Claude Simon, où ai-je dis qu’il ne fallait pas pratiquer une politique de relance économique ?
Bien au contraire, j’ai appelé à une hausse des impôts pour les
responsables de la crise (schématiquement, actionnaires, banquiers et
rentiers fortunés) pour, à la fois, ne pas endetter encore plus le pays
et disposer de moyens pour une politique économique active.
C’est à dire que je préconise une politique totalement inverse de celle qui est suivie actuellement.
Mais je ne me fais pas trop d’illusions, les dirigeants actuels (et j’ai
bien peur que les futurs ne soient du même tonneau) ne sont pas au
service de l’ensemble du peuple français, mais au service d’une petite
minorité, celle justement que j’aimerais frapper au porte-monnaie.
C’est surtout que l’État islandais n’a pas renfloué les banques.
Celles-ci ont fait faillite, la belle affaire, les banquiers n’ont que ce qu’ils méritent ! Les islandais n’ont fait qu’appliquer le B, A, BA de l’économie capitaliste. Parce que, jusqu’à preuve du contraire, les tenants du capitalisme justifient les extravagants revenus des dirigeants et des possédants par le fait qu’ils prenent des risques. Alors, quand ces risques se réalisent, qu’ils l’assument !
Mais dans la douce France la réalité, c’est plutôt la privatisation des bénéfices et la socialisation des pertes. Tant que l’économie privée est bénéficiaire, il n’est pas question de toucher à ces revenus, au contraire, il faut baisser les impôts. Quand la saison des vaches maigres est venue, alors là, on va demander à l’État, c’est à dire aux contribuables, de faire un geste. Que l’État prenne des participations, mais, surtout, sans qu’il se mêle de la gestion de l’entreprise et sans droit d’intervention. C’est le résultat le plus clair de la politique menée par la droite au pouvoir. Bref, les possédants sont toujours gagnants, le « petit » peuple et la classe moyenne (qui pourtant se croit possédante et en conséquence vote à droite en majorité, MDR) toujours perdants.
Alors, comme la majorité, pas seulement la majorité électorale, mais la majorité réelle du peuple français est à droite, je dirais : « bien fait pour les français s’ils en prennent plein la gueule, ils n’ont qu’à réfléchir ». Mais cela me navre de le penser !
Je crois katalizeur que tu n’as pas mis totalement en évidence la profonde imbécillité de cet article. en effet on peut lire dans le même article : "...le retour à la croissance ne peut se réaliser qu’à la faveur d’un
accroissement substantiel des dépenses publiques....« et : »...Les réductions d’impôts tout récemment adoptées aux USA autoriseront
ainsi un redressement - au moins provisoire - d’une activité économique
qui aurait été condamnée à décliner dangereusement du fait des
réductions des dépenses publiques. ..."
C’est typiquement du Santi, l’homme qui se croit économiste, ou, pire, qui l’est !
Parce que vouloir à la fois l’augmentation des dépenses publiques et des réductions d’impôts, c’est ce foutre royalement de l’avenir et obérer le futur de nos enfants.
En bon keynésien, j’approuve totalement l’augmentation des dépenses publiques pour relancer la machine économique. En revanche, soucieux des comptes publics et de ce que nos enfants auront à payer, je désapprouve totalement les réductions d’impôts, au contraire, je préconise une augmentation des impôts pour les classes les plus riches et celles qui ne sont pas productives : les rentiers (à ne pas confondre avec les retraités) et actionnaires qui n’ont eu que la peine de naître. À l’instar de Mme Bettancourt (c’est juste un exemple), qui n’a jamais rien fait de sa vie que d’encaisser des rentes. Les salaires totalement indécents des dirigeants devraient aussi être frappés plus lourdement.
Après tout, la Suède est un pays qui réussit, économiquement, bien mieux que la France (sans avoir les richesses naturelles françaises) et qui frappe ces catégories de citoyens de prélèvements fiscaux allant jusqu’à 80 % de leur revenus.
À titre personnel, si l’on me donne les revenus de Mme Bettencourt, je suis tout à fait disposé à payer 80 % d’impôt sur ces revenus, je serais encore plus que largement gagnant par rapport à ma situation actuelle qui est pourtant loin d’être misérable.
Bref, comme toujours avec Santi, du grand n’importe quoi, enrobé dans un verbiage qui se veut économique.
Souvenez-vous, le 18 décembre 2006 à Charleville-Mézières, le candidat Sarkozy proclame : "Je veux, si je suis élu Président de la République, que d’ici à deux ans
plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de
froid.".
Largement plus de 2 ans se sont passés depuis l’élection de Sarkozy. Il n’y a donc plus de SDF et, partant, ils ne meurent plus de froid. CQFD !
Il n’y a qu’un type, médecin médiocre au demeurant, qui a trouvé le bon filon pour faire une carrière tout ce qu’il y a de plus profitable : l’humanitaire.
Il est loin d’être le seul. Je voyage assez souvent dans des pays dits du « tiers monde », c’est effarant de voir les représentants des ONG sortir de leurs gros 4x4 climatisés, venir faire quelques pirouettes médiatiques devant les déshérités et ensuite retourner bien vite dans leur hôtel 5*.
Par exemple, on estime qu’à Haïti, 60 % du PIB est fourni par les dons. Mais les sommes dégagées par les dons ne font que passer, elles payent les infrastructures et les salaires des milliers d’ONG présentes. Ces sommes ne vont pratiquement jamais jusqu’à la population et ne changent en rien les conditions socio-économiques du pays.
Ces gens là, et Kouchner en est, les profiteurs de la misère, sont totalement répugnants.
Pour être juste, il faut aussi dire que, sur le terrain, on rencontre aussi beaucoup de gens dévoués, qui vivent immergés dans et comme la population locale, mais ce n’est pas la majorité et ceux-là ne sont absolument pas médiatiques. Malheureusement, parce que, pratiquement pas connus, il ne reçoivent que peu de dons, malgré le remarquable boulot qu’ils font.