« La religion n’a pas à interférer le moins du monde dans la politique, même pas dans le nom d’un parti ! »
Cela ne changerait rien à son catholicisme... A moins que votre idée soit d’exclure toute personne de foi de la vie politique et alors là, c’est tout à fait autre chose et cela n’a rien d’enviable.
Peut-on stigmatiser un humain par rapport à sa religion ?
Vous savez bien que oui... Est-ce que c’est bien... Certes non, pas forcément. Tout dépend de ce qu’on met sous le mot « stigmatiser » qui est de toute façon employé de façon ridicule de nos jours et a perdu son sens.
Suis-je un « fondamentaliste catho », un « fasciste », un « raciste », un
« homophobe », un « extrémiste », un « intégriste chrétien » parce que je
soutiens Christine Boutin ? Parce que je vais à la messe aussi ? Parce
que je suis fidèle à mon Pape ?
Bien sûr que vous en êtes un si vous faites tout ça (messe, fidélité au Pape, etc.). Moi même j’en suis un, et alors ? Tous ces mots ont perdu leur sens aussi, résultat : ça décomplexe un peu tout le monde.
Franchement, mieux vaut se faire traiter « d’intégriste » et autres, ce qui dans l’esprit des gens correspond plutôt à « radical », c’est-à-dire : sans compromis, ce qui est donc plutôt un compliment ou mieux vaut être, un mou, un tiède ?
Vous voyez, « intégriste » et autres sont des compliments en fait. A ces mots qui n’ont plus de sens, on y met le sens que l’on veut bien.
Peut-on être catholique sans être intégriste ?
Ah là, ça va être compliqué pour les temps à venir. Les catholiques non-fascistes, non-intégristes, non-homophobes et tout ce que vous voulez risquent en fait d’être tout simplement : les non-radicaux, ceux qui font des compromis, les mous, les tièdes, etc.
Le monde à force de décomplexer les radicaux en les traitant de tous les noms, est en train de « stigmatiser » ( ) ceux qui font des compromis sur leur foi. Et même souvent, ce sont ceux qui font des compromis qui balancent de « l’intégriste » à tout va et sont en train de se dénoncer eux-mêmes et se mettre à l’écart.
C’est un grand appel à la conversion.
Pour mon cas personnel, je n’ai aucun souci à me faire traiter d’intégriste ou autres, cela me convient parfaitement et je suis totalement décomplexé et il y a de plus en plus de catholiques dans ce cas. Et je suis très content d’être un « intégriste ».
"La citoyenneté
c’est vivre dans un pays, y payer ses impôts, exercer ses devoirs, respecter
ses lois et bénéficier des droits correspondants."
Faux. Tous les pays ne sont pas une république et vous pouvez faire ça ailleurs, ça ne fera pas un citoyen. On pressent donc qu’être citoyen, c’est quelque chose de plus et en rapport avec la république et tout particulièrement la démocratie où le peuple est souverain.
S’il est possible à une personne étrangère de se rattacher à un peuple pour en partager la destinée, en démocratie, faire voter les étrangers est une aberration car des personnes qui ne se sont pas rattachées au peuple (et donc sont étrangères) influencent les décisions du peuple. C’est déjà le glissement à la négation de la démocratie, à savoir le droit à un peuple de s’auto-déterminer, le peuple perd sa souveraineté totale.
On peut effectivement distinguer citoyenneté de nationalité comme vous le faire, mais la France a pris le parti de confondre les deux, étant établi que lorsque quelqu’un a la nationalité, par la naissance ou plus tard par acquis, il devient aussi citoyen.
Bon, on sait ce que ça donne aujourd’hui la politique gauchiste, nationalité et citoyenneté sont bradés et on en arrive à vouloir brader le droit de vote sous couvert de générosité et d’humanisme, mais le principe de départ est tout de même juste : la personne qui se rattache au peuple gagne en conséquence le droit/la possibilité de participer à l’auto-détermination de ce même peuple (normal).
Où est la générosité et l’humanisme à nier au peuple la capacité à s’auto-déterminer ?
A mon sens, accorder le droit de vote aux étrangers est le début de la négation de la démocratie.
Ma conclusion est la même que celle de l’auteur : non au droit de vote des étrangers.
"Maintenant, même après trois générations de présence sur le territoire
français, des prénoms étrangers sont donnés par la plupart des musulmans
à leurs enfants pourtant français et nés en France, ce qui est une
autre façon d’imposer un apartheid entre les enfants ."
Autant je suis d’accord avec ça, autant je trouve dur de leur jeter la pierre alors que même de plus en plus de parents Français donnent à leurs enfants des prénoms qui ne sont pas Français...