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  • Tarouilan Tarouilan 30 novembre 2008 22:21

    C’est pas aux produits "illicites" ........ que l’occident en crise de capitalisme libéral veut mettre fin..... mais il veut faire du protectionnisme pour toute la production chinoise.... la, on va bien se marrer :

    Demain en Europe....... LE MOINDRE ECRAN PLAT  : 15 000€, LE MOINDRE CERCEUIL : 10 fois les prix actuels... Regarder tout les produits made in china....dans votre magasin préféré..... et multipliez les prix par 10......



  • Tarouilan Tarouilan 30 novembre 2008 21:41
    Premier mythe, « L’occupation du Tibet par la Chine » : « Cette accusation est constamment entendue. Mais la réalité est la suivante : le Tibet a fait partie intégrante de la Chine sous la dynastie des Yuans, à partir du milieu du XIIIe siècle, bien avant l’indépendance des Etats-Unis (1776), l’intégration de la Corse à la France (1789) et celle de la Bretagne à la France (1532). La communauté internationale reconnaît que le Tibet fait partie intégrante de la Chine. C’est aussi la position du gouvernement français. Prétendre que la Chine occupe le Tibet, c’est comme si quelqu’un affirmait que la France occupe la Bretagne, la Bourgogne, la Côte d’Azur ou la Corse ! ».
    En 1949, tout juste avant la victoire de Mao Zedong, dans un livre qu’il publie sur LES RELATIONS USA-CHINE, le Département d’Etat américain lui-même publiait une carte éloquente en elle-même : en toute clarté, aussi bien le Tibet que Taiwan y figuraient comme parties intégrantes de la République de Chine. Elisabeth MARTENS ajoute que « Quand on parle de « colonisation » d’un pays par un autre, il faut, au minimum, qu’il y ait deux pays. Dans ce cas précis, faut-il rappeler que le Tibet n’a jamais été reconnu comme « pays indépendant » ? Au 13ème siècle, le Tibet est annexé à la Chine par les Mongols, et au 18ème les Mandchous ont divisé leur empire chinois en 18 provinces, dont la province tibétaine. Fin du 19ème, l’empire britannique envahit le Tibet et y installe ses comptoirs de commerce (…) Donc, si on analyse les faits de manière historique, on ne peut parler ni d’invasion, ni de colonisation, ni de génocide. Les émeutes qui ont eu lieu ce mois de mars 2008 doivent être analysées dans un contexte économique en tout premier lieu, sans oublier que le Tibet est un des terrains de combat entre les E-U et la Chine, depuis longtemps ».
    Deuxième mythe, « Les droits de l’homme sont bafoués au Tibet » : « Pour certains, le gouvernement chinois est « le vilain des vilains », tandis que le dalaï-lama est « le saint des saints ». Quelle est la réalité ? Avant 1959, quand le dalaï-lama gouvernait le Tibet, le régime qu’il pratiquait était le servage, qui est pire que le régime du Moyen Age en Europe. Sous ce régime, les serfs, qui représentaient 95% de la population tibétaine, n’étaient pas considérés comme des êtres humains, mais plutôt comme des bêtes de somme ayant tout simplement la faculté de la parole (…) En 1959, le dalaï-lama, avec l’appui de forces étrangères, surtout de la CIA, a déclenché une rébellion contre le gouvernement central, dans le but de maintenir à jamais le servage au Tibet. Cette rébellion a été mise en échec. Le dalaï-lama a pris la fuite puis s’est réfugié en Inde. Le servage a été aboli au Tibet en 1959. Ce qui veut dire que sur le plan des droits de l’homme, le Tibet a fait un progrès sans précédent dans son histoire ». « Il suffit de lire des écrits historiques d’auteurs européens sur le Tibet pour s’en convaincre », ajoute cet analyste. Mais au sein de l’imposture médiatique, royaume frelaté et virtuel de l’immédiat, qui lit, qui vérifie encore une information ?
    On notera aussi que le même mediamensonge est propagé sans relâche à propos de l’Afghanistan, livré à l’obscurantisme religieux et féodal par les USA et leurs valets occidentaux. Les mêmes qui ont fait du fameux Commandant Massoud, qui finançait ses troupes de guérilla par le trafic de drogue et était un de ses chefs de clans obscurantistes mercenaires des USA, un héros de pacotille. Les seules heures heureuses de l’Afghanistan, avec notamment l’égalité des droits pour les femmes et un enseignement généralisé, ont été celles du pouvoir pro-soviétique. La situation est la même au Tibet : « Depuis, des avancées inouïes sur les plans politique, économique, éducationnel ou culturel ont été réalisées. Quelques chiffres le montrent : avant 1959, la population tibétaine était d’un million, aujourd’hui 2.4 millions, dont 95% sont Tibetains. Avant 1959, l’espérance de vie des Tibétains était de 35.5 ans, maintenant 67 ans. Avant 1959, le taux de scolarité des enfants n’était que de 2%, aujourd’hui il s’est élevé à 81.3%… Les faits sont là ».
    Troisième mythe, « Le gouvernement chinois est en train de détruire l’identité culturelle tibétaine » : « C’est une autre grave accusation. Or, la Chine est un pays multiethnique : il y a cinquante-six ethnies en Chine. Les Han sont la majorité, ils représentent à peu près 92% de la population, le reste est partagé par cinquante-cinq ethnies minoritaires de la Chine. Quand on parle de la culture chinoise, il s’agit d’une culture à laquelle ont contribué les cinquante-six ethnies chinoises sans exception. La culture chinoise n’est pas exclusive, mais plutôt inclusive. Ce qui explique son dynamisme, sa vitalité et sa longévité. En d’autres termes, la culture tibétaine, tout en conservant son identité, fait partie intégrante de la culture chinoise. C’est le propre de la culture chinoise. Au Tibet, l’étude de la langue et de l’écriture tibétaine est garantie par la loi. Les établissements scolaires pratiquent un système d’enseignement bilingue, tout en donnant la priorité aux cours en tibétain. La radio et la télévision du Tibet consacrent plus de 20 heures par jour à des émissions en tibétain, etc. Aujourd’hui, le Tibet n’est plus fermé, il est ouvert au monde. Beaucoup de touristes étrangers le visitent ».
    Elisabeth MARTENS ajoute que « dans l’enseignement, le bilinguisme est obligatoire et pratiqué dans toutes les écoles que nous avons visitées (primaires, secondaires et supérieures) ; des instituts de tibétologie ont été ouverts à l’intention des jeunes tibétains (ou autres) qui désirent approfondir l’étude de la culture tibétaine : y sont donnés des cours de langue, de médecine, de théologie, de musique et danse, de pratiques artisanales, etc. Donc je pense que c’est vraiment un non-sens de dire que la culture et la religion sont opprimées ou détruites ».
    Ici aussi la propagande occidentale ressert de vieilles recettes éprouvées contre l’URSS, la Transdniestrie (PMR) ou la Yougoslavie. Celles qui ont notamment présenté la Yougoslavie – celle de TITO comme celle du Président Milosevic – comme un Etat pratiquant le « nettoyage ethnique », alors qu’il s’agissait d’un Etat multinational et multiculturel. Et que ce sont précisément les états issus de la destruction de la Yougoslavie avec l’appui de Washington et de l’OTAN – Croatie, Slovénie, Kosovo – qui ont été nettoyé ethniquement (non seulement des Serbes mais des autres minorités, Roms, Turcophones, Hongrois notamment). Elisabeth MARTENS précise qu’ « en fait, les discours ethniques ne sont là que pour expliquer au grand public des guerres que se font entre elles les grandes puissances : cela s’est vu dans les Balkans, en Irak, en URSS, cela se reproduit au Tibet ».
     


  • Tarouilan Tarouilan 30 novembre 2008 21:40
    La vérité sur le Tibet :
    UN NOUVEAU FRONT DANS LE COMBAT POUR LA DOMINATION DE L’EURASIE !
     
    « Le Tibet devient stratégiquement et idéologiquement important. Puisque l’indépendance du Tibet peut servir la lutte contre le communisme, il est de notre intérêt de le reconnaître comme indépendant (…) Toutefois, ce n’est pas le Tibet qui nous intéresse, c’est l’attitude que nous devons adopter vis-à-vis de la Chine »
    (Rapport de l’Office des Affaires Etrangères des USA, avril 1949)

    « Il faut foutre le bordel pendant les JO à Pékin ! »
    (Daniel Cohn-Bendit, député « européen »)

    « Les faits parlent plus fort que n’importe quel discours »
    (proverbe chinois)
    L’impérialisme américain ouvre un nouveau front dans son combat pour la domination de l’Eurasie : le Tibet. Le but de la nouvelle offensive occidentale est de prendre l’Eurasie en tenaille. Comme le fait remarquer LE FIGARO (Paris), « dans les monastères, l’agitation a commencé en octobre, lorsque le Congrès américain a reçu le dalaï-lama à grand fracas ». L’une des branches de cette tenaille étant l’expansion de l’OTAN à l’Est afin de réduire définitivement la Russie, après la destruction de l’URSS et de la Yougoslavie.
    L’autre branche vise à affaiblir le second pilier de l’Eurasie libre : la Chine, principal partenaire de la Russie dans le « Groupe de Schangaï », l’alliance politico-militaire eurasiatique qui se dresse face à l’OTAN et aux USA.
    « D’autre part, à quel Tibet pense le Dalaï Lama quand il commence à brandir le drapeau de l’indépendance ?, demande Domenico Losurdo, spécialiste du Tibet (« La Chine, le Tibet et le Dalaï-lama », L’ERNESTO. RIVISTA COMUNISTA, n° 5, novembre/décembre 2003). C’est le Grand Tibet, qui aurait du rassembler de vastes zones hors du Tibet proprement dit, en annexant aussi les populations d’origine tibétaine résidant dans des régions comme le Yunnan et le Sichuan, qui faisaient partie depuis des siècles du territoire de la Chine et qui furent parfois le berceau historique de cette civilisation multiséculaire et multinationale. C’est clair, le Grand Tibet représentait et représente un élément essentiel du projet de démantèlement d’un pays qui, depuis sa renaissance en 1949, ne cesse de déranger les rêves de domination mondiale caressés par Washington ». Une autre spécialiste du Tibet, Elisabeth MARTENS (auteur du livre TIBET, LA COMPASSION DES PUISSANTS), le « Grand Tibet » est « un territoire qui équivaut à cinq fois la France, quasi le tiers de la Chine, et qui correspond plus ou moins (parce qu’il n’y avait pas de cartes à l’époque) à ce qu’était le Tibet à la fin de la dynastie des Tubo, au 9ème siècle ».
    Ella ajoute que « la dimension géostratégique est au cœur du problème, bien sûr et ce, dès le début du 20e siècle. Il ne faut pas oublier que l’Europe avait beaucoup de « concessions » en Chine au début du 20e siècle et que le Tibet était, pour ainsi dire, sous la tutelle des Anglais. La prise de pouvoir par les communistes a mis fin à cette semi-colonisation. Je crois que chez nous, on n’a pas digéré cela. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, ce sont les E-U qui ont repris le flambeau avec la guerre froide en toile de fond. Le Tibet et le DL sont devenus deux excellents chevaux de bataille pour les E-U dans leur tentative de diviser la Chine ».
    Dans la nouvelle offensive contre la Chine, menée au moment le plus médiatique avec l’ouverture des prochains jeux olympiques à Pékin (on se souvient du jeu similaire mené à l’occasion des jeux de Moscou dans les années 80), le mythe du Dalaï-lama joue un rôle déterminant.
    Création géniale de la CIA, digne des pires mensonges du Docteur Goebbels, ce mythe a fait du régime féodal et obscurantiste de la caste des bonzes tibétains, dominé par l’exploitation et le servage en pleine seconde moitié du XXe Siècle, un modèle de « démocratie » (sic) et de « liberté » (resic). La base de la société tibétaine féodale, telle qu’elle existait jusqu’à la libération chinoise, reposait sur la distinction entre « demi-dieux » et « êtres inférieurs » ! Elisabeth MARTENS, qui fait autorité sur le sujet, analyse la féodalité tibétaine : « cette féodalité s’est figée durant un millénaire autour d’un pouvoir religieux extrêmement répressif et conservateur. Le Tibet a été arrêté dans son évolution en raison de ce pouvoir omniprésent et omnipotent. Il ne faut pas oublier que les monastères possédaient plus de 70 % des terres tibétaines, le reste allant aux familles nobles. Jamais n’a existé un pouvoir théocratique aussi puissant et aussi riche dans le monde. C’était incomparable avec ce qui se passait chez nous au Moyen-âge où les monastères devaient se faire une petite place à l’ombre des châteaux forts. Avec l’avènement de la RP Chine en 49, il fut d’autant plus difficile pour le haut clergé tibétain de renoncer à ce pouvoir (…) Etre responsable d’un monastère au Tibet à l’époque féodale, c’était être grand propriétaire foncier : les terres, et les biens sur ces terres, y compris les serfs, appartenaient au monastère. Cela explique pourquoi il y eut tant d’assassinats dans les rangs du haut clergé tibétain et de guerres entre les différentes écoles du Bouddhisme tibétain ».
    Goebbels n’est par ailleurs pas loin de la campagne actuelle de la CIA. On ignore souvent que le créateur du mythe tibétain actuel propagé par Hollywood et les media occidentaux est un nazi, envoyé spécial de la SS arrivé au Tibet dans le cadre d’une expédition financée en 1939 par le Reichführer SS Himmler, l’Autrichien Heinrich HARRER, auteur du livre SEPT ANS AU TIBET : « dans sa recherche des origines de la race « aryenne » ou « nordique » ou « blanche », la mythologie raciste et le Troisième Reich ont souvent regardé avec intérêt l’Inde et le Tibet : c’est de là qu’allait partir la marche triomphale de la race supérieure (…) Harrer arrive en Inde du Nord (aujourd’hui Pakistan) et, de là, pénètre au Tibet. Lorsqu’il rencontre le Dalaï-lama, il le reconnaît immédiatement, et le célèbre, comme membre de la race supérieure blanche ». Il écrit ce qui suit : « Sa carnation était beaucoup plus claire que celle du tibétain moyen, et par certaines nuances plus blanche même que celle de l’aristocratie tibétaine ».
    On notera à nouveau le rôle des idiots utiles de la caste culturo-médiatique occidentale dans la construction de ce mythe, tous se précipitant sur les plateaux de télévision pour donner une image séduisante à la vieille crapule féodale et réactionnaire qu’est dans la réalité le Dalaï-lama. Tout comme la France de 1945, la culture européenne aura grand besoin un jour prochain de Commissions d’épuration …
    Toujours dans cette optique, nos media aux ordres veulent ignorer que les événements actuels au Tibet résultent d’émeutes racistes et xénophobes. Comme le souligne Elisabeth MARTENS dans LE COURRIER (Genève, 27 mars 2008), « Les violences qui ont eu lieu à Lhassa le 14 mars 2008 ont été perpétrées par des groupes de manifestants tibétains. Les témoignages des étrangers présents sur place vont tous dans le même sens : les agressions visaient les Chinois (les Han) et les Hui, majoritairement des Musulmans. Des personnes ont été incendiées vives, d’autres ont été battues à mort, déchiquetées au couteau ou lapidées. Les armes utilisées étaient des cocktails Molotov, des pierres, des barres d’acier, des poignards et des couteaux de boucher. Il y a eu 22 morts et plus de 300 blessés, quasi tous des Hui et des Han. Il s’agissait d’actes criminels à caractère raciste » . Elle ajoute que « la haine raciale vis-à-vis des musulmans est ancrée de longue date dans le Bouddhisme tibétain et véhiculée par lui (par le Kalashakra) : c’est en raison des invasions musulmanes dans le nord de l’Inde au 10ème et 11ème siècles que les maîtres tantriques ont été se réfugier au Tibet. Le Tantrisme indien, devenu au Tibet le bouddhisme tibétain, a gardé vis-à-vis de l’Islam une rancœur de longue durée à cause des persécutions musulmanes ». Serge Lachapelle, un touriste de Montréal, dit : « Le quartier musulman a été complètement détruit, plus aucun magasin ne tenait debout ». On est bien loin des « gentils bonzes » persécutés et autres « manifestants pacifiques » !
    Dans LE FIGARO du 22/09/2000 (le mythe et la réalité à propos du Tibet), un spécialiste de la Chine dénonçait les « trois mythes » de la propagande occidentale concernant le Tibet.
    Premier mythe, « L’occupation du Tibet par la Chine » : « Cette accusation est constamment entendue. Mais la réalité est la suivante : le Tibet a fait partie intégrante de la Chine sous la dynastie des Yuans, à partir du milieu du XIIIe siècle, bien avant l’indépendance des Etats-Unis (1776), l’intégration de la C


  • Tarouilan Tarouilan 29 novembre 2008 21:22
    « Lorsque le Dalaï Lama et la classe des propriétaires étaient au pouvoir au Tibet, 95% de la population étaient des serfs féodaux, sans aucun droit humain. Ils pouvaient être vendus comme des marchandises. Ils étaient fréquemment insultés et battus ou devaient même affronter des châtiments d’une rare violence : par exemple, on leur arrachait les yeux, on leur coupait la langue ou les oreilles, les mains ou les pieds, on leur arrachait les tendons, à moins qu’on ne les noyât ou qu’on ne les projetât dans le vide depuis le sommet d’une falaise. Il était interdit de sortir de sa classe. »
     

    Afin de conférer au 14e dalaï-lama une apparence de respectabilité, on le présente, lui, l’ancienne figure de proue principale du servage féodal à structure sociopolitique théocratique, comme un « représentant de la démocratie » et il ose prétendre que « la démocratie a été de tous temps son idéal » et qu’il « fait la promotion de la démocratie parmi les Tibétains en exil ».
    Nous pouvons constater que les sociétés humaines passent en général par trois stades d’évolution : la théocratie, la monarchie et les droits civiques. Il est tout simplement abscond, sinon (extrêmement) ridicule, de décrire le dalaï-lama, ce symbole vivant de la théocratie, sous les traits d’un « combattant pour la démocratie ».
    Que s’est-il réellement passé au Tibet, avant 1959, lorsqu’il était dirigé par ce dalaï-lama qui prétend que la démocratie est son idéal ? Avant 1959, les terres et les habitants du Tibet n’étaient autres que les fiefs des institutions des gouvernements, monastères et nobles tibétains locaux, c’est-à-dire les trois principales catégories de propriétaires qui soutenaient le servage féodal tibétain. Constituant moins de 5 pour cent de la population totale du Tibet, ces trois principales catégories de propriétaires possédaient la quasi-totalité des terres arables, des prairies, des forêts, des montagnes, des cours d’eau et du bétail. Elles étaient non seulement habilitées à exploiter les serfs de façon vampirique, mais elles exerçaient également un pouvoir dominateur sur leurs personnes. Les serfs et les esclaves, qui représentaient 95 pour cent de la population du Tibet, ne disposaient d’aucun droit fondamental de l’homme et n’avaient aucune liberté. Dès la naissance, les serfs appartenaient à un propriétaire. Leur existence, leur mort et leur mariage étaient à l’entière disposition de leur propriétaire. Traités comme du bétail, les serfs pouvaient être vendus, achetés, transférés, proposés en guise de dot, offerts à titre gracieux à d’autres propriétaires de serfs, utilisés pour apurer des dettes ou échangés contre d’autres serfs.
    Afin de protéger leurs propres intérêts, les propriétaires féodaux de serfs maintenaient en place un système social hiérarchisé et strict en même temps qu’ils exerçaient un pouvoir cruel. Les Treizième et Seizième Codes, qui ont été utilisés jusqu’à la fin des années 1950, stipulaient clairement le prix de la vie des diverses catégories sociales, allant de personnes aussi bon marché qu’un vulgaire cordage de paille à d’autres, plus chères que l’or. Les gouvernements locaux étaient dotés de cours de justice et de prisons et les grands monastères, de même que les nobles, avaient leurs propres prisons aussi. Les serfs qui osaient se révolter étaient persécutés selon le bon plaisir des seigneurs, sous cette dictature cruelle.
    Ils étaient fréquemment insultés et battus ou devaient même affronter des châtiments d’une rare violence : par exemple, on leur arrachait les yeux, on leur coupait la langue ou les oreilles, les mains ou les pieds, on leur arrachait les tendons, à moins qu’on ne les noyât ou qu’on ne les projetât dans le vide depuis le sommet d’une falaise.
    Les trois principaux ordres de propriétaires forçaient les serfs à assurer toutes sortes de corvées et à payer un loyer, ils les exploitaient en pratiquant l’usure. Les serfs devaient non seulement assurer des corvées pour les diverses institutions des gouvernements locaux, les fonctionnaires et l’armée, mais ils devaient également travailler sans le moindre salaire à l’entretien des récoltes et du bétail au profit des seigneurs, tout en payant diverses taxes. Certains d’entre eux devaient également s’acquitter de taxes et de corvées au profit des monastères.
    Des statistiques ont montré que les taxes collectées par les gouvernements locaux du Tibet étaient répertoriées en plus de deux cents catégories et que les corvées assumées par les serfs au service des trois principaux ordres de propriétaires représentaient plus de 50 pour cent de leur travail, voire entre 70 et 80 pour cent en certains endroits. Avant la réforme démocratique, le montant total de l’usure au Tibet était deux fois plus élevé que celui de la production totale des serfs.
    Les trois principaux ordres de propriétaires qui dirigeaient le Tibet ancien vivaient principalement dans des agglomérations ou des villes comme Lhassa. Ils étaient étroitement liés par des intérêts communs. Leurs membres – les fonctionnaires, les nobles et les moines supérieurs des monastères – changeaient parfois de rôle pour constituer des cliques dirigeantes puissantes ou pour arranger des mariages entre clans du même rang social dans le but de consolider leurs alliances.
    Ils observaient également une règle stricte stipulant que les personnes de rang élevé et de basse extraction devaient être traitées différemment, ce qui, tant que le plan éthique que dans la réalité, consolidait les privilèges et intérêts des propriétaires de serfs. Les descendants des nobles restaient des nobles à jamais mais les serfs, qui constituaient la majeure partie de la population tibétaine, ne pouvaient jamais s’extraire de leur misérable condition politique, économique et sociale.
    Le degré élevé de concentration du pouvoir et le gel du passage d’une classe sociale à l’autre allaient mener tout droit à la corruption et à la dégénérescence de la classe dirigeante ainsi qu’à la stagnation et à la décadence de l’ensemble du système social.
    « L’intégration de la politique et de la religion » constituait le fondement du servage féodal au Tibet. Sous un tel système, la religion était non seulement une croyance spirituelle, mais également une entité politique et économique. L’oppression et l’exploitation existaient dans les monastères, qui jouissaient eux aussi des privilèges féodaux. Le despotisme culturel régnant sous cette structure sociopolitique théocratique ne pouvait fournir au peuple l’occasion de choisir sa propre croyance religieuse, pas plus qu’elle ne pouvait lui permettre de bénéficier d’une véritable liberté religieuse.
    Les serfs n’avaient aucun droit de l’homme, même le plus élémentaire, et ils vivaient dans une indigence extrême. Un dixième des jeunes hommes du Tibet entraient dans un monastère et se faisaient moines. De la sorte, ils n’étaient pas tenus à la production matérielle ni à la reproduction humaine, et cela aboutit à une dépression économique ainsi qu’à un déclin de la population du Tibet. Avec cet asservissement spirituel et la promesse de la béatitude dans une vie ultérieure, le groupe privilégié des moines et des nobles privaient les serfs non seulement de leur liberté physique, mais encore de leur liberté spirituelle.
    Le dalaï-lama, à l’époque principal représentant du servage féodal tibétain et chef du gouvernement local tibétain, ne s’est jamais embarrassé de « démocratie » ou de « droits de l’homme ». En fait, c’est par crainte de la réforme démocratique que le 14e dalaï-lama et la clique au pouvoir déclenchèrent une rébellion armée en 1959 et gagnèrent l’exil après son échec.
    Après s’être enfuie à l’étranger, la clique du dalaï-lama maintint toujours le cadre politique de base de l’intégration de la politique et de la religion. Selon ce qu’il appelle la « constitution » tibétaine, la dalaï-lama, en tant que figure de proue religieuse, exerce non seulement la fonction de « chef de l’État », mais il bénéficie également du pouvoir décisionnel final dans toutes les questions majeures auxquelles est confronté son « gouvernement en exil ».
    Un phénomène intéressant, ici, c’est que les frères et sœurs du 14e dalaï-lama ont successivement occupé des postes clés, dans ce « gouvernement en exil » dirigé leur frère, prenant ainsi en charge des départements importants. Cinq membres de la famille du dalaï-lama ont été « bkha’ blon supérieurs » ou « bkha’ blon » (très hauts fonctionnaires des gouvernements locaux tibétains de l’ancien régime). La famille du dalaï-lama et plusieurs autres familles contrôlent le pouvoir politique, économique, éducationnel et militaire du « gouvernement en exil » ainsi que ses principaux circuits financiers. Il semble que, ces dernières années, ils se soient mis à suivre les exemples occidentaux en organisant des « élections démocratiques » et en adoptant la « séparation des pouvoirs » mais, en fait, le dalaï-lama est toujours nanti de l’ultime pouvoir décisionnel, son « gouvernement en exil » est toujours étroitement lié à la religion et la fonction de « bkha’ blon supérieur » ne peut toujours être exercée que par des moines. Peu importe donc la façon dont l’entourage du dalaï-lama se pare d’ornements démocratiques puisque, en fait, elle constitue toujours une structure politique théocratique et une coalition de moines de rangs supérieurs et de nobles. La « démocratie » est-elle vraiment possible sous le pouvoir d’une structure politique théocratique et d’une alliance de moines et de nobles ? Le Tibet et d’autres éléments de la communauté tibétaine en Chine ont réalisé voici longtemps la séparation entre la politique et la religion, ils ont accompli des réformes démocratiques et mis en place des gouvernements régionaux autonomes et sont aujourd’hui engagés dans la construction politique et démocratique du socialisme.
    Contrastant avec une telle réalité, le discours creux sur la démocratie que nous servent le dalaï-lama et ses partisans internationaux n’est qu’une parure à bon marché qu’ils exhibent pour abuser le public.


  • Tarouilan Tarouilan 29 novembre 2008 20:47
    CIA : "C’est nous qui avons préparé l’insurrection au Tibet"
     
     
     
    La préparation de la révolte armée a duré des années, sous la direction des services secrets américains, la CIA. C’est écrit noir sur blanc dans « The CIA’s Secret War in Tibet » (La guerre secrète de la CIA au Tibet) de Kenneth Conboy (University Press of Kansas, 2002, 300 pages), un ouvrage à propos duquel le spécialiste de la CIA, William Leary, écrit : « Une étude excellente et impressionnante sur une importante opération secrète de la CIA durant la guerre froide. »
     
    Tibet : pour la liberté, avec la CIA ?

    En 1951, les communistes prenaient le pouvoir au Tibet. Au cours des deux siècles qui avaient précédé, pas un seul pays au monde n’avait reconnu le Tibet comme un pays indépendant. Durant ces deux cents ans, la communauté internationale avait considéré le Tibet comme une partie intégrante de la Chine ou, du moins, comme un État vassal. En 1950 déjà, l’Inde disait que le Tibet était une composante de la Chine. L’Angleterre qui, il y a quarante ans, occupait pourtant une position privilégiée au Tibet, suivit la position indienne au pied de la lettre.

    Seuls les États-Unis se montrèrent hésitants. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, ils considérèrent le Tibet comme appartenant à la Chine et ils freinèrent même l’Angleterre dans ses avances au Tibet. Mais, après la guerre, les États-Unis voulurent faire du Tibet un rempart religieux contre le communisme.

    Contrairement à ce qui se passa avec la question coréenne, ils furent complètement isolés. Ils ne purent mettre sur pied la moindre coalition internationale. En 1951, la majorité de l’élite tibétaine elle-même, y compris l’Assemblée générale élargie, accepta l’accord négocié avec la Chine à propos d’une « libération pacifique ».

    Mais cela changea lorsque, en 1956, les autorités décidèrent d’appliquer une réforme agraire dans les territoires tibétains de la province de Sichuan. L’élite locale n’accepta pas qu’on touche à ses propriétés et droits. Cela allait mener au soulèvement armé de 1959.

    La préparation de la révolte armée avait duré des années, sous la direction des services secrets américains, la CIA. C’est écrit noir sur blanc dans « The CIA’s Secret War in Tibet » (La guerre secrète de la CIA au Tibet) de Kenneth Conboy (University Press of Kansas, 2002, 300 pages), un ouvrage à propos duquel le spécialiste de la CIA, William Leary, écrit : « Une étude excellente et impressionnante sur une importante opération secrète de la CIA durant la guerre froide. »

    Un autre livre, « Buddha’s Warriors – The story of the CIA-backed Tibetan Freedom Fighters » (Les guerriers de Bouddha – L’histoire des combattants tibétains de la liberté soutenus par la CIA), de Mikel Dunham (Penguin, 2004, 434 pages) explique comment la CIA a transféré des centaines de Tibétains aux États-Unis, les a entraînés et armés, a parachuté des armes sur le territoire, a enseigné aux gens comment ils pouvaient se servir d’armes à feu tout en étant à cheval, etc.

    La préface de cet ouvrage a été rédigée par « Sa Sainteté le dalaï-lama ». Sans doute ce dernier considère-t-il comme un honneur le fait que la rébellion séparatiste armée ait été dirigée par la CIA. Dans cette préface, il écrit : « Bien que je croie que la lutte des Tibétains ne puisse être remportée que par une approche à long terme et des moyens pacifiques, j’ai toujours admiré ces combattants de la liberté pour leur courage et leur détermination inébranlables. » (page XI)

    Réactions tibétaines et internationales lors de la prise de pouvoir par les communistes, en 1951, Infortibet, 14 janvier 2008.
    en néerlandais :
    http://infortibet.skynetblogs.be/post/5433093/tibetaanse-en-internationale-reacties-bij-de-

    Le « Cirque de l’ombre : la CIA au Tibet », un documentaire revu, Infortibet, 5 février 2008.
    Compte-rendu en néerlandais :
    http://infortibet.skynetblogs.be/post/5512204/het-schaduwcircus-de-cia-in-tibet-een-documen
    Quand à la C.I.A ....... je ne suis pas du tout psychorigide...... c’est un fait incontournable :


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