« Agir avec cohérence, défendre des institutions solides et rechercher une autorité légitime au service du bien commun. »

Tableau de bord

  • Premier article le 08/10/2024
  • Modérateur depuis le 25/10/2024
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Derniers commentaires



  • Sigurdhur Sigurdhur 13 juin 05:13

    @alinea

    Il est vrai qu’on envoie nos jeunes se faire dessouder dans d’autres pays au nom d’intérêts que beaucoup de citoyens peinent parfois à comprendre, alors que dans le même temps certains criminels ayant commis les actes les plus monstrueux bénéficient de toutes les garanties de notre système. C’est ce contraste qui alimente le sentiment d’injustice d’une partie de la population. Lorsqu’un individu viole, torture ou assassine un enfant, beaucoup estiment qu’il a lui-même rompu définitivement le pacte qui le liait à la société.



  • Sigurdhur Sigurdhur 13 juin 05:05

    @Octave Lebel

    Vous faites comme si certaines thématiques appartenaient par nature à un camp politique. Or parler de sécurité, de justice, d’immigration ou de souveraineté ne fait pas automatiquement de quelqu’un un militant d’extrême droite. Ce sont des sujets réels qui préoccupent une partie importante des Français.

    Par ailleurs, qualifier systématiquement de « propagande » ou de « banalisation » toute opinion divergente risque surtout d’éviter le débat de fond. Si ces préoccupations progressent dans l’opinion, ce n’est pas nécessairement parce que les médias les imposent, mais aussi parce que de nombreux citoyens constatent des difficultés concrètes dans leur quotidien.

    Enfin, les électeurs ne sont pas des victimes passives de manipulations. Ils font des choix, parfois contestables, mais qui méritent d’être compris plutôt que disqualifiés. Une démocratie solide repose sur la confrontation des arguments, pas sur la mise à l’écart de sujets jugés illégitimes parce qu’ils profiteraient à tel ou tel camp politique.



  • Sigurdhur Sigurdhur 12 juin 16:29

    @Octave Lebel

    Vous me parlez des représentants des partis extrémistes, mais je vous assure que je ne suis pas extrémiste de droite et je m’en bats un peu léc... Je suis devenu royaliste pour 2027 ! Je crois qu’un roi pourrait exercer le pouvoir exécutif de manière un peu plus radicale.

    Nos politiciens de la démocratie font bien de grandes annonces, mais ils ne changeront rien une fois en place ! Tout ce qui les intéresse, c’est qu’on parle d’eux dans les livres scolaires comme un numéro de président de la cinquième.



  • Sigurdhur Sigurdhur 12 juin 16:19

    @charlyposte

    Vous êtes de l’avis de mon collègue qui y songe réellement ! Le problème est que les juges individualisent la peine, donc certains n’auraient que des coups de bâtons quand d’autres seraient pendus par les coui**** jusqu’à ce que mort s’en suive !

    Non, l’individualisation des peines n’est pas un bon truc !



  • Sigurdhur Sigurdhur 12 juin 16:06

    @Goldo Du

    Je ne vais pas chercher à vous convaincre : vous êtes du côté des abolitionnistes. Ce n’est pas un combat de coq, mais une réflexion sur le juste et le bien commun. Vous m’avez donné votre argumentation, souffrez la mienne.

    Je vais donc commencer par l’Article 4 de la déclaration des droits de l’homme, déclaration reconnue par notre constitution que le peuple accepte et à laquelle il se soumet :

    « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. […] »

    Cet article pose le fondement même de la légitimité politique : la liberté individuelle est intrinsèquement limitée par la nécessité de garantir la jouissance des droits d’autrui. Le meurtre n’est pas une simple infraction ; c’est la négation absolue de ce principe. En privant un autre homme de sa vie, le criminel ne se contente pas de violer une règle ; il détruit le support matériel même de la liberté de la victime. Il s’exclut radicalement du pacte social qui exige la reconnaissance mutuelle de la dignité et des droits.

    Dès lors, il devient impossible de lui conserver une quelconque liberté ou protection étatique équivalente. L’État, gardien du contrat, doit rétablir l’équilibre rompu. Si la société tolère que celui qui annule le droit à la vie des autres conserve le sien, elle trahit la logique même de l’Article 4. La peine de mort, dans cette perspective, n’est pas un acte de barbarie, mais l’ultime garantie de la cohérence juridique : elle signifie que celui qui nie systématiquement les droits d’autrui perd, en retour, la jouissance de son propre droit fondamental à la vie. C’est la condition sine qua non pour que la liberté de tous reste effective et non menacée par ceux qui refusent le jeu collectif. Refuser cette sanction ultime, c’est risquer de rendre la liberté des innocents précaire face à l’arbitraire des prédateurs.

    Vous soutenez que l’État ne doit jamais exercer la violence parce qu’elle engendrerait davantage de violence. Mais l’État exerce déjà la violence légitime lorsqu’il arrête, juge, emprisonne ou, dans certaines circonstances, autorise l’usage de la force armée.

    Toute société repose sur cette distinction entre la violence criminelle et la force légale.

    Ce n’est donc pas l’existence de la violence qui est en cause, mais la question de savoir si certains actes (terrorisme de masse, assassinats multiples, crimes particulièrement atroces) méritent ou non la sanction ultime.

    De la justice rétributive et de l’expression morale :

    Rétribution, pas vengeance : Il y a une différence fondamentale entre la vengeance (émotionnelle, subjective, personnelle) et la rétribution (rationnelle, objective, institutionnelle). La rétribution vise à rétablir l’équilibre moral rompu par le crime. La société doit exprimer que le crime a un prix. Pour les crimes les plus graves, la seule punition proportionnée à l’atrocité de l’acte est la perte de la vie. Tout autre peine serait, symboliquement, trop légère (« un meurtre pour une vie » est l’équation juste aux yeux de certains).

    La fonction expressive de la peine : La peine de mort envoie un message clair à la société et aux criminels potentiels : « Cet acte est si grave qu’il mérite l’extrême limite ». Cela renforce les normes sociales. Supprimer la peine de mort peut être perçu comme un affaiblissement de la dénonciation morale des pires atrocités.

    La justice pour les familles des victimes : Pour beaucoup de familles, la certitude que le criminel est mort est une forme de clôture psychologique. Ce n’est pas de la vengeance privée, mais une reconnaissance officielle par l’État de la perte subie. La justice doit prendre en compte la réparation symbolique pour ceux qui ont souffert, et l’impunité (ou une simple prison) est souvent vécue comme une seconde victimisation.

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