c’est désormais un illusoire Edorado du fait de notre lent déclin
Le Japon décline mais l’Europe et les USA ne déclinent pas. Les économies développées avancent aujourd’hui moins vite que celles des pays émergents, c’est normal et cela s’explique. Les économies émergentes ont des possibilités de croître bien supérieures aux nôtres car, du fait de leur petite taille, elles peuvent trouver à l’exportation un fort potentiel de croissance. Mais ce potentiel décline à mesure que ces économies grandissent pour la simple raison que le monde ne peut pas absorber à l’infini la croissance de leurs exportations d’autant que leur niveau de vie s’élève. Il vient donc toujours un moment où ces économies voient leurs exportations stagner et, comme ce fut le cas pour le Japon et maintenant pour la la Chine, elles sont forcées de se tourner vers la demande intérieure pour tirer leur croissance économique. Et là forcément le dynamisme n’est plus le même et devient semblable à celui des sociétés développées comme les nôtres. La Chine annonce désormais une croissance à 5% ceci bien sûr pour complaire aux objectifs de ses leaders, mais dans la réalité elle est plus vraisemblablement de 3,5%.
Cependant, contrairement à nous, la Chine est une nation dont le vieillissement de la population n’est pas compensé par l’immigration. Le Japon des années 90 qui se trouvait dans la même situation que la Chine n’a jamais réussi à tirer de sa demande intérieure une croissance économique durable et, après des années de stagnation, il a commencé à décliner fortement. Comment la Chine passera ce cap ? Il y a les optimistes et les pessimistes. Ceux qui parient sur le dynamisme de la jeunesse chinoise et ceux qui lui prédisent un destin à la japonaise.
Toujours est-il que nous-mêmes ne devons pas verser dans le déclinisme. L’économie française continue de croître, certes pas autant que celles des USA et de nombreux pays occidentaux, mais elle ne décline pas. Il y a un rééquilibrage des richesses mondiales qui est en train de s’opérer. Les économistes de gauche s’acharnent à voir le néo-libéralisme et la mondialisation comme des sources d’inégalités croissantes. Or les faits nous montrent que c’est le contraire. Bien qu’il existe et continuera sûrement d’exister un petit nombre de pays riches qui concentreront une grande part des richesses mondiales, nous assistons d’ores et déjà à un rééquilibrage à l’échelle planétaire des richesses. Une sorte de classe moyenne émerge et tend à rassembler la plus grande portion des richesses comme cela semble logique et je dirais même sain !
Maintenant est-ce que le destin de la Chine est de rester dans cette classe moyenne ou d’intégrer le groupe des pays riches ? C’est difficile à dire. Car avec une population aussi vaste, il semble difficile d’imaginer que la Chine puisse atteindre le même niveau de richesse que nous. Toutefois, il faut voir que d’ici un siècle, la Chine ne comptera pas davantage d’habitants que l’Europe ce qui rendrait son accès au club des pays riches possible. Toute la question est de savoir comment la Chine vivra son déclin démographique : verra-t-elle se stabiliser sa croissance à un rythme de pays développé ou connaîtra-t-elle un déclin à la japonaise ? L’avenir le dira à ceux d’entre nous qui vivront les plus vieux..
les profits et revenus financiers sont de moins en moins taxés
Cette bienveillance envers les investisseurs tient au fait que M. Macron avait compris, LUI, que la réindustrialisation de la France ou la création d’entreprise n’est pas une affaire de volonté politique. Aucun politique n’a le pouvoir de décider la réindustrialisation de la France, tout ce qu’il est possible de faire c’est que la France soient et demeurent une terre propice à l’investissement et l’entreprenariat.
Du reste, à quoi bon faire l’autruche en parlant des profits qui seraient insuffisamment taxés : la réalité économique c’est que la croissance cette année a de bonnes chances d’être en dessous de 1% et donc qu’il n’existe pas de trésor caché dans lequel il nous serait loisible de puiser pour financer les retraites.
Avec 1,68 enfants par femme (toutes les origines confondues) et sans immigration, la population va décliner et rendre impossible le financement des retraites. C’est fatal ! Donc soit on fait entrer des immigrés pour regonfler nos effectifs, soit on fait une croix sur la retraite par répartition.
Les 10% de majoration retraite en cas de famille nombreuse
Il ne faudrait pas que cette mesure s’applique aux « français de souche récente » car j’ai bien peur qu’il seraient les seuls à en profiter
Du reste, si le problème de la dénatalité se résumait à une question d’argent, il faudrait encore mieux ne pas faire d’enfant et placer l’argent économisé afin qu’il rapporte plus que les 10% en question. Aux USA, il existe une retraite par répartition pour les faibles revenus. En fait, la part de remplacement qui peut être élevée pour les faibles salaires, décroît à mesure que l’on monte en revenu et devient vite insignifiante, d’où la nécessité de s’appuyer sur d’autres dispositifs. Est-ce que les couples américains aux revenus les plus élevés ont plus d’enfants ? Non, c’est même le contraire. Cela nous montre que cette idée de donner 10% de retraite supplémentaire n’inciterait pas les couples à avoir plus d’enfants puisque, même la suppression pure et simple de la retraite par répartition, ne ferait que pousser les couples vers d’autres solutions, mais pas à s’appuyer sur une famille nombreuse pour assurer leur avenir comme dans les anciennes civilisations.
Outre l’industrie, les ’’services’’ et le commerce sont également automatisés,
L’industrie occidentale a besoin de s’automatiser pour être compétitive face à la concurrence des travailleurs des pays émergents. Si nous essayions de récupérer les gains de productivité ainsi générés nous détruirions l’industrie de nos pays.
Du reste, la croissance française en 2024 devrait selon les projections osciller entre 0,8 et 1,1%. Où retrouvez-vous dans cette misérable croissance les gains de productivité que vous attribuez à l’automatisation des services ? Où se trouve le trésor caché de la France qui permettrait de financer les retraites sans augmenter l’âge de départ ni faire entrer des immigrés ?
Enfin, en ce qui concerne les grands groupes, je suis sûre qu’il ne vous a pas échappé que la valeur des entreprises cotées dépassait toujours largement les dividendes. Pour info, les entreprises du CAC40 ont augmenté leur profit de près de 2 milliards d’Euro en 2023 soit une hausse de 1,55%. Et cela s’est traduit par un accroissement de leur valeur en bourse de 16,5%. L’accroissement de leur valeur ne signifie donc pas (et c’est peu dire) qu’il existe un trésor de même valeur régulièrement versé aux actionnaires lequel pourrait contribuer à financer les retraites.