@Eric F « bizarre, dans un autre débat (...) vous ne parliez pas alors de manipulation par les sondages. » _____________
Je suis heureuse qu’il y en ai au moins un qui le remarque ! Un candidat qui gagne sans faire campagne, sans avoir de programme, sans débattre, sans défendre son bilan qui après cinq ans de hauts et de bas est forcément mitigé, c’est tellement anormal, que tout le monde aurait dû songer qu’il y avait eu tricherie quelque part. Pourtant, j’ai eu beau ces quinze derniers jours insister grossièrement ce sur le fait, que Macron avait gagné de façon surréaliste et que les Français devaient être réellement fous amoureux de lui (bien qu’ils n’en aient pas l’air), j’ai eu beau frapper à droite comme à gauche là où ça fait le plus mal, personne n’a remis en question l’honnêteté du processus électoral ! Alors j’ai fini par écrire ce que je pensais, ceci en sachant que rares seraient ceux qui verseraient dans mes “délires complotistes anti-sondeurs”. Hi Hi Hi ! C’est normal, nous savons de longue date que les humains n’inclinent jamais de bon cœur et c’est un euphémisme, à envisager que ce qu’ils imaginent comme une libre décision de leur part, puisse être le résultat d’une manipulation. Mais bon, je l’aurais quand même écrit. Ceux qui voudront se donner la peine de réfléchir à l’énorme influence des sondages, à leur réelle faculté de faire l’élection, par le biais du vote utile, et surtout au fait que leur travail n’a rien d’un processus démocratique soumis de bout en bout au contrôle des citoyens et bien ceux-là réaliseront comme moi que c’est une troublante coïncidence que la SEULE combinaison politique qui pouvait GARANTIR la victoire de Macron sans faire campagne, soit précisément celle qui s’est imposée.
@chantecler « J’essaie de vous suivre.... » ________________
Vous réalisez que ça n’a rien de banal ou négligeable qu’un candidat l’emporte sans faire campagne, sans avoir de programme, sans défendre un bilan plus que mitigé et sans même avoir à débattre ? Si cela vous semble normal, ne continuez pas plus loin la lecture, nous ne pourrons jamais nous comprendre. Sinon, je vous invite à réaliser que le fonctionnement des instituts de sondages n’a rien d’un processus démocratique soumis de bout en bout à l’observation et au contrôle des citoyens et que l’influence des sondages sur le vote des Français est réellement colossale.
Si ceux-ci nous avaient dit que Macron est à 25, Zemmour à 23 et Hidalgo à 20, avec Mélenchon et le Pen semés à 3 et 2%, que ces sondages disent vrai ou mentent, leur réalité virtuelle serait devenue réalité tout court. Les électeurs de Marine le Pen auraient tous voté Éric Zemmour et ceux de J.L Mélenchon l’auraient abandonné dans l’espoir d’imposer Hidalgo face à Macron. Le seul problème, c’est que les électeurs de droite républicaine qui ont voté Macron seraient dans ce cas allés vers Zemmour qui lui avait un programme économique parfaitement calibré pour eux. Et les électeurs sociaux démocrates, voyant la possibilité d’avoir une candidate de leur couleur, auraient pu eux aussi quitter Macron pour aller vers Hidalgo. Bref, en faisant cela, les sondages n’auraient eu aucune certitude d’imposer Macron comme président. Il aurait pu être éliminé au premier tour. Mais voilà, la combinaison qui s’est imposée est la seule qui pouvait garantir la victoire de Macron en toutes circonstances : Macron/MLP/JLM. Un hasard, vous croyez ?
La vraie question est donc de savoir si les instituts de sondages sont honnêtes. Sont-ils dirigés par une race d’humains plus vertueux que le commun des mortels, des êtres imprégnés d’un sens du devoir et de l’honnêteté qui dépasse celui de gens comme vous et moi et qui fait que nous pouvons avoir une foi totale en leur travail sans que des observateurs ne s’immiscent à chaque étape du processus de réalisation des sondages, comme dans un processus démocratique normal ? Si vous pensez que ces sondeurs sont des êtres d’une pureté morale hors norme, alors vous n’avez pas à craindre d’avoir été manipulé. Sûrement que le duel Macron/le Pen/Mélenchon s’est spontanément imposé aux Français sans que les instituts de sondages n’interviennent pour le faire naître et sans doute que Macron est effectivement l’homme le plus intuitif de tous les temps. Il aura vu venir ce triplet depuis novembre et compris qu’il n’avait pas besoin de se donner un programme et de faire campagne. Allez savoir, peut-être est-il réellement prescient...
@chantecler « Y’ en avait il un autre possible ? » ________________
Évidemment ! Aucune autre combinaison que celle Macron/le Pen/Mélenchon, dans cet ordre précis (je précise), ne permettait la victoire certaine de Macron. Si les sondages nous avaient dit que nous avions un triplet Macron, Zemmour, Hidalgo, plus rien n’aurait été sûr, car les électeurs de droite républicaine qui ont quitté Zemmour pour se reporter sur Macron n’en auraient rien fait, de mêmes que les électeurs de gauche sociale démocrate n’auraient pas eu besoin de se reporter sur Macron. Ce dernier aurait pu perdre sa première place et laisser Hidalgo en découdre avec Zemmour. Cette combinaison ne garantissait donc pas la victoire de Macron. Remplacez Zemmour par Pécresse avec Hidalgo, là aussi Macron perdait le vote de la droite républicaine ainsi que celui de gauche social démocrate. Mettez simplement Mélenchon avant le Pen et là encore, l’on n’était plus certain que Macron soit élu. Pourquoi ? Parce que si LFI a voté Macron pour faire barrage à le Pen, il n’était pas du tout évident que le RN voterait Macron pour barrer la route à Mélenchon. Notez à ce propos que les sondages ont comme par hasard sous estimé Mélenchon de 5 points !!! Soi-disant qu’ils ont du mal à mesurer le vote LFI. Ils ont pourtant été d’une remarquable efficacité pour le mesurer à l’occasion du deuxième tour des législatives... Songez maintenant que les sondages nous aient dit que Mélechon était à 22 et le Pen à 23. Toute la gauche aurait voté utile et c’est Mélenchon qui aurait affronté Macron au deuxième tour. Mais voilà, il y a eu une erreur de TOUS les instituts de sondages qui ont mis Mélenchon à 17...
Bref, il n’y avait qu’une seule combinaison possible qui rendait la victoire de Macron certaine, c’était un triplet Macron/le Pen/Mélenchon dans cet ordre. Et le “hasard” a voulu que ce soit exactement celui-là qui émerge. Bien sûr, comme Emmanuel Macron est l’homme le plus intuitif de toute cette planète et de tous les temps, ce ne sont pas les meetings combles de Zemmour en novembre qui lui ont fait peur. Il a tout de suite compris qu’il n’y avait pas lieu de se donner un programme de faire campagne ou simplement de défendre son bilan car l’exacte combinaison politique dont il avait besoin pour gagner allait spontanément se faire jour dans les sondages et lui permettre de gagner les mains dans les poches. Bingo !
Pour moi, c’est le jeu trouble des instituts de sondages qui créent l’abstention. Ces instituts ne révèlent pas l’opinion des Français, comme ils nous le font croire, ils l’a font ! Ils nous enferment dans une réalité virtuelle trompeuse destinée à nous prendre au piège du vote utile. J’ai moi même été tentée par l’abstention quand j’ai vu qu’ils prophétisaient à nouveau le triplet Macron/le Pen/Mélenchon. Il était évident que la droite républicaine allait se ranger aux côtés de Macron pour empêcher un duel le Pen/Mélenchon. La droite ultra-conservatrice de Zemmour allait se ranger dans le camp de l’extrême droite pour éviter un duel Macron/Mélenchon tandis que la gauche allait se ranger dans le camp de l’extrême gauche dans l’espoir inverse de ce duel Macron/Mélenchon. Et le fait est qu’il a suffit que les sondeurs nous sortent ce pronostique, pour assurer de façon inévitable la victoire de Macron. Le pire, c’est que les sondeurs ayant réussi à nous amener à faire le choix qu’ils voulaient, en ressortent avec l’apparence de la fiabilité, mais surtout... de l’honnêteté !
Or je pense que Macron savait que ses amis sondeurs prophétiseraient volontairement le triplet Macron/le Pen/ Mélenchon, vu qu’il ne s’est même pas donné la peine de faire campagne, de présenter un programme, de défendre son bilan voire de débattre. Si vous vous donnez la peine d’y réfléchir, vous verrez que sa victoire surréaliste était impossible, sans le jeu glauque et pernicieux des instituts de sondages. Eh bien, c’est cela à mon sens qui dégoûte les Français et qui les mène à l’abstention, car même s’ils ne comprennent pas tous comment les sondages les ont manipulés et enfermés dans une réalité virtuelle pour les amener à se positionner en faveur de Macron, ils en ressortent néanmoins tous avec le sentiment que voter n’a aucun intérêt, qu’ils sont les pions de gens bien plus habiles qu’eux, qui les mènent tels des moutons.
@olivier cabanel « on en reparle lundi ! » ________________
Si lundi la gauche devait être majoritaire, alors qu’elle a perdu la présidentielle, les militants et partis de gauche devraient se poser la question du bien-fondé du choix de Jean Luc Mélenchon pour les représenter. Mais si en plus la gauche devait perdre les législatives, au lieu de se répéter minablement que Macron est mal élu, les partis de gauche seraient bien avisés d’oser se regarder en face et admettre qu’ils ont été historiquement mauvais et qu’ils sont les seuls responsables de leur débâcle. Car comme je l’ai écrit ci-dessus, en près de cinquante ans, aucun président n’avait réussi à sauver son poste ou sa majorité après cinq années passé au pouvoir. Alors peut-être que la gauche est réellement devenue trop sectaire, peut-être que tout à sa certitude d’être détentrice de la Vérité révélée, elle en a perdu la notion des réalités et ne porte plus les attentes du peuple. La réponse lundi...