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stephanemot

stephanemot

Auteur et avant-centre évoluant entre Séoul et Uqbar.

"Dragédies - La mer amarrée et autres dragédies"
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"La Ligue des Oubliés - L'autre histoire du football"

Terrains de Je : portail personnel (stephanemot.com), blogules.com (blogules en Français), blogules (en Anglais), mot-bile.com (sur la mobilité - en Anglais), footlog.fr (sur le futchebol), SeoulVillage.com (sur la Corée), LittleShopOfErrors.com (goûts et couleurs), CitizenCame.com (visiteurs).
mot (n.m.) : Xe siecle. Emprunté du latin tardif muttum
- son, mot.
- unité signifiante composée d'un ou plusieurs phonèmes et dont la forme graphique est généralement précédée et suivie d'un blanc dans le texte
- son, signe, lettre ou groupe de sons, de signes, de lettres, servant à désigner des objets, à exprimer des actions, des sentiments, des idées, ainsi que leurs apports
- auteur insignifiant servant à exprimer des humeurs, généralement précédé et suivi d'un blanc dans la conversation

Profils : LinkedIn et FaceBook 

Tableau de bord

  • Premier article le 10/05/2007
  • Modérateur depuis le 31/07/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • stephanemot stephanemot 4 mai 2007 16:41

    Si vous souhaitez vraiment la modernisation du PS, ne votez pas Royal dimanche. Si elle gagne, c’est la chienlit. Si elle perd de peu, elle continuera à semer la confusion dans les rangs. Si elle s’effondre, on pourra réellement reconstruire.



  • stephanemot stephanemot 4 mai 2007 16:30

    J’apprécie votre franchise, votre sincérité, votre honnêteté et votre clarté, autant d’éléments qui ont cruellement manqué à Ségo mardi soir.

    Royal a tout misé sur la forme dans ce débat, et les 3 points que vous citez l’illustrent chacun à leur manière.

    1) Faute de pouvoir / vouloir rentrer dans le détail de son programme (soit je me mets à dos la gauche de la gauche, soit je me mets à dos la gauche du centre), elle a joué la carte de l’anecdotique et d’exemples particulièrement marquants pour l’auditeur lambda (le double viol, le chèque de 8M d’euros). Si elle s’en était tenu là ça pouvait passer mais elle se laisse comme toujours emporter par sa propre dynamique de fuite en avant par accumulation de propositions : le raccompagnement des femmes flics est effectivement incroyablement farfelu mais on n’était pas en meeting et il n’y avait pas une foule acquise à sa cause en face d’elle. Sarko n’a pas loupé l’occasion de relever l’énormité.

    2) Sur la forme, elle a effectivement réussi son grand numéro sur les handicapés. C’est là où elle a gagné des points en combativité et en pugnacité. Mais dans le fond personne n’est dupe :

    * Ségo avait clairement annoncé qu’elle allait mordre, Sarko était prévenu, la seule question était de savoir où et quand

    * Sarko avait déjà fait le même topo larmoyant en prime time, quelques jours auparavant, avec les mêmes termes et devant la même Arlette Chabot. Ségo a revu et rerevu tous les débats et n’a donc rien découvert le soir même.

    * Elle a donc choisi de frapper ici et avec cette forme-ci, de décocher à cet instant précis la formule « tout n’est pas possible ».

    C’etait donc une stratégie mûrement préparée et un choix pas nécessairement mauvais. Elle a été plus crédible sur la forme que Sarko, dont le numéro larmoyant ne trompe effectivement personne. Elle était d’autant plus crédible que pour une fois, elle s’appuyait sur un fond, mettant le doigt sur sa plus noble réalisation. En revanche et sur le fond toujours, la réalité est moins noire que ce qu’elle décrit (des progrès ont été réalisés sous Jospin comme sous Raffarin, et beaucoup reste à faire) et surtout Sarko n’est en rien responsable du sujet.

    Je crois d’ailleurs qu’il était hors sujet, dans des figures imposées. ça s’était déjà vu avec Chabot, Ségolène a fort judicieusement choisi ce défaut dans la cuirasse par ailleurs inattaquable pour frapper.

    En tout état de cause, sa « colère saine » n’avait rien de spontané.

    3) Si Sarkozy a été « écrasé », c’est par le poids du monologue, pas par le choc des idées. Le discours de Royal n’a ni queue ni tête et ça s’est encore vérifié hier soir à Lille : réécoutez le long délire surréaliste précédant son « osez osez osez osez », c’est proprement hallucinant, je ne crois pas qu’un responsable politique puisse parler comme ça dans une grande démocratie de nos jours, j’étais embarrassé pour les Delors & co du premier rang. Ses débats à Science Po, elle a du tous les gagner à l’usure, il y en a comme ça... smiley. Sarko est effectivement un avocat plus convainquant, et ses effets de manche font un peu moins automate.

    Enfin, je pense que tous les deux ont une façon bien à eux de négocier. Chacun s’appuie sur un certain charme, un certain culot, et un certain égo. 3 ingrédients sans lesquels personne ne peut arriver au second tour d’une présidentielle.



  • stephanemot stephanemot 4 mai 2007 14:42

    Sarkozy termine le débat comme Bayrou avant lui - très perturbé par un « débatteur » qui ne l’écoute pas.

    Elle parle effectivement aux caméras, mais parce qu’elle n’est pas dans le débat, parce qu’elle refuse l’essence même du débat, n’accepte aucune contradiction et interdit même à Sarkozy de lui répondre juste après lui avoir demandé quelle était sa réponse sur un point donné !

    Le dialogue / monologue avec Bayrou avait donné lieu à un autre moment surréaliste : ignorant totalement son co-locuteur, emportée par son propre discours, Ségo est partie dans une envolée comme si elle était en plein meeting, levant les bras et s’adressant aux caméras, criant à la foule absente alors que Bayrou était bien présent, à moins de deux mètres d’elle.

    Si quelqu’un a rétréci au lavage, c’est bien la ségosphère / ségobulle : Royal a perdu 13 points de sympathie dans l’affaire, et elle a décomplexé ceux qui doutaient de son caractère mais n’osaient pas le formuler.

    Et pourtant, comme vous l’avez noté, je ne pense pas que Sarkozy ait été particulièrement bon mardi. Il a tout simplement fait le choix du fond sur la forme et ça a payé.



  • stephanemot stephanemot 4 mai 2007 14:24

    L’objectivité n’existe pas. Même animé des meilleurs sentiments, le journaliste, l’éditeur, le diffuseur, le consommateur... chacun apporte des biais inévitables, propres à l’humain comme aux machines dont il se sert (toute caméra est subjective).

    Le tout est d’en avoir conscience et de conserver un regard critique. Les médias crédibles s’effortent de présenter les principaux points de vue (ex la BBC), mais on ne peut pas compter sur la seule bonne volonté de quelques uns.

    A l’échelle du pays, il est possible de renforcer les garanties pour l’avenir :

    - par l’éducation et la pédagogie. Cela vaut pour les médias classiques, mais aussi pour internet. Les enseignants le savent bien, ils doivent déjà sensibiliser leurs élèves sur la distance à prendre avec certaines sources, l’importance de diversifier ses sources (ex Wikipedia est un outil formidable mais à consommer avec modération).

    - par le renforcement des règles (législatives et autres) de transparence. j’applaudis naturellement les propositions de passer par des commissions publiques pour les grandes nominations, et sur la nécessité d’interdire le mélange des genres pour des conglomérats fortement dépendants des marchés publics.

    Comme « quick fix », il ne serait pas inutile d’imposer une signature claire sous chaque logo de media (ex une société du Groupe Untel - pas l’entité juridique mais le nom sous lequel le public le connait le mieux).



  • stephanemot stephanemot 4 mai 2007 13:53

    Le PS est mort le 29 mai 2005 et ses dirigeants le savent parfaitement. Les électeurs les plus naïfs ne l’ont pas encore compris, et aux premiers rangs figurent les plus jeunes, militants admirables mais aveuglés par le discours infantilisant de Ségo, incapables d’ouvrir les yeux devant son insondable vacuité.

    Les réformateurs modernistes au sein du PS savent bien que l’avenir ne passe pas par elle. Comme Bayrou, ils ont intérêt à ce que la ségobulle se dégonfle. DSK ayant pris du retard en novembre dernier, Bayrou cherche à capitaliser sur son premier tour pour préempter le terrain.

    Son message est clair : je veux réunir le centre autour d’une force majeure à dominante centre gauche, et je suis le vrai leader de l’opposition républicaine à Sarkozy (d’où mon non au vote Sarko)... mais je ne suis certainement pas le valet de Ségo, qui n’a ni l’étoffe d’un président, ni celle d’un leader (d’où mon « non-oui » à son égard, parfait hommage à sa vacuité).

    Le vrai rapport de force n’est pas entre Ségo et Bayrou mais entre Bayrou et DSK. Fabius essayera de récupérer les miettes sur la gauche de la gauche, mais il n’a pas plus l’étoffe d’un leader.

    Le ménage doit être fait de toute façon. Dommage qu’il n’ait pas été fait plus tôt (rendons ici hommage au talent d’acrobate de François Hollande).

    L’essentiel est qu’il ne se fasse pas aux dépends des Français si ceux-ci portent Ségo à la tête du pays, scénario qui ne ferait que des perdants à l’exception du couple Ségolande.  smiley

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