Pourquoi faire des citations incomplètes ? Voici le texte complet, traduction Crampon 1923 puisque c’est ce texte que vous semblez prendre en référence. Avec la citation complète, ça change tout...
Lc 14:26-35
« Si quelqu’un vient à moi et ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Quiconque ne porte pas sa croix et ne me suis pas, ne peut pas être mon disciple. Qui de vous, en effet, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense, (pour voir) s’il a de quoi l’achever ? De peur qu’ayant posé le fondement et ne pouvant pas terminer, tous ceux qui verront (cela) ne se mettent à le ridiculiser,disant : « Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu terminer ! » Ou quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi, ne s’assied d’abord pour délibérer s’il est capable de se heurter, avec dix mille hommes, à celui qui vient contre lui avec vingt mille ? S’il ne l’est pas, tandis qu’il est encore loin, il envoie une ambassade faire demande de paix. Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple. [Certes] le sel est bon ; mais si le sel s’affadit, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? Inutile et pour la terre et pour le fumier, on le jette dehors. Qui a des oreilles pour entendre entende ! »
Alors que voulez-vous, je suis un révisionniste à votre goût, et alors ? Le problème de votre raisonnement, c’est que vous associez l’action de quelques hommes et femmes de certains temps (type Napoléon) à tous les hommes de tous temps. Désolé, je refuse d’assumer les délires de ces gens-là. Ils se sont planté, mais cela ne concerne en rien les autres hommes et il n’y a aucune raison d’en faire des dominateurs et oppresseurs.
Pour ma part, je préfère être contre le conditionnement féministe. C’est le féminisme qui a propagé cette idée extravagante de la femme soumise bobonne à la maison.
Je suis désolé que vous soyez raciste et sexiste et que les gens qui vous ont éduquée vous ont conditionnée comme ça et vous avez raison de vouloir lutter contre ça maintenant que vous en avez, en partie, pris conscience. Je n’ai pas été éduqué comme ça et cela ne fait fort heureusement pas partie de ma culture (même si cela a failli être le cas, j’ai eu le bon réflexe, mais ceci est une autre histoire dont nous parlerons peut-être un jour).
« Et ce n’est pas anti-hommes ou anti-blanc de dire ça, c’est juste une prise de conscience de l’impact de notre culture et de notre Histoire. »
J’en déduis donc que nous n’avons pas du tout la même culture et pas la même Histoire... Pour la culture et l’éducation, c’est évident que nous n’avons pas la même, rien d’anormal à cela, par contre pour l’Histoire, c’est plus qu’étrange.
Comment critiquer le masculinisme lorsque l’ont ne critique pas le féminisme ? Bien évidemment que le masculinisme, tout comme le féminisme est un travers idéologique. Ce sont les mêmes travers idéologiques.
Pour vos points, reprenons-les dans l’ordre : - Les femmes n’ont pas été dominées par les hommes, le problème du féminisme, c’est d’associer l’action de quelques hommes de pouvoir de certaines époques à tous les hommes de tous temps. C’est une grave confusion et, en plus d’être méprisant à l’égard des hommes, c’est méprisant pour la femme d’en faire une bobonne soumise depuis toujours alors que c’est loin d’être le cas. - Le féminisme s’est diabolisé lui-même, au bout d’un moment, les mensonges, ça finit toujours par se voir. Le féminisme, en plus de lutter contre la soit-disant domination masculine et de faire passer les hommes pour des barbares, est surtout anti-femmes et se borne à nier la très large contribution des femmes à l’Histoire du monde. Je ne comprendrai jamais l’espèce de sado-masochisme psychologique des féministes à ce sujet (mais cela vaut aussi bien pour les masculinistes). - La féminisation des valeurs, cela ne veut rien dire et on reconnaît bien là le même travers que le féminisme. - Vous avez raison à ce sujet, il s’agit, tout comme le féminisme, d’un délire de persécution. Effectivement, il y a beaucoup d’hommes violentés dans le couple (ou ailleurs comme au travail par exemple) et ce n’est pas forcément physique mais beaucoup d’ordre psychologique. On voit là encore le travers idéologique : chacun lutte pour sa cause, mais contre les autres. Le problème n’est pas de défendre sa cause, mais de le faire quitte à écraser l’autre. - Toujours ce biais idéologique inhérent au masculinisme et au féminisme. C’est exactement la même chose. - Ceci les regarde.
Évidemment que masculinisme et féminisme sont deux choses identiques, les deux facettes du même type d’idéologie. Pour ma part, n’aimant pas le féminisme, si je croise un masculiniste, il aura droit à la même chose que les féministes. Ces idéologies sont détestables, nuisibles et véhiculent des mensonges pour soutenir leurs délires.