« Il n’y a pas eu un rejet d’Emmanuel Macron mais un manque de mobilisation de ses électeurs, manifestement. »
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Ce manque historique de mobilisation pour ces élections est un rejet autant de Macron que de le Pen ou de Mélenchon, les trois larrons d’une même piperie démocratique. Il montre que les Français ne voulaient pas de Mme le Pen qui a été battue au second tour, qu’ils ne voulaient de la NUPES à qui ils ont refusé la majorité qu’elle quémandait et surtout, qu’ils ne voulaient pas de Macron qui n’a pas obtenu la majorité non plus, ceci malgré le misérable taux de participation qui laissait pourtant toutes leurs chances à ses partisans. Les Français ne voulaient aucun des trois finalistes de la présidentielle (Macron/le Pen/Mélenchon) ceux-ci leur ont été imposés par des sondages qui à mon avis étaient manipulés à dessein de battre un candidat qui faisait l’unanimité des sondeurs et des médias contre lui. Je pense que les Français ont entendu Éric Zemmour, qu’ils sont conscients de leur grand remplacement, de leur grand déclassement économique, de la désindustrialisation, de l’affaiblissement de leur système scolaire, de l’effondrement de l’autorité de l’état dans les cités, de la montée de la violence, ils savent distinguer les gangsters des cités des hooligans, quant ceux-ci sévissent au stade de France, ils savent tous que leur civilisation se meure et que ça n’est pas un cauchemar, mais la réalité. Je suis convaincue que si les instituts de sondages n’avaient pas triché, pour forcer les Français à choisir entre Macron, le Pen et Mélenchon, c’est M. Zemmour qui serait président et lui, il aurait obtenu une majorité, parce que les Français qui comme moi se sont abstenus, seraient allés voter. Cette assemblée tellement aberrante sous la cinquième république est la conséquence de cette tricherie initiale qui a entachée la présidentielle, elle est surtout désormais l’image de la décadence dans laquelle nous sommes entrés et, hélas, de notre chute désormais inexorable.
@Eric F — « les instituts (...) étant en concurrence, ils ne peuvent se permettre de trop fortes distorsions »
C’est sûr que si la même pluralité existe chez eux que dans les médias on ne court aucun risque.
— « Macron était quasi certain de gagner quelle que soit la combinaison »
Quasi certain, presque certain et j’en mettrais presque ma main au feu ne suffisent pas pour se lancer sans programme, sans débat et sans même vouloir faire campagne ou défendre son bilan dans une course à la présidentielle. Pour réussir dans ces conditions SURRÉALISTES, il faut une combinaison qui permettrait de faire élire un chien à votre place ! Et c’est précisément celle qui s’est imposée.
Je plaisante, ne vous en faites pas. Mais le fait est que cette discussion ne mène à rien. Je vous l’ai dit, rares sont les humains qui acceptent facilement d’envisager que ce qu’ils prenaient pour une libre décision de leur part puisse être le fruit d’une manipulation. Si vous avez voté pour le candidat dont vous avez toujours souhaité la victoire, vous n’avez pas à vous en faire.
@Eric F « Macron coche toutesces cases : pas besoin de faire campagne, les média la font indirectement pour lui. » _____________
Oui, après tout pourquoi pas, il est possible que les médias aient réussi à susciter l’exaltation des Français pour un projet d’avenir novateur qui n’existait pas et que personne n’a promu. Il est également possible, même si cela prête à sourire, que Macron soit réellement doué d’une forme de prescience. Peut-être qu’en novembre dernier, face aux salles combles de Zemmour, Macron eût le pressentiment que s’imposerait la seule combinaison politique qui pouvait lui permettre de gagner sans combattre. Ce qui expliquerait qu’il n’eût pas cru bon de développer et soutenir un projet politique tant soit peu enthousiasmant.
Il est aussi possible, sinon probable, que je projette sur les sondeurs mes propres turpitudes. On dit que l’on juge les autres d’après soi et ils est sûrement vrai, dans mon cas, que si je disposais d’un pareil moyen d’influence sur mes concitoyens et donc de la possibilité de commettre le crime parfait, je m’en servirais pour servir mes propres visées. Et il est possible, que les sondeurs soient d’une autre race humaine que moi, qu’ils soient des êtres dont la noblesse et la pureté de l’âme les mettent par essence à l’abri de ces basses tentations. Aucun lieu de s’alarmer qu’un tel pouvoir sur le jeu démocratique reste pourtant totalement hors du contrôle des citoyens.
Et donc, pour finir, peut-être n’y a-t-il pas lieu de s’étonner de la victoire improbable de Macron. En fait, la seule chose qui est certaine, c’est que l’on ne me reverra jamais plus gaspiller mon argent pour venir jusqu’en France afin de participer à cette momerie de démocratie et prendre part à un vote. Si des gens peuvent être élus sans projet politique à quoi bon se soucier des projets politiques et surtout à quoi bon voter ? Comme dit mon époux, les politiciens n’ont pas besoin de nos votes, tels les mafieux, ils ont juste besoin de notre argent pour nous offrir leur protection quand nous en avons besoin. Je me bornerai donc à verser de l’argent aux vainqueurs potentiels pour qu’ils saches qui sont ses amis au moment opportun. De toute façon, les sondages nous donnent la tendance générale et nous ne sommes que des individus. Nous ne pouvons rien faire à notre échelle pour lutter contre la puissance écrasante de la masse et de son opinion révélée (vraie ou mensongère).
« Hidalgo... C’est juste pas sérieux j’ai décroché la » _____________
Gagner sans programme, sans faire campagne, sans défendre son bilan et sans même avoir pris le temps d’élaborer un programme, ça vous semble beaucoup plus crédible ? Si l’on peut gagner de cette façon, alors le chien de Macron aurait pu faire le boulot et même Hidalgo ne vous en déplaise. Eh oui !
Si l’on peut gagner de cette façon alors ça ne sert plus à rien de présenter un programme aux Français et l’on peut même se demander à quoi sa sert d’aller voter.