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  • simir simir 11 janvier 2022 19:21

    EH oui les faits sont têtus...

    Comme ce qui suit :

    Le premier rapport du commandement militaire allemand en France (MBF) fait état de l’activité communiste en août 1940 : « La population ouvrière des centres industriels, des localités minières, des grands ports et celle qui donne le plus son aide aux communistes dès juillet 1940 (…) La tendance communiste prédomine. »

    Le rapport du 1° août de l’officier allemand de renseignement constate « Qu’une activité politique digne d’être retenue n’est développée nulle part en zone occupée, si on fait abstraction du communiste de plus en plus notable. »

    Le 9 septembre 1940, le chef de la Sicherheitspolizei (Gestapo) écrit que « les communistes favorisent en pratique l’ambiance anti-allemande. »

    Début octobre 1940, le SS Sturmbahfuhrer Karl Bomelburg, chef de la Gestapo à Paris, signale à ses supérieurs le danger important auquel l’occupant est confronté : « Quoiqu’interdit, le Parti communiste est le seul des anciens partis qui déploie encore une forte activité (…) et ait les masses derrière lui, c’est pourquoi la question est sans doute la plus importante pour les autorités allemandes et françaises. »

    Le 5 octobre 1940, un rapport de la police de Vichy fait état que  : « Le communisme est devenu le symbole de l’indépendance nationale par contraste avec la résignation générale. »

    Le 14 septembre 1940, le colonel SS Heydrich, chef nazi au plus haut niveau de la Gestapo note : « Aujourd’hui le PC est bien en France l’unique organisation qui est en position d’organiser le peuple qui cherche une issue politique. »

    Le 24 janvier 1941, Knochen signale que le PCF « orchestre systématiquement ces manifestations… »

    Le préfet du Finistère en avril 1941, dans son rapport mensuel daté du 4 avril remarque : « Parmi les adversaires de la Révolution Nationale on peut distinguer : 1°) les communistes qui sont aussi actifs qu’irréductibles… doivent être considéré comme rebelles à toute propagande… »

    On peut aussi citer le journal réactionnaire d’Amiens, qui, en avril 1941 écrit : « Alors que sous le poid de la défaite, en passant par les radicaux, tous ont renoncé à l’activité collective, les communistes seuls ont maintenus l’organisation. »

    Le 16 juin 1940, les communistes brestois constituent leur premier dépôt d’armes au Bouguen, provenant d’armes abandonnées par l’armée anglaise. Trois jours plus tard, l’armée allemande arrive à Brest !

    Le 17 juin 1940, c’est avec un jour d’avance sur celui du général de Gaulle que Charles Tillon, chargé de réorganiser le Parti communiste dans le sud-ouest, un des dirigeants du PCF et futur chef des FTPF, lance un appel à la résistance contre « le fascisme hitlérien » :



  • simir simir 11 janvier 2022 19:20

    Suite

    Encore des individualités :

    Le 6 juin 1940 le Parti communiste français a officiellement – quoiqu’interdit et persécuté – proposé au gouvernement de prendre des mesures radicales pour défendre l’existence de la patrie. Le communiste Georges Politzer, qui sera fusillé par les nazis deux ans plus tard, a remis, le 6 juin, au ministre Anatole de Monzie (qu’il connaissait personnellement pour avoir travaillé avec lui à « l’Encyclopédie française ») un texte en cinq points rédigé par Benoît Frachon, et quelques autres dirigeants communistes, parmi lesquels Arthur Dallidet et, sans doute Victor Michaut. Le Parti communiste propose :

    1) Transformer le caractère de la guerre, en faire une guerre nationale pour l’indépendance et la liberté ; 2) Libérer les députés et les militants communistes ainsi que les dizaines de milliers d’ouvriers emprisonnés ou internés ; 3) Arrêter immédiatement les agents de l’ennemi qui grouillent dans les Chambres, dans les ministères, et jusque dans les états-majors, et leur appliquer un châtiment exemplaire  ; 4) Ces premières mesures créeraient l’enthousiasme populaire et permettraient une levée en masse qu’il faut décréter sans délai ; 5) Il faut armer le peuple et faire de Paris une citadelle inexpugnable.

    Il s’agit, en fait, du tout premier appel à la Résistance. On en trouve l’esprit – et parfois la lettre – dans les tracts clandestins que diffuse à l’époque le Parti communiste (il en existe des exemplaires au Musée de la Résistance nationale de Champigny).

    Le témoignage de Mounette Dutilleul permet de se rendre compte que les propositions du Parti pour faire de Paris une « forteresse inexpugnable » sont dans la logique de positionnement du PCF. Contrairement à l’affaire de la demande de reparution légale de L’Humanité, qui est le fruit de la désorganisation du Parti, les propositions transmises par Politzer sont l’expression de la ligne politique

    L’Humanité saisie du 26 août 1939 ne titrait-elle pas sur toute sa largeur : « Union de la nation française contre l’agresseur hitlérien »

    Mais il n’est pire aveugle.....



  • simir simir 11 janvier 2022 19:14

    suite

    Dès juin et juillet 1940 et bien que désorganisés par l’arrestation de nombreux dirigeants, les communistes conscients que les combats ne s’arrêteraient pas avec la capitulation de Pétain et l’occupation de la France, commencèrent à ramasser des armes abandonnées par l’armée française en déroute.

    L’OS (Organisation Spéciale du PCF) qui avait pour charge de protéger les imprimeries clandestines, ainsi que les cadres du Parti pourchassés par la police française, fut au lendemain de la libération, officiellement reconnue et homologuée par les services du Ministère des armées comme « unité combattante » à partir d’octobre 1940.

    Les FTPF et les FTP-MOI ont été à leur tour homologués « unité combattante » à partir du premier mai 1941.

    Parmi les animateurs de l’OS se distingueront des hommes qui paieront de leur vie la gloire des premières armes.

    CARRE, LOSSERAN, REBIERE, COQUILLET, KERNIEN, MARCHANDISE, MIRET-MUST, HEMMEN… tous fusillés en 1941 et 1942.

    La liste des survivants artisans de l’OS est moins longue que celle des morts.

    Quant à « l’action directe » contre l’occupant et ses valets, préconisé dès le début par les communistes et longtemps vilipendée par les « attentistes », démontre que les communistes n’attendirent pas l’invasion de l’URSS pour la mettre en pratique, en effet :

    En juillet 1940 : A Nantes, une famille d’instituteurs communistes nommée Leroy, a saboté une centrale électrique qui a privé Nantes de lumière. Une amende importante a été infligée à la ville par les occupants. Le même jour les Leroy ont effectué une distribution de tracts appelant à la Résistance.

    Début août 1940 : Dans le Nord, dans l’arrière salle d’un petit café de Dechy, une douzaine d’hommes sont réunis, qui se jurent d’agir contre l’occupant. Il y avait là Eusebio Ferrari, les frères Martel, les frères Camphin, Debarge, tous communistes.

    Le lendemain, les habitants de Fenain virent flotter en haut d’un pylône de haute tension, un immense drapeau rouge avec l’inscription «  COURAGE ET CONFIANCE ».

    Toujours au mois d’août : Les mêmes incendient plusieurs véhicules de l’armée d’occupation et font sauter un train allemand.

    En décembre 1940 : Ils dynamitent la génératrice et la sous station de Benory-Cumichy.

    Toujours en décembre 1940 : à l’autre bout de la France, dans le Var, Roger Landini, secrétaire des jeunesses communistes et ses camarades, font dérailler en pleine gare de triage de Fréjus-Plage, 8 wagons de marchandise destinée à L’Allemagne alors que la Zone-Sud n’était pas occupée.

    En mai 1941 : Ils abattent des soldats hitlériens à Lambersart.

    Dans son livre « Les FTP » Charles Tillon écrit : « Dans une circulaire en date du 28 novembre 1940 le Préfet de l’Aube fait connaitre que le Parti Communiste aurait organisé le ramassage sur tout le territoire des armes abandonnées par l’armée française ». Et Tillon ajoute : « En Corrèze fin décembre 1940, vingt groupes de trois sont déjà formés et agissent ».

    Ces pionniers de « L’action immédiate » y compris contre les troupes occupantes auront, bien avant l’invasion de l’Union Soviétique ET ALORS QUE LEUR ACTION DEMEURAIT LARGEMENT IMCOMPRISE PAR LE PEUPLE DE NOTRE PAYS, DEMONTRE PAR L’EXEMPLE ET PAR DE NOMBREUX SACRIFICES, que la violence devenait la plus grande école du patriotisme résistant.

    Dans son livre, La vie quotidienne des résistants de l’Armistice à la libération l’historien-résistant Henri Noguères qui n’était pourtant pas communiste a écrit : « Je pense que c’est faire un injuste procès à un grand nombre de résistants et de faire insulte à de nombreux morts communistes que de propager cette idée reçue selon laquelle la résistance n’aurait commencé pour le Parti communiste qu’au lendemain de l’agression contre l’URSS. Tillon à Bordeaux, Marcel Paul en Bretagne, Romagon en Champagne, Ouzoulias à Paris, Lecœur dans le Nord et ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d’autres, qu’il n’est ni convenable, ni simplement décent de prétendre, comme l’ont fait tant de mémorialistes à mémoire courte et sélective et tant d’historiens à vue basse plus soucieux d’atteindre leur objectif que de faire preuve d’objectivité, que seuls des communistes agissant à titre individuel ont participé au combats de la résistance pendant la toute première année, ont regroupé dès 1940 tant de militants communistes dans la résistance active […] Notamment en créant l’Organisation Spéciale (O.S.) qu’il n’est pas convenable ni même simplement décent de prétendre, comme l’ont fait tant de mémorialistes à mémoire courte et sélective et tant d’historiens à vue basse plus soucieux d’atteindre leur objectif que de faire preuve d’objectivité, que seuls des communistes agissant à titre individuel ont participé aux combats de la Résistance pendant toute la première année. »



  • simir simir 11 janvier 2022 19:12

    @Marc Dugois
    Pas du tout le parti était désorganisé avec des députés déportés et la loi Sérol qui punissait de la peine de mort les activités communistes.

    Les préjugés sur la Résistance qui veulent que les communistes aient commencé la Résistance qu’après l’invasion de l’URSS en été 1941, ont la peau dure, mais n’ont aucun fondement historique.

    Le 23 octobre 1941, 4 mois après l’agression de l’URSS, Charles de Gaulle, lors d’un message radiodiffusé de Londres, déclare ouvertement qu’il ne faut « pas tuer d’Allemands » et attendre les ordres, alors que le Parti communiste avait déjà commencé depuis plusieurs mois, officiellement et ouvertement, la Résistance armée contre l’occupant. Reproche t-on ceci à de Gaulle ? Jamais ! Les communistes étaient en avance sur tout le monde, les plus actifs et les plus déterminés, il serait peut-être temps de le reconnaître. Les communistes furent les premiers à prendre les armes et c’est un communiste, le Colonel Fabien qui tira sur l’officier allemand le 21 août 1941 au métro Barbes et qui donna le signal de la lutte armée générale contre l’occupant.



  • simir simir 11 janvier 2022 18:26

    "Dans cette immense majorité qui soutenait Pétain et voyait De Gaulle comme un « emmerdeur » qu’elle désirait « emmerder », il y avait les communistes "

    Encore un mensonge (ou une méconnaissance crasse de l’histoire)

    61 parlementaires communistes (60 députés et un sénateur) ne peuvent siéger : depuis le 16 janvier 1940, ils sont déchus de leur mandat6 à la suite du pacte germano-soviétique7,5 et du décret-loi d’Édouard Daladier du 26 septembre 1939 interdisant le Parti communiste (72 députés communistes avaient été élus en 1936).

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