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ticotico

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Je vis en Amérique Latine depuis 2015, d'abord parce que je m'y sens bien, entouré de gens excessifs et chaleureux, mais aussi parce que la France m'a lassé. Ce pays normalisé, pasteurisé, aspetisé, sécurisé, radarisé... ou la machine médiatico-industrielle décide chaque jour davantage de ce que nous devons penser, acheter, accepter... n'a plus grand chose à voir avec ce qui fût la patrie des idées nouvelles.
Le nihilisme néo-libéral est à l'oeuvre partout, mais la décadence du libre arbitre est plus atterrante en France qu'ailleurs. J'avais le choix entre rester et râler ou partir et respirer, d'accord, je râle encore un peu, mais au moins, je respire.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/08/2018
  • Modérateur depuis le 21/04/2020
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Derniers commentaires



  • ticotico ticotico 4 février 2020 20:22

    @ l’auteur

    « Heureusement personne ne propose cela ».

    Dites vous au sujet de la sortie de l’euro...

    En ce qui me concerne, je crains que l’euro ne passe à la poubelle, comme tous les objets qui, non seulement ne fonctionnent pas, mais dont l’utilisation est d’une nocivité avérée.

    Cette nocivité à été amplement démontrée, si vous voulez un argumentaire qui tient la route, demandez à Google « emmanuel Todd euro »...

    Un système où une décision aussi néfaste que l’adoption de l’euro est approuvée par une large majorité ne me semble pas militer en sa faveur.

    Le problème que vous ignorez dans votre raisonnement est que la « démocratie » à été détournée de son objet par ceux qu’on appelle les lobbies. Il n’en reste plus qu’une façade factice...



  • ticotico ticotico 31 janvier 2020 16:35

    @moderatus

    « culte de la personnalité » à Cuba ?

    C’était avant... Du temps de Fidel, même son frère Raúl n’a pas joué avec ça.

    Le président en titre, Diaz Canel, fait tout ce qu’il peut pour ne pas avoir l’air d’un leader messianique, il Tweete même assez souvent et a amélioré l’accès à internet. Il se promène dans son pays bien plus tranquillement qu’un macron en France.

    Quand il est devenu président, la cérémonie a été modeste, pas un grand bastringue avec pyramide. Aujourd’hui pas mal de cubains ont encore un doute à son sujet... Ils supposent qu’après la disparition du dernier Castro historique, il essaiera vraiment de changer les choses...

    C’est vrai que l’aspect culte de la personnalité est une autre différence, en France il y a une haine envers le président qu’on rencontre dans peu de pays..



  • ticotico ticotico 31 janvier 2020 14:33

    En ce qui me concerne, j’ai testé la dictature, une vraie, reconnue comme telle par de nombreuses instances et surtout, par une grande partie de ses habitants.

    Il s’agit de Cuba.

    Cela m’a permis de constater qu’il y a une similitude croissante entre les méthodes des gouvernements français et cubain. La torsion du vocabulaire y est également présente, ainsi, le chômage n’existant pas, on y parle de “travailleurs disponibles”.

    L’argument d’autorité rendant l’alternative politique impensable et impossible est en passe de devenir un autre point commun entre les deux pays.

    L’insistante obsession des USA à “rétablir la démocratie à Cuba” mine à la base tout mouvement légitime émanant du peuple cubain lui-même. Chaque fois que Trump appuie sur le bouton des sanctions, il redonne du poids à l’argument unique du pouvoir cubain “la faute à l’embargo”.

    Cette force extérieure et non maitrisable qui défausse le gouvernement de ses responsabilités, on la retrouve en France avec “la faute à l’UE”.

    Défiance vis-à-vis de la parole étatique, baisse du niveau éducatif, inégalités croissantes, impunité policière, volonté de criminaliser l’opposition politique ou même la simple protestation, élections avec un seul candidat « éligible » …

    On peut développer longuement les parallèles entre ces deux pays. Je pense d’ailleurs que le reste de la planète connaît des évolutions (ou régressions) similaires.

    Il y a cependant une différence très nette en ce qui concerne l’utilisation de la violence d’état. Le régime cubain est plus sophistiqué que le régime macroniste, la violence s’y exerçant beaucoup moins de façon physique directe. À Cuba, on intimide, on arrête, on emprisonne... Mais on n’éborgne pas, on ne mutile pas.

    Pour mieux appréhender le phénomène, je vous conseille le film de Laurent Cantet “Le retour à Ithaque”. Écrit et dialogué par Leonardo Padura (auteur cubain vivant à Cuba) , ce film démonte les mécanismes d’une pression constante et insidieuse qui amène chacun à devenir son propre flic.

    Beaucoup de cubains soumis à cette pression ont choisi l’exil. Peut être que macron a raison, la solution de vivre dans une autre dictature que celle que la naissance vous a assignée permet de retrouver un peu de liberté.

    Cela permet à la fois d’échapper aux contraintes de son pays natal tout en n’étant pas pleinement soumis à la totalité de celles de son pays de résidence.

    Un dernier point : les français râlent et font la gueule, les cubains râlent aussi mais se marrent bien plus souvent.



  • ticotico ticotico 30 janvier 2020 19:21

    @JC_Lavau

    Il fallait faire quelques sacrifices humains et en échange, le dieu Chac garantissait pluie et prospérité...

    Pendant quelques siècles, ça a bien marché, mais tu n’as pas connu... C’était en l’an mil avant JC_Lavau.



  • ticotico ticotico 30 janvier 2020 19:15

    @zygzornifle

    Je dirais plutôt « autant convaincre des légumes de manger du tigre ».

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