Il y a simplement création monétaire. Les bons du trésors sont un emprunt du gouvernement US auprès du public, mais cet emprunt est souscrit en totalité par le Réserve fédérale, l’institut d’émission (ou banque centrale) US. La Réserve est, théoriquement indépendante du gouvernement, je dis théoriquement, parce que, en l’occurence, elle va au devant des désirs de ce gouvernement.
La Réserve fédérale va simplement imprimer des dollars qui ne lui coûteront que de l’encre et du papier. Avec comme coût, pour le peuple américain, une augmentation de l’inflation et l’espoir que cette création monétaire stimule la croissance. Le coût pour les créanciers des USA, essentiellement la Chine et le Japon, mais aussi tout ceux qui ont des comptes en dollars, c’est une dépréciation (dévaluation de facto) du dollar et donc une diminution de la valeur de leurs créances.
Je vois pour la France un tout petit point positif. Sarko espérait se refaire une santé grâce à présidence française (et non pas la présidence de Sarko) du G20*. mais comme le G20 a toute les chances maintenant de se transformer en une vaste foire d’empoigne ... Et tout ce qui peut démolir Sarko est une bonne chose pour la France, plus il descendra vite, plus rapidement la France aura l’espoir de remonter la pente. * Espoir sans doute vain, parce Sarko n’est absolument pas pris au sérieux par les autres chefs d’état, il suffit de lire la presse étrangère pour s’en rendre compte.
Eh bien, je suis indigne et je suis fier de l’être. Cela fait bien longtemps que je boycotte les produits Israéliens.
Et pourtant, je ne suis absolument pas partisan de la disparition de l’État d’Israël.
Au contraire, je souhaite un état d’Israël fort, laïque (pourquoi cache-t-on qu’il est actuellement la proie de minorités extrémistes religieuses ?), respectueux des minorités, non raciste, etc.
Tout comme je souhaite, à coté de cet État d’Israël un état Palestiniens ayant les mêmes qualités de laïcité, respect, anti-racisme, etc.
Et force est de constater que l’État d’Israël actuel a été pris en otage par une clique d’aventuriers sans scrupules. Ah, il est bien loin le temps des Kibboutz.
@l’auteur, Je ne voterais ni non, ni oui à votre article.
Pas non, parce qu’il soulève un réel problème. Mais c’est l’habitude des USA de ne pas reconnaître leur responsabilité dans la destruction de certains pays.
pas oui, parce que, lorsque vous dites « ...Bien que le Laos n’ait jamais pris part à cette guerre,... » vous masquez totalement la guerre « civile... » du Laos. Implicitement, vous sous-entendez que le Laos n’a servi que de champ de bataille. C’est en partie vrai, mais en partie seulement.
Cette guerre, dite « civile » a duré, grosso-modo de 1953 à 1973, soit, tout de même, vingt ans. Très schématiquement, et sans trop de soucis chronologiques, elle a impliqué au moins 3 parties : 1) Le Pathet Lao avec à sa tête le prince Souphanouvong, Pathet Lao que l’on dira, par souci de simplification, communiste. 2) Les neutralistes sous la direction du prince Souvanna Phouma (cousin de Souphanouvong). 3) Les pro-USA, d’abord incarnés par le roi Sisavang Vong, puis par son file Savang Vatthana et enfin par le général Phoumi Nosavan. La minorité montagnarde des Hmong, sous l’égide de Vang Pao fait également partie de ce groupe. Encore actuellement, les Hmong sont très étroitement contrôlés par le gouvernement Laotien.
Deux de ces entités étant aidées par leurs alliés : - Pour le Pathet Lao, Vietminh puis armée de la RDNV, Chine et URSS. - Pour les pro-USA, les USA évidemment, l’armée sud-vietnamienne pro-USA, l’armée thaïlandaise, des troupes philippines.
Le neutraliste Souvanna Phouma, essayant tant bien que mal de jouer un numéro d’équilibriste.
C’est dans ce cadre là que l’aviation US a largement, mais alors très largement, dévasté le pays.
À part ça, une des façons d’aider les laotiens, c’est d’aller visiter leur pays. Bien sûr, ce n’est pas forcément du tourisme de confort, mais certainement du tourisme enrichissant (sur le plan intellectuel). Les laotiens sont des gens accueillants, reposants, les notions d’heure, de rendez-vous, d’horaire sont très approximatives, rien à voir avec l’activité fébrile et besogneuse des vietnamiens. Une plaisanterie de la région dit : Les vietnamiens labourent la rizière, sèment et repiquent le riz, les cambodgiens regardent le riz pousser et les laotiens écoutent le riz pousser. Et, après tout, dans la mesure où ils arrivent à assurer leurs besoins, n’ont-ils pas raison ?
Je suis lié par des liens familliaux avec le Vietnam, mais j’apprécie aussi énormément le Laos. Ce sont deux pays de civilisations totalement différentes quoique voisins. Le Vietnam est de culture sinisée, on y mange avec des baguettes ; Le Laos est plutôt (plus ou moins) de culture hindouiste, on y mange avec la main, éventuellement avec une cuillère. Ma reflexion sur la façon de manger est loin d’être anecdotique.