Ah merci ! Je constate avec plaisir donc que vous vouliez dire les Hommes et non les hommes .
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec l’idée que vous avez sur le fait de « freiner ses instincts » pour la « sauvegarde » certains l’ont fait oui, mais nous y reviendrons car il faut distinguer plusieurs cas. Certains ont souhaité freiner leurs pulsions sexuelles pour la simple et bonne raison que le sexe ne les intéressait pas et qu’ils estimaient qu’il avaient mieux à faire, d’autres l’ont fait considérant cela « impur » pour eux, d’autres l’ont fait par principe moral, le leur ou celui qu’on leur a appris, d’autres l’ont fait à cause de la pression sociale, et autres raisons du même type. La catégorie qui à mes yeux est la plus intéressante est celle qui a pu se dire que plutôt qu’être esclave de ses instincts, d’être obligé de les assouvir, il valait mieux apprendre à contrôler ces pulsions pour pouvoir être libre d’avoir sa sexualité entièrement choisie, d’être libre sexuellement, libre de faire ce que l’on veut ou à contrario libre de ne pas le faire. Mais libre. La voilà la véritable sexualité libre à mes yeux aussi. La question de la « sauvegarde » que vous abordez est à mon sens plus du genre « si je suis esclave de mes pulsions et que je ne maîtrise rien alors cela peut me mener à tout et n’importe quoi sans que je maîtrise, donc mieux vaut se maîtriser » et là on rejoint la liberté sexuelle, la vraie mais ces dérives graves sont rares et suivant la façon dont est tourné le discours cela peut être trop moraliste. C’est aussi un point de vue mais qui je ne pense pas peut être pris seul, il intervient à mon avis avec d’autres pensées et réflexions philosophiques sur la sexualité. Au delà de ça, être sans arrêt esclave de ses pulsions nuit à la relation entre personnes, la maîtrise permet de passer de « J’assouvis ma pulsion, ça me soulage et si ça fait plaisir à l’autre tant mieux » à « Nous exprimons notre amour ensemble » et on sort donc de l’individualisme.
En ce sens, si vous supprimez la prostitution, vous coupez une source qui permet d’assouvir ses pulsions facilement et vous frustrez les gens qui n’ont pas demandé à se maîtriser. Vous donnez aussi l’impression aux gens de les priver d’une liberté (mais une fausse liberté), la liberté de se prostituer ou de consommer du sexe. En plus vous dites ça si abruptement dans une société qui rejette tout code moral à ce sujet... (mais oui, vous êtres libres ont vous dit, mais protégez-vous !). Et vous voyez donc la réaction que cela provoque... Changez donc votre angle d’attaque pour discuter de tout ça, ça passera certainement mieux
Formatage moral, comme vous y allez fort... Peut-être (ce n’est que mon avis) que vous percevez qu’il est difficile de dissocier sexualité et amour (amour au sens large, je ne connais pas vos convictions à ce sujet), la sexualité pouvant être considérée comme étant l’expression intime de l’amour.
Ce dont vous parlez (séduction, sexe, désordre, instantané, définitif, etc.) existe de moins en moins, sauf pour l’instantané, mais c’est tellement froid de simplement se soulager avec un autre. C’est toute la difficulté de retrouver la beauté de la sexualité lorsque la société l’a banalisée et en a perverti le sens le réduisant à la simple « génitalité » et à l’assouvissement de pulsions. Tant que ces discours réduits et pervers sur la sexualité seront prônés dans la société « faites ce que vous voulez mais protégez-vous », ce sera de pire en pire.
Pour ma part, je suis surtout consterné de voir le rapport qu’ont les jeunes avec la sexualité (et j’en fréquente pourtant un tas de jeunes, étant moi-même jeune...), qui, s’ils ont des rapports relativement fréquents sont dans la misère sexuelle et souvent aussi affective la plus totale tout autant que ceux qui n’ont pas de rapports sexuels. Consternant de les voir ne pas le temps de réfléchir à ce qu’ils font, ils le font c’est tout, par pulsion. Pure consommation de sexe ou frustration, cela ne conduit pas au bonheur, contrairement à la sexualité riche et libre qui, elle, est une partie du chemin vers le bonheur.
Bref, le sujet est très vaste, simplement effleuré ici (hummm ) et je vais m’arrêter là car en plus, ce n’est pas le sujet de l’article mais peut-être que cela vous donnera quelques pistes de réflexion car je trouve étrange la façon dont vous en parlez (la sauvegarde, etc...).
Peut-être que tous ces moins sont en partie dus au « Bravo les hommes ! » qui dans le contexte semble un peu sexiste.
Moi même en tant qu’homme, je n’approuve pas ce mot qui me semble être une attaque gratuite (bien que je n’ai pas cliqué sur moins, ni plus d’ailleurs). Les femmes ont largement leur part dans l’histoire aussi en ce qui concerne la « loi du plaisir » et autres, on se souviendra tous du féminisme, de la promotion de la liberté sexuelle aussi et les hommes étaient loin d’être les seuls à hurler ce ridicule et misérable slogan « Il faut jouir sans entraves ! » qui a malheureusement tant influencé les moeurs.
Du reste, je me trompe peut-être sur le sens que vous avez voulu donner à ce « Bravo les hommes ! ».
Non, ce n’est pas spécifique aux banlieues, j’habite en centre-ville (en province) et je n’ai pas du tout la même expérience que vous, idem pour mes parents (banlieue bourgeoise) ou dans mes précédents lieux d’habitations (est parisien, intra-muros, par exemple). Je ne m’attarderai pas sur ma réalité de quartier qui se résume surtout (en ce qui concerne « la diversité », avec ceux qui étaient déjà là, ça se passe très bien) à violence verbale, vols, bagarres, agressions, deal, prostitution, incendies, etc. dans des quartiers qui ne sont pas du tout la banlieue et qui étaient plutôt BCBG et très tranquilles (sauf est parisien que je n’ai pas connu avant) avant la « diversité ».
La banlieue qui craint, j’y ai habité (les Mureaux), c’est seulement encore plus extrême.
On pourra me répondre « c’est de la faute de la pauvreté ! »... OK, j’en déduis que ce seraient toujours les mêmes qui sont pauvres alors, ce qui contredit mon expérience et mon vécu avec des pauvres et mon vécu soit en banlieue soit ailleurs. Donc je ne crois pas à cette théorie de la pauvreté qui si elle peut expliquer des choses n’est qu’une petite partie de l’explication.
Les histoires personnelles c’est donc très gentil et je ne nie pas que ça existe, mais cela ne peut faire une généralité, pas plus la vôtre que la mienne. C’est à étudier, sauf que ces études sont interdites en France.
Je ne suis pas pour la légalisation de cette activité et je ne cautionne pas ceux qui la pratiquent (prostitués ou clients) mais là, je trouve cela très moraliste et déplacé comme projet au vu de la société qu’on nous vend actuellement (sexe banalisé, débridé, banalisation de la pornographie, sex toys, sex friends ou alors même on ne fait plus un pas sans voir une pub dans la rue avec une femme à moitié nue, etc.). Bref, on a donc créé une société « hypersexualisée ».
Avant de pénaliser prostituées et clients, il faudrait peut-être aussi être plus ferme dans la répression des responsables de la traite humaine.
Il faudrait aussi et j’insiste là dessus, repenser le discours dans la société autour de la sexualité, trop souvent confondue avec une bête « génitalité ». Le paradoxe est qu’on ne parle plus aux gens de sexualité alors que l’environnement est « hypersexualisé ». Le discours sur la sexualité actuellement et surtout en direction des jeunes c’est : « faites ce que vous voulez mais protégez-vous » (le reste vient avec le porno souvent), et c’est ça qu’on appelle parler de sexualité ? Laissez-moi rire...
Quand on aura fait ça (répression plus importante des esclavagistes et donc des vrais criminels + revoir le discours sur la sexualité), alors oui, on pourra faire la morale de façon un peu plus légitime à celles et ceux qui restent et qui pratiquent la prostitution librement, par choix et à ceux qui vont « consommer ». En attendant, c’est juste une ridicule hypocrisie.
Assumer la colonisation, ça ne veut pas dire accueillir tous les gens de tous les pays et de les rendre tous Français. C’est notre Histoire, des pays étrangers ont été colonisés, voilà c’est tout, ça reste des étrangers, pas des Français. Une fois encore : le monde entier ne peut pas être Français.