La réussite individuelle n’est absolument pas une garantie de la justesse d’une organisation sociale.
Je suis fils de parents ouvriers, qui se sont saignés aux quatre veines pour me faire faire des études (grande école d’ingénieurs). Tout en étant resté la totalité de ma carrière un salarié, salarié privilégié il est vrai, mais salarié quand même, j’ai pu acquérir une maison proche d’une ville d’importance moyenne et une résidence secondaire sur les bords de la Méditerranée.
Cette "réussite" individuelle ne me fait pas oublier d’où je viens et, surtout, ce qu’endurent l’immense majorité des Français. Je suis prêt à troquer une bonne partie de mon bien-être matériel actuel au profit d’une société plus juste, plus chaleureuse et plus humaine. Par exemple, cela ne me gênerais absolument pas d’être plus fortement imposé, pour autant que j’aie la certitude que ma participation soit effectivement utilisée pour améliorer le quotidien du plus grand nombre. Dans la société actuelle, j’ai plutôt l’impression que la contribution de la calsse moyenne va plutôt enrichir les déjà riches.
Je te rejoins en partie, la foule est souvent turbulente, et ses "décisions" confinent parfois à la folie.
Mais, lorsque tout est bouché, lorsque la "France d’en bas" (comme disait l’autre) n’arrive plus à vivre décemment, n’arrive plus à, simplement, survivre, n’arrive plus à se faire entendre, y-a-t-il un autre moyen que de manisfester son mécontement, mieux sa colère, que de descendre dans la rue ?
Et puis, ne serait-ce que cela, le 29 janvier est en train de foutre une belle trouille à Sarko et ses complices. Après tout, la révolution française a débuté par des jacqueries qui semblaient au départ sans trop de conséquences.
Dalat-1945, je crois que c’est un ancien de l’Indo, qui ne s’est pas consolé d’avoir pris une pâtée de la part du Vietminh en 1954.
C’est aussi, sans doute un ancien de l’Algérie (j’en suis un aussi, mais contre mon gré) qui regrette que l’OAS n’ait pas pu prendre le pouvoir.
Bref, pour moi, il est totalement discrédité.
Pour répondre à Geoges Cake qui dit : "Un musulman ne peut être que pour la guerre tant que l’Islam ne règnera pas sur le monde entier. " je dirais que j’ai souvent cotoyé des musulmans, jamais, absolument jamais ils n’ont essayé de me convertir. Tout au plus n’arrivaient-ils pas à comprendre, qu’agnostique, je n’aie aucune croyance. Je n’en dirais pas autant de certains cathos, témoins de jéhovah, mormons et autres sectaires qui me cassent souvent les pieds. Pour être juste, j’ajoute que j’ai aussi beaucoup d’amis juifs et eux aussi n’ont jamais chercher à me convertir.