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TDK1

Sexe ? Homme - Age ? 50 ans (un tout petit peu plus...) (ça c'est quand je m'étais inscrit, aujourd'hui, c'est plus de 60 !) - Situation familiale ? Marié, un fils - Niveau d'études ? Sup (mais il y a bien longtemps...) - Race ? Celte (waouh, ça va faire jaser...) - Religion ? Catholique Pratiquant ? Oui Doctrino-langue de bois ? Ah ah ! NON - Devise ? "Ex nihilo nihil" et en français, ça donne quoi ? "rien n'est issu du néant", autrement dit "tout a une origine, pour comprendre il faut chercher cette ou ces origines" - Profession ? Conseiller Marketing (40 au service de chefs d'entreprises et de dirigeants politiques, maintenant en retraite) - Engagement politique ? Pas en ce moment Ça chauffe ? Non, en vieillissant j'ai de moins en moins envie de faire de concession et rien de l'éventail des partis ne me satisfait vraiment - Sujets de prédilection ? Économie (macro comme micro), Politique (au sens de Polis, la cité ; je me fous des querelles entre hommes ou femmes "politiques"), Religions, Histoire - Autre chose à ajouter ? Je ne sais pas, la couleur de mon....

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  • Premier article le 18/08/2010
  • Modérateur depuis le 02/09/2010
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Derniers commentaires



  • TDK1 17 février 2012 23:25
    @jesuisunhommelibre

    Néanmoins, cela vous fait faire des raccourcis audacieux (z’êtes marrant vous, il faut répondre sur un sujet de thèse dans un commentaire, bien sûr que je prends des raccourcis. Mais aussi, j’arrive à me faire plus facilement comprendre qu’en assénant des « vérités »....) 
    et des distorsions de la réalité (là, pas du tout...).

    Quelques exemples :

    « Les centrales nucléaires ne devraient jamais être privées », dites-vous. Pour mémoire, le principal accident nucléaire est celui de Tchernobyl, une entreprise d’état. (Ben voyons, vous allez chercher l’Etat soviétique déliquescent de fin de règne pour illustrer votre propos. Qu’ai je précisé dans mon commentaire ? « un Etat fort n’est pas un Etat qui réprime ses citoyens, mais un Etat qui assure les meilleurs services et les meilleures garanties à ses citoyens. » C’est pas nouveau, ça date de Rome. C’est pur jus civilisation européenne greco-latine. L’URSS fin de règne, j’ai connu (de l’intérieur, je précise). C’était la quintessence du j’menfoutisme, l’apothéose du système fonctionarial. Il est clair que qu’en tout état de cause, l’énergie nucléaire n’est à manier que dans un cadre strict. Je suis d’accord que certains Etats que nous connaissons et qui s’équipent actuellement de centrales nucléaires ne paraissent pas pouvoir assurer au niveau de leur structure d’Etat un niveau de sécurité suffisant. C’est un vrai problème de sécurité mondiale. Mais je répondais, et je pense que « Laurent » était aussi sur la même longueur d’onde, essentiellement pour la France et les pays dits développés. Pour en finir avec l’URSS et ses centrales, c’est l’Allemagne qui a payé l’entretien et les travaux sur les autres tranches et sur certaines centrales soviétiques qui manquaient d’entretien et d’équipement. L’Etat soviétique pose le problème de l’Etat sans contrôle démocratique, sans souveraineté populaire et sans transparence. Une réflexion qu’il faudrait relancer par les temps qui courent. ) 
    Fukushima, entreprise privée, n’est pas un accident nucléaire, c’est une catastrophe naturel ayant entrainé des dégâts importants dans une centrale nucléaire, ce qui est totalement différent (Gloups ! Alors là, mon ami, votre idéologie vous aveugle ! Posez la question à n’importe quel ingénieur sécurité, il vous répondra que cette centrale n’était absolument pas aux normes, ni en termes de sécurité contre les tsunamis (les protections était inférieures au dernier tsunami que la région avait connu) ni en termes de redoublement d’équipement (les pompes une fois noyées n’étaient pas doublées), ni en termes de cantonnement des vapeurs radio actives, l’encadrement a complètement zoné, ce que le PDG de la société a reconnu, bref, nous sommes bien dans un accident qui, même s’il n’a pas d’origine nucléaire est un incident nucléaire, classifié comme tel et le plus grave de l’histoie après Tchernobyl. Oui, il y a de graves manquements à la sécurité dans cette affaire, oui, si les conséquences ne sont pas plus graves, pour l’instant, que ce que nous en connaissons, de l’avis de tous, c’est plus grâce à la chance et au sacrifice des hommes qui sont allé refroidir comme ils pouvaient le réacteur que grâce aux dispositions de sécurité. Votre exemple est très mauvais car il est au contriare la preuve, comme l’était avant lui Three Miles Island, qu’une gestiion privée d’une centrale comporte des risques (en soit, c’est compréhensible. Un privé fonctionne sur le potentiel probable de défaut. Quelle est la probablité que tel défaut se produise. Infime, parce qu’il faudrait que tel équipement soit défectueux en même temps que tel autre et qu’en plus il fasse une température qui ne s’est jamais produite dans la région ? On ne couvre pas. La couverture coûterait tant en investissement et tant en entretien, vu le coef de défaut, on zape. Ouais, mais ce qui peut se concevoir sur n’importe quel équipement (après tout si malgré tout ça pète, on est dans les normes de la règlementation, les assurances paieront...) n’est absolument pas acceptable sur un équipement nucléaire. ) que seule une gestion désintéressées (au sens intérêt pécunier) contrôlée et transparente peut assurer. Ceci est un grave problème car du coup, les obscurentistes en profitent pour mettre tout le monde dans le même panier, faire un amalgame et réclamer le retour à l’âge de pierre. )

    D’autre par, si EDF n’avait pas été un monopole, le débat sur le tout nucléaire en France n’aurait pas lieu d’être. De nombreux opérateurs, petits et grands, entreprises ou particuliers, produiraient depuis longtemps de l’électricité sous toutes ses formes, avec avec toute l’ingéniosité de cette multitude. Au lieu de ça, seuls les ingénieurs d’EDF ont fait des choix, et même avec beaucoup de talents, ses choix ont été, par essence, limité.(Très bonne réflexion. Un petit peu brouillonne, mais bonne. En fait, le choix du nucléaire s’impose dès lors que l’on veut maintenir un certaine indépendance à l’égard des pays arabo musulmans qui tiennent en grande majorité le commerce des hydrocarbures et dès lors que l’on fait le pari du développement économique. (je suis d’ailleurs étonné que personne ne fasse remarquer au candidat Hollande (je ne parle pas d’Eva Joly qui ne connait rien aux problèmes d’énergie et d’écologie, qui ne les a découverts qu’il y a deux ans et qui s’est lancée sur ce créneau par opportunisme politique sur les conseil de l’autre pastèque (vert dehors, rouge dedans) Cohn Bendit) que le parc actuel suffit tout juste pour la production actuelle, et qui si il veut relancer la production (comme il dit...) il va lui en falloir beaucoup plus, d’électricité ! Beaucoup plus avec deux centrales qu’il dit vouloir fermer et au moins deux qui vieillissent, va falloir qu’il souffle fort sur ses hélices s’il veut les compenser avec des éoliennes... smiley . Bien, ceci étant votre réflexion est juste mais vous situez mal le problème. Je vous comprends parce que j’ai longtemps fait moi aussi la même erreur. Si nous n’avons pas de petits producteurs d’électricité en France, c’est parce que nous sommes jacobino-centralisateurs. Breton, j’ai milité il y aquelques années pour l’installations de centrales de bio méthanisation dans les élevages (vous savez qu’il y aplus de cochons que de Bretons en Bretagne). Une exploitation pourrait produire son gaz lui permettant d’être autosuffisante (les véhicules peuvent tourner au gaz, le chauffage, le gaz peut produire de l’électricité). Si individuellement , on met qui un panneau solaire qui une éolienne, on peut réduire ses achats d’électricité de 50%. Si on autorise les générateurs sur les cours d’eau... Mais voilà, jusqu’à très récemment tout cela était interdit (ça l’est toujours indirectement). Vous deviez vendre votre électricité à EDF qui vous la revendait (c’est toujours comme cela). Nul. Nul, mais pas de la faute d’EDF ! C’est cela que j’ai compris il y aquelques années. De la faute de nos politiques et de l’opinion natiionale ! Pas question d’être autonome. Vous devez être dépendant. C’est aussi pour cela que nous sommes entrain de foirer lamentablement notre équipement national en énergies renouvelables. Ils nous imposent des grands équipements centralisés ! des champs d’éoliennes off shore ! N’importe quoi ! Les énergie renouvelables ne se conçoivent et ne sont efficaces que si elles sont éclatées et à proximité immédiate des lieux de consommation. Tout sauf le jacobinisme. Donc, ce n’est pas le monoploe d’EDF qui est à l’origine de ce problème, mais l’esprit centralisateur de la France. 
    Maintenant, concernant les producteurs plus importants, hydro électriques par exemple, regardez ce qui se passe. Ils se sont regroupés pour se vendre à EON ! Donc pour faire le jeu d’un mastodonte. Bof !...)

    Peut-on parler aussi de France Telecom, avec le Minitel et la technologie Numeris. (Deux beaux exemples de volontarisme d’Etat. Le Minitel a fait de la France le premier pays au monde à être intégralement connecté à un réseau télématique. Avec, qui plus est, une économie rentable, ce qui est loin d’être le cas avec Internet. La fibre optique est une invention merveilleuse. Ces deux produits n’auraient jamais vu le jour sans l’investissement et la volonté de l’Etat. Ce sont d’ailleurs deux exemples de plus qui abondent dans ma réflexion. Le passage de la télématique minitel à l’Internet a été raté (Au fait, je vous rappelle que Internet aussi est le résultat d’un investissement d’Etat. De même que le GPS !)L’exploitation commerciale « grand public » de la fibre optique a foiré. L’Etat a un vrai rôle à jouer dans l’initiative. Par contre, il faut qu’il assure les relais pour le passage à la phase commerciale.) Grâce à la fin du monopole, des entreprises comme Free ont fait évoluer fortement le marché, en multipliant les avancées technologiques (triple puis quadruple play) et en faisant exploser les prix. Ceux-ci ont été divisé par 5 depuis la privatisation et la fin du monopole. (Bon, nous n’avons pas la même définition d’avancée technologique. Mettre trois ou quatre services dans une boîte pour ne faire payer qu’un abonnement et rendre le client captif, j’appelle cela du marketing, pas une avancée technologique... Faire exploser les prix en utilisant le réseau Orange (France Telecom, payé pour partie par l’Etat) sans avoir d’investissements à charge, j’appelle ça du parasitage, pas une avancée technologique. D’ailleurs, je suis pour ma part favorable à ce que les infrastrucutures soient en grande partie nationales. Imaginez que la couverture mobile (GSM, EDGE, 3G, 4G) soit unique, maillage serré, totlement interconnecté, propriété d’une société d’Etat qui loue l’accès à différents opérateurs qui organisent leurs offres commerciales comme ils veulent... Vous voulez savoir ? Moindre coûts d’investissement (pas d’antennes redondantes), meilleure couverture nationale (chacun ne chercherait pas à ne toucher que les zones à fortes densités), meilleure qualité (maillage plus serré, reprise d’un équipement défaillant par l’interconnection (impossible aujourd’hui)) et coûts moins élevés Et oui, une équipe d’entretien, même renforcée coûte moins cher que quatre, un réseau même plus dense coûte moins cher que quatre.... Et on pourrait appliquer ce raisonnement à d’autres secteurs.)

    On peut poursuivre avec l’Education Nationale, qui coûte pour un collégien, 2000 euros de plus par an, tout compris et pour exactement la même prestation, qu’un établissement privé sous contrat ! (Ça c’est complètement différent. Je considère comme une grande avancée l’institution scolaire, l’école gratuite, l’instruction pour tous. Oui, il est du rôle de l’Etat de permettre à tous d’accéder à l’instruction et aux meilleurs d’accéder aux meilleures formations et aux meilleures écoles. Oui, si on veut que le savoir ne se cantonne pas aux mêmes familles qui transmettent (à quelques exceptions prêt), il faut un grand service public de l’instruction. Après, l’aspect obligatoire est une autre histoire. Chaque famille a le droit de choisir comment elle va permettre à ses enfants d’accéder au savoir. C’est un droit, vous n’êtes absolument pas obligé de scolariser vos enfants dans une école de l’EN ou dans une école tout court. Vous pouvez faire l’école à la maison. Aujourd’hui, la situation a complètement changé. L’école est pervertie. Les enseignants n’enseignent plus, tout au plus font ils de la propagandastafle, en tous cas, il est impossible aujourd’hui à un enfant qui n’est pas suivi par des parents qui compensent à la maison de réussir des études dans le cadre de l’éducation nationale ou assimilée. Alors poussent les écoles hors contrat comme des champignons. Mais ça, c’est entièrement de la faute des enseignants pédagogistes de gauche qui ont détruit l’école, détruit les méthodes d’enseignement qui fonctionnaient, détruit le système de notation, détruit les programmes, détruit le système des bourses et qui, du coup, ont recréé le clivage de classe qui existait avant l’Instruction publique. Seuls les enfants privilégiés (les leurs en premier lieu) ont accès à la compensation nécessaire ou aux écoles hors contrat et ont accès à l’enseignement supérieur de qualité. Ces abrutis de fachistes de gauche nous ont fait régresser de deux siècles ! Maintenant, ils sont en train de s’attaquer à l’enseignement supérieur (Sciences po, qui n’était déjà pas brillant depuis quelques années a supprimé tout enseignement de culture générale !!!!), histoire que les enfants de nos élites aillent dans des écoles étrangères... Bon, je m’égare, la Nation doit assurer à ses enfants les moyens de s’instruire et d’aller au maximum de ce que les qualités (et les dons que le Bon Dieu leur a accordé) dont ils sont pourvus leur permettent. Et si des citoyens ne veulent pas utiliser l’outil mis à leur disposition par l’Etat, c’est leur droit, mais c’est à leurs frais ! 

    Si vous êtes suffisamment responsable pour choisir votre médecin, votre constructeur automobile, voire votre député, pourquoi ne le seriez-vous plus pour choisir l’enseignant de vos enfants ? (OK, déjà répondu, d’ailleurs c’est le cas, même si certains, Hollande pour ne pas le nommer, essaient de faire supprimer la défiscalisation des dons aux associations qui financent (spécifiquement) les écoles catholiques, alors qu’ils prônent le financement des écoles coraniques... comprenne qui peut)

    Contrairement à l’idée reçue, le même service pour tous est le contraire de l’égalité devant la loi. L’égalité, c’est la possibilité donnée à chacun de choisir ce qui lui convient le mieux en fonction de ses besoins et de ses moyens :

     Imaginez que l’on distribue exactement la même quantité de nourriture pour tout les habitant d’un pays (homme, femme, nourrisson, vieillard ...) : Certains mourraient de faim, et d’autres d’indigestion. (Ouais, là ça devient n’importe quoi. La mise à disposition du même service pour tous n’est pas l’obligation d’utiliser le même service par tous. L’Etat n’est pas forcément l’URSS comme la libre entreprise n’est pas forcément le FarWest. Faut faire connecter ses petites neurones et ne pas tomber dans lepiège de l’idéologie. Nous sommes des êtres doués d’intelligence)

    J’espère avoir répondu,

    Cordialement,
    TDK1


  • TDK1 17 février 2012 21:07

    @Laurent


    Excusez moi, ce n’est pas très pratique de répondre car quand je fais « répondre à ce message », je me retrouve sous le mien et je ne vois plus votre texte....
    Le problème n’est pas qu’ilsoit incapable ou non dans le sens où vous l’entendez. C’est que, par expérience, que ce soit en France ou à l’étranger, l’Etat n’a jamais réussi à gérer un opérateur économique du secteur concurrentiel, sauf de manière temporaire, sans céder à des dérives qui ont rendu la chose impossible (dérives en terme de gestion, j’ai oublié de citer thomson à l’époque de Gomez ou dérives en termes de stratégies comme avec Bull qui aurait du être le microsoft au vue de ses brevets, de son système d’exploitation et qu’une gestion calamiteuse des représentants de l’Etat a tué etc etc...). En fait, pour essayer de faire une analogie qui va hérisser le poil de professionels si ils lisent ce commentaire mais qui peut peut être mieux vous permettre d’apréhender : Dans une entreprise privée, si vous laissez tout le pouvoir aux actionnaires et que ceux ci sont avides ou des investisseurs à court terme (genre les fameux hedge funds qui réclamaient il y a quelques années un ROI de 10%), vous savez par définition que l’entreprise va s’engager dans une politique qui va conduire petit à petit à ne plus investir dans le moyen ou le long terme, que les branches jugées « peu rentables » seront vendues ou fermées au profit d’un « resserrement » d’activités, puis, dans la logique des choses, on commencera à vendre les actifs pour réaliser un résultat exceptionnel qui permettra de servir les actionnaires (on appellera ça « externaliser ») puis, puis puis.... on vendra l’actif immatériel et adieu... C’est dans la logique des choses, c’est comme ça. (Vous connaissez l’histoire du scorpion ? C’est pareil, la nature reprend le dessus). Et bien si les actionnaires opportunistes, même avec leurs beaux discours en AG lors de leur arrivée conduisent toujours, inexorablement à ce résultat (et je suppose que vous partagez mon analyse sur ce point), l’ Etat, quand il se prend pour un actionnaire de société privée du secteur concurrentiel, fait toujours les mêmes bêtises. Prises de décisions stratégiques motivées par des raisons autres que le pragmatisme et le réalisme qui sied à un dirigeant, problèmes sociaux avec un personnel qui veut un statut proche des fonctionnaires, d’ailleurs, ne dites vous pas « Je suis d’accord que la politique n’a pas à rentrer en ligne de compte dans la gestion de l’entreprise » ? Eh bien dites vous que quand l’Etat se mêle de gérer une entreprise, c’est plus fort que lui, c’est sa nature, la politique entre en ligne de compte. 
    Quand à votre dernier argument, concernant la tendance monopolistique des sociétés privées, oui, vous avez raison, c’est pareil, c’est dans leur nature de vouloir bouffer les conccurents pour se trouver seules sur le marché ou le réguler à travers des accords. C’est aussi pour cela, voyez vous, qu’il ne faut pas que l’Etat soit un acteur du secteur, car comme c’est à lui d’assurer la police, il ne faut pas qu’il soit à la fois juge et partie.


  • TDK1 17 février 2012 16:50

    Bonjour, 


    Je n’ai pas pris le temps de lire toutes les réponses qui vous ont été faites, mais voici en partie, car le sujet est vaste, la mienne.

    Il y a deux formes de « privatisation » ou de « nationalisation », son pendant. Celle qui concerne les monopoles et celles qui concernent le secteur concurrentiel. Si, à ce niveau, vous contestez l’existence d’un secteur concurrentiel, je vous renvoie à l’histoire économique des pays communistes. Une économie sans secteur concurrentiel n’existe pas, c’est la mort assurée (et vécue). Vous survivez un temps en parasitant le monde concurrentiel puis vous explosez (urss) ou mutez (chine).
    Donc, disais je, Il y a le secteur monopolistique. Dans le secteur monopolistique, il y a les activités constitutives de la structure et de l’infrastructure de l’Etat. Niveau un, les « fonctions régaliennes » dont le nombre et la liste varie selon les convictions. La sûreté, par exemple. (presque) impensable en France ou en Russie ou dans la majorité des pays européens de la sortir des fonctions régaliennes. Bush a commencé la mise en route d’armées privées qui ont décuplé sous Obama. L’Etat sous traite la guerre. La sécurité est déjà pour partie privatisée en France (la grève des agents de sécurité dans les aéroports récemment l’a souligné). Tout ce mouvement est, objectivement, néfaste à la qualité de service et est preuve d’affaiblissement de l’Etat. Contrairement à ce que pensent nos fachistes de gauche et leurs électeurs fonctionnaires, un Etat fort n’est pas un Etat qui réprime ses citoyens, mais un Etat qui assure les meilleurs services et les meilleures garanties à ses citoyens. LOrsque l’Etat, comme c’est le cas en France, privatise des services aux citoyens, jamais, jamais cela ne se fait au bénéfice des citoyens. La privatisation de l’eau a multiplié par cent le prix du m3. La privatisation des transports aériens a entraîné l’augmentation de plus de 50% du prix des billets sur 80% des destinations intérieures. La privatisation de la répurgation a entraîné une augmentation considérable des coûts et une diminution non moins considérable du service (poubelles ramassées deux fois par semaine au lieu de trois ou quatre, déplacements de plusieurs km en province pour aller jusqu’à un container et bientôt, la facturation au poids des déchets, histoire de relancer les déchetteries sauvages...), les exemples sont nombreux et je m’amuse toujours à provoquer mes collègues en les sommant de me citer UNE et une seule privatisation qui se soit faite au bénéfice du citoyen. La privatisation des fonctions régaliennes est un crime contre les citoyens car il n’assure plus l’égalité de ceux ci devant l’Etat et les fonctions constitutives d’un Etat de droit (ex : les tribunaux coraniques en GB qui font qu’un citoyen britanique musulman est jugé par un imam et non par un juge du Royaume. Inégalité devant les lois et la justice). La raison pour laquelle on en arrive à ce genre d’extrémité ? L’idéologie, souvent, soit ultra libérale, soit communautariste, l’argent, souvent aussi, voir les nombreuses enquêtes et nombreux ouvrages sur le financement du Parti Socialiste et l’enrichissement de ses élus dans les années 80 et 90 avec la privatisation de l’eau (Lyonnaise, CGE, Saur) et de la répurgation (Les mêmes plus Nicollin par exemple ou Derichbourg..) ou,la privatisation des transports urbains etc... Quelques fois, il y a de réelles contingences économiques (la fermeture des tribunaux de proximité) ou de réels blocages politico sociaux (la volonté de ne pas renforcer une corporation de fonctionnaires au statut privilégié que des années de mauvaise gestion ont laissé s’ériger en pouvoir dans le pouvoir) qui amène à cette aberration de financer des écoles coraniques ou des sociétés de cours privés plutôt que de réformer l’école pour refaire un vrai service public. 
    Après, il y a la notion de service et d’infrastructure, et c’est là où la politique joue son rôle. Le transport aérien est il encore du ressort de l’Etat quand on a investi dans le TGV ? Non ? Alors on vend. En théorie on récupère du cash (pour se désendetter...pffff smiley et on allège le coût de fonctionnement de la strucutre Etat, puisqu’une partie (au titre de la continuité du territoire) du coût de fonctionnement était pris en charge. Posséder 7 chaînes de TV et plusieurs dizaines de radios (ce qui est encore le cas...) en charge quasiment à 100% du budget de l’Etat est il raisonnable avec le niveau d’endettement que nous connaissons ? La TV et la radio (dans ces proportions, une ou deux chaînes peuvent se justifier mais des dizaines... ?) font elles partie de l’infrastructure ? Les autoroutes quand des routes, souvent à quatre voies, existent en parallèle etc.. Tout ce qui concerne l’infrastructure, que peu de pays dans le monde considèrent comme du rôle de l’Etat, il faut le savoir, dans notre conception française de l’Etat, le citoyen doit pouvoir se déplacer, doit pouvoir avoir accès au téléphone, au courrier, à internet. Là, si le rôle de l’Etat est fondamental en tant qu’initiateur (sans l’Etat, il n’y aurait pas de réseau d’autoroutes ou de TGV comme nous en avons), rien n’oblige à ce qu’il soit opérateur. Un cahier des charges imposant des prestations, une couverture de territoire, un accès aux services peut parfaitement faire l’affaire ? D’autant que si l’opérateur se plante, un privé perd le contrat et de l’argent, un autre le remplace, un public (nous avons quelques brillants exemples de volontarisme d’Etat qui ont couté cher à la collectivité) est toujours à la charge de la collectivité et continue de couter cher. Limite à ce raisonnement, la sécurité. Il est inadmissible que des centrales nucléaires soient aux mains de privés qui sous traitent l’entretien à des sociétés privées qui sous traitent... Là oui, les privatisations permettent de rapporter du cash, d’assurer la continuité du service dans le cadre contractuel. Après, bien sûr, il faut voir à quoi sert le cash dégagé. Ce qui est inadmissible, c’est jamais aucune privatisation ne s’est accompagnée de diminution de la dette ou de diminution de la pression fiscale. A chaque fois, la privatisation a soit été tronquée parce qu’organisée au profit de quelques copains (voir quelques scandales de l’époque avec l’entourage de Mitterrand et celui de Balladur) soit a perdu tout son intérêt par le statut des personnels qui a coûté très trsè très cher (reprises ou indemnisation des fonctionnaires (France Telecom), reprise et capitalisation des retraites (EDF) etc...). 
    Enfin, il y a le secteur concurrentiel. Là, les nationalisations ont beaucoup de mal à se justifier. Qu’est ce que l’Etat va faire sur le marché des voitures ? Avoir un rôle d’incitateur ? Et alors en quoi ça l’autorise à nationaliser le premier constructeur français ? Le problème n’est même pas, comme dit un commentateur, que l’Etat gère mal ou bien, cela dépend essentiellement des hommes mis à la tête et de la liberté qu’on leur accorde. Un dirigeant mis à la tête d’un entreprise par l’Etat ou par les actionnaires a le même profil, sort des mêmes moules et réagit de la même manière. Maintenant c’est sur que si on lui dit qu’il faut payer le personnel 30% de plus que sur le marché et le faire travailler 20% de moins au prétexte quon est de gauche, il arrive un moment, justement sur le secteur concurrentiel, où on est vite rattrapé par le marché. Et rappelez vous (je le dis d’autant plus que j’ai presque toujours eu des renault) il fut un temps où il fallait être militant pour acheter renault (le hayon de ma r20 a rouillé à faire de la dentelle en un an !!!). Et que dire lorsque l’Etat croit pouvoir tout régenter dans un secteur ? Quand aujourd’hui j’entends des fous (et des folles...) dire qu’il faut nationaliser des banques, je hurle ! Personne ne se souvient du Crédit Lyonnais ? Personne ne se souvient que nous n’avons pas fini de payer le trou abyssinal provoqué par l’inconscience des politiques de gauche qui ont imposé à cette institution bancaires des pratiques de voyous dignes des plus grands escrocs, des associations avec les plus grands mafieux italiens pour le rachat de sociétés bidons (lire l’excellent livre de François d’Aubert, L’argent Sale)... Que dire de la SNCM ? Non, l’Etat n’a jamais montré, dans le secteur concurrentiel, que la nationalisation ou la gestion en direct, en tant qu’opérateur était une solution positive. Par contre, que l’Etat ou une collectivité locale ou territoriale, comme le propose et a commencé à le faire S. Royale et d’autres, puisse avoir une société d’investissement qui apporte à un projet ou une entreprise des capitaux à un moment donné pour porter un projet que le marché des investisseurs ou des banques ne soutiendrait pas, super. A condition, bien sûr, de ne pas imposer des conditions stupides et démagogiques qui annihileraient toutes chances de réussite, et à condition, aussi de sortir, tel un investisseur, dès que le marché le permet. Là, pas de statut stupide, pas de gestion en direct, un vrai soutien à l’emploi, à la création et à l’innovation.
    Bon, je peux développer certains aspects si vous voulez, mais je crois, peut être avec un petit peu de désordre parce que ce n’est pas facile de répondre dans un commentaire (se relire, tout ça) avoir évoqué les principaux points de votre question.
    Cordialement
    TDK1


  • TDK1 16 février 2012 17:30

    Bonjour,


    Non, je ne suis pas aveuglé par un tropisme nationaliste, ne l’étant pas moi-même (ou alors nationaliste breton, mais ça c’est une autre histoire...) smiley

    Je pense sincèrement qu’à chaque fois que les oligarques bourgeois se trouvent dans une impasse, ils en appellent aux nationalistes avec lesquels ils collaborent (ce qui fait dire par erreur d’analyse aux marxistes que les nationalistes sont cul et chemise avec le grand capital) afin d’assurer le remise en ordre sociale et politique, condition impérieuse pour que les affaires fonctionnent. (Dans une certaine mesure, c’est que vous pouvez constater aujourd’hui dans les pays arabes où l’oligarchie internationale favorise honteusement les islamistes, idéologie identitaire et totalitaire, afin de remettre de l’ordre). 
    Votre analyse n’est pas fausse. Elle est simplement dépassée. Le sous titre de mon article est là pour le rappeler, oui, c’est probablement l’idée originelle. Oui, il y a certainement quelques européanistes français, plutôt idéologues que pragmatiques, qui pensent comme cela, mais la situation ne le permet plus et je crois que ceux qui détiennent le pouvoir (plutôt les européanistes allemands, plutôt ^pragmatiques qu’idéalistes) sont déjà passés à l’étape suivante. 
    Ce qui ne veut pas dire que le discours correspondant à votre raisonnement ne sera pas tenu... histoire d’agiter le chiffon rouge qui provoquera... le choas, qui provoquera.... le coup d’Etat...


  • TDK1 16 février 2012 17:19

    La Grèce a déjà fait faillite en 1826, 1843, 1860 et 1893… comme je le rappelais dans un article qui date de mai 2011 :  http://maviemonargent.info/2011/grece-la-fin-du-mensonge/

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