D’ailleurs non, pourquoi « pour faire changer les choses » ? Si vous voulez changer les choses, faites-le vous même. C’est quand même les parents et les grands-parents qui ont construit cette société, alors s’ils veulent changer les choses, ils n’ont qu’à le faire eux-mêmes.
De toute façon, les jeunes sont au chômage ou en stage, donc pas évident de leur faire changer quoi que ce soit.
La différence, c’est que si des jeunes (ou des vieux) le font aujourd’hui, ils sont volontaires et ne s’encombrent pas de toutes vos obligations et restrictions. Vous vous proposez quelque chose d’obligatoire à des conditions non recevables.
« et ainsi rencontrent d’autres moeurs, d’autres gens ; cela ouvre l’esprit. »
Pourquoi n’ouvrir que l’esprit « des jeunes » ? Qu’ont-ils fait pour mériter d’être les seuls concernés ?
« Je me demandais pourquoi ce grand désir , réalisé par certains jeunes privilégiés, ne pourrait pas être donné à tous ! »
Enfin la jeunesse, avec son quasi 25% de chômage et une autre bonne partie en stage ou petits boulots en attendant mieux a autre chose à penser que vos rêves de les exploiter dans un « service civil obligatoire » en faisant passer ça pour un rêve bourgeois qu’on leur offrirait « généreusement » (quand on voit les conditions que vous dites, c’est loin de la générosité).
« Qui est-il ? le produit d’une société française, qui ne s’est pas gênée pendant des années à humilier ces ancêtres. »
Et donc ça excuse quoi ? Ce ne sont pas ses camarades de classe les fautifs ni personne à l’heure actuelle. D’ailleurs, si ses ancêtres ont été humiliés (ce qui n’est pas une évidence et n’est pas forcément vrai), ses ancêtres ne sont pas lui et lui-même est dans une situation différente.
Son comportement n’est pas excusable par ce genre d’argument.
Tiens, voilà quelqu’un qui lance l’idée de l’esclavage en CDD et dans des conditions décentes... Drôle d’idée.
« La vie associative, le militantisme, les bonnes œuvres sont aujourd’hui le lieu de cette gratuité ; »
Le militantisme n’a jamais été gratuit, c’est à dire un don désintéressé. Le simple fait de militer et donc d’attendre en retour que les choses changent pour l’œuvre pour laquelle on milite exclue toute idée de gratuité.