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Thierry LEITZ

42 ans, travailleur indépendant épris de liberté, s’intéresse à tout mais n’est fan de personne en particulier. Aime la lecture, l’écriture, le sports, l’économie à visage humain, la nature. Pense qu’il faut savoir critiquer les faits et pensées deshumanisantes, ne pas avaliser l’injustice au prétexte qu’elle abonde.

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  • Thierry LEITZ 2 mars 2009 10:24

    Le Président avec son équipe d’experts, "les meilleurs", devait savoir que Bruxelles n’avaliserait pas ce plan protectionnniste ou interventionniste contre le marché, qui tend forcément vers l’intérêt financier des décideurs. Ceux-ci se tournent instinctivement vers la main d’oeuvre bon marché, avec sous-protection sociale et de préférence pas trop loin, comme les ex-pays de l’est, nouvel eldorado de l’industrie en quête de rentabilité forte.

    Il ne reste plus qu’à cesser la diffusion d’images d’ouvriers amers et vindicatifs traumatisantes pour l’opinion. Si çà ne passe pas à la télé, çà n’existe pas (selon K.Rove). Bien que le report d’audience vers le net et la radio perceptible en France ne fasse mentir ce postulat de propagandiste, ouf.

    Alors, pourquoi NS persiste-il à jouer à SuperDupont ? Mystère...



  • Thierry LEITZ 1er mars 2009 02:07

    90000 personnes perdent leur job :
    Normal : baisse d’activité, anticipée ou avérée et on licencie. Garder l’emploi se ferait au détriment de la rentabilité. Si celle-ci est faible, il y a risque de faillite, avec 100% d’emplois perdus. Si celle-ci est forte, il y a risque de chute des profits : innaceptable pour tout capitaliste qui se respecte, d’où problème, car avec une plus grande tolérance à la "perte", bien des licenciements pourraient être évités, quitte à recourir au chômage partiel. Dans ce dernier cas, si l’emploi en question est 1/peu rémunéré et 2/la seule source de revenu du ménage, c’est une impasse. Mais un revenu d’origine plus conséquent, ou un double revenu peuvent permettre de traverser les turbulences.

    En tous cas, quelles que soient les situations, seule la solidarité et notamment L’ACCEPTATION POUR LES PLUS AISES DE VOIR BAISSER LEURS RESSOURCES permettrait de traverser les turbulences. Mais le reflexe individualiste, le "toujours plus" et l’absence de recul intellectuel sur l’argent rendent difficile l’exercice d’une telle solidarité. Avec la hausse du revenu apparaissent les marges de manoeuvre qui permettent l’adaptation du train de vie au revenu. Au smic, il n’y a pas de telles marges. Les plus mal payés, entre 1 et 1,4 smic et seul revenu du ménage sont "dos au mur" : un chomage partiel peut rompre leur fragile équilibre économique. C’est donc clairement à tous ceux qui sont au dessus du salaire médian (1,4 smic) et de façon PROGRESSIVE, que devrait peser l’effort de solidarité-crise, c’est à dire aux salariés mieux payés, aux actionnaires, dont les employeurs, aux retraités aisés qui ont de surcroît un patrimoine les mettant à l’abri du besoin.

    L’excès de revenu devrait pareillement être combattu par le déplafonnement des cotisations, afin que la solidarité ne s’arrête pas aux portes de la richesse.

    L’outil de référence pour envoyer ce type de réforme est L’IMPOT, progressif et universel. Evidemment, la modestie de l’Etat, valeur d’exemple, et sa capacité à remettre en cause des orientations d’un coût excessif (défense, endettement auprès de privés, laxisme de la Sécu...) devraient être le pendant d’une imposition plus efficace.

    Certes la France n’est pas une entreprise. Ses ressources sont énormes et son crédit reste fort. Mais à trop s’en rassurer, on a fini par sombrer dans une malgestion tragique qui obscurcit l’avenir et désespère -à raison- nos jeunes. Tout cela finira très mal !

    A côté de ces problèmes, la fin de carrière de Lang ne vaut rien, les nouveaux privilèges de Pérol, expert en libéralisme financier non plus (on voit où ces gens nous emmènent). Le Titanic était un bon bateau, ses marins étaient capables, c’est la politique (de la Cie WhiteStar) qui était mauvaise et à conduit au désastre. Alors l’histoire des "plus compétents", même si c’était vrai, me fait bien rire : si le plan est mauvais, le reste sera à l’avenant. L’essentiel est la vision de société. Et celle qui parasite les "six cerveaux" de NS n’est clairement pas la bonne.



  • Thierry LEITZ 25 février 2009 13:55

    @ Sebastien :

    Plutôt que de fustiger le propos plutôt lucide de SR, vous devriez considérer la situation réelle de la Guadeloupe et les années d’injustice profonde que supportent les antillais, grâce à leur caractère "cool" et à la douceur du lieu, propice à la "détente".

    Pour qu’ils aillent jusqu’à 5 semaines de GG, c’est qu’ils en ont gros sur le coeur.

    Coeur qui manque précisément à ces gros exploiteurs et abuseurs de position dominante pour qu’ils rechignent à accorder cette simple compensation qui leur reviendra de toute façon tant que perdure leur mainmise monopolistique sur ces îles lointaines.

    Pour créer les conditions d’une concurrence de nature à modifier la situation et ouvrir l’économie aux locaux, il faut que l’Etat s’en mêle et laisse la Justice agir pour rectifier cette situation de non-droit commercial qui sévit. Mais il semble que d’Etat il n’y ait point. Qu’il n’ait nulle envie de se "faire" les monopoles ultramarins, ce qui vaut complicité objective dans ce drame social.

    SR à des choses à proposer, mais vous préférez l’ignorer et continuer de répéter en boucle l’argument choc des sarkozystes "elle n’a rien à dire"...

    Je vais vous faire une confidence : NS non plus n’a rien à dire. On est bien avancé avec ce genre de réthorique !



  • Thierry LEITZ 25 février 2009 00:26

    Question fortune, NS est un nain par rapport à ses amis, tous dans le top10 des fortunes françaises avec des patrimoines allant de 3 à 19 milliards d’€, des héritiers pour la plupart.

    Même avec son argent de poche de 240 000 € par an en 5 ans de présidence, s’il n’en consomme rien, ce qu’il semble vouloir faire via des contributeurs privés, il n’aura accumulé qu’un bon million d’€ à ajouter à son patrimoine actuel de 2 millions d’€. Bon Carla avec son papa industriel "pèse" environ 20 unités, mais qu’est-ce que cela par rapport aux grands patrons, aux sportifs, chanteurs, acteurs et autres vedettes télé ?

    Bref NS peut dans sa logique cultiver un vrai complexe d’infériorité, ce qui serait signe d’indigence intellectuelle, et trouver absurde les reproches qu’on fait à son train de vie. Le coup des 5 Pathfinders n’est pas à proprement parler un luxe, mais plutôt un gaspillage qui fait tâche dans la période actuelle et dans l’exemple donné aux français. De plus, il y a plein de véhicules corrects dans les garages de la République, mais l’enfant gâté n’aime que les jouets qu’il a vu dans une vitrine...

    Le problème est davantage du coté des vrais riches ou des personnes à revenus top-délire que SEUL L’IMPOT REPUBLICAIN PROGRESSIF devait modérer en en restituant une part significative à la collectivité. Mais ce retour vers la communauté est combattu depuis l’explosion des richesses accaparées par une caste réduite, en autre via le bouclier fiscal et les droits de succession. Ces "people" qui ne méritent nulle admiration, mais qui devront rendre compte pour avoir bénéficié sans retenue d’une confiscation massive de richesse tout en organisant leur évasion fiscale sans oublier la Sécu bien pratique...

    Avec un écart de revenu de 30, le salaire présidentiel resterait acceptable. Bien qu’il ne s’agisse en l’occurence que d’argent de poche, vu que presque tout est payé d’avance sur le budget Elyséen. Mais surtout, on ne devrait pas être candidat pour s’enrichir, mais servir la communauté. Tout travail mérite salaire, le problème est bien celui de la modération, du respect et de l’indécence, laquelle ne sied guère aux grands hommes.

    Quand on se trompe à une élection présidentielle, c’est logiquement pour 5 ans (plus dégats ultérieurs à assumer). Et puis il y a la rue comme soupape et correcteur éventuel. Sinon, le temps passe et les hommes avec. 2012 est proche. Si l’on veut un projet plus humaniste, moins mercantile, il faudra penser à éclairer nos électeurs-aïeux plutôt que de les abandonner devant la télé. (ou alors bloquons-la sur Arte...) Mais le mieux serait qu’ils réalisent ce qu’est l’avenir en votant moins pour eux et plus pour leurs descendants.




  • Thierry LEITZ 23 février 2009 13:27

    L’admiration pour l’argent et ses symboles est bien trop forte dans les sociétés occidentales et maintenant dans les classes montantes des pays "émergeants" pour qu’un autre orientation soit décidée.

    Les hommes au pouvoir admirent l’argent des entrepreneurs de haut vol qui eux, n’attendent rien de plus qu’un "dégagement législatif" favorable à leur liberté de gestion (ou d’exploitation). En échange de ce dégagement ces chefs économiques favoriseront par tous moyens l’accession au pouvoir de ceux qui leur offrent des gages suffisants de sincérité idéologique.

    Le problème est aussi dans les classes populaires qui n’ont pas encore cultivé ce regard lucide sur la richesse, regard qui, débarrassé de toute jalousie, les amèneraient à refuser les excès de privatisation de la richesse, celle-ci étant toujours une oeuvre COLLECTIVE.

    Ainsi, dans ce flou, voire cet aveuglement de l’esprit, on admire la richesse et ses symboles, en omettant les dommages collatéraux qu’elle induit : injustice viscérale et inégalités insupportables, origine des tensions et des impasses du système, condamnant d’avance toute réforme digne de ce nom.

    La modération et la modestie, pour tous, est la seule voie possible de progrès. Les différences de revenus n’étant fondées que sur l’utilité publique (réelle, donc toute relative, et forcément modérée) et la différence des talents et aptitudes (qui du fait de leur dissémination effective, n’ont rien d’exceptionnel comme le pousse à croire certaines... rémunérations). Limitation des écarts salariaux à 30x, imposition des transactions financières, fermeture des paradis fiscaux, progressivité dans l’impôt comme dans l’attribution de l’aide sociale, règles sociale minimales et universelles, pas de "réformes", une révolution !

    On est donc bien à des années lumières des références idéologiques du G7, et sans doute encore du G20, les dirigeants des "BRIC" ayant bien assimilé la culture élitistite de l’occident et ses privilèges.

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