Les trentes glorieuses n’ont pas changé les bases de l’éducation, elles ont fait ce qui était préssenti dans les années 20 et 30, n’eut été la Grande Crise.
Seul médias nouveaux, radio et cinéma, fécondent l’imaginaire sans brider le réel.
Arrive les années 70-80, les calculettes et puis les ordinateurs, sur fond de crise (pétrole...).
Je veux bien croire que "’l’intelligence se construisait au travers du processus de catégorisation."
Ce qui s’est passé avec la possiblité de NE PAS déléguer le travail à un secrétariat, c’est que la capacité manageriale est devenue secondaire (et hyper recherchée par les boites, par contrecoup).
Mais chacun croit qu’en mautrisant "toujours plus" de dossier , d’infos, pas e-mails et réunions de projets, on fait avancer le schhmilblick. L’impact réel est très amoindri, la transmission des connaissances pour l’exécution des projets est très faible (un powerpoint ne t’apprend pas ce qu’il y a dedans), et l’impression est que les chefs se multiplient, mais ils ne sont chefs que d’eux mêmes.
Dans ce contexte, l’implicite reprend aussi ses droits , et la reproduction sociales aussi.
(et avec un certan rapport, pas simple, je pense que dans les ghettos de banlieues, nous ratons surtout des bons managers, pas besoin d’aller y pécher les "cerveaux" forts en thème, en brossant à gros traits ce qu’on peut faire pour valoriser chaque vivier (et les changer in fine !). )
Donc crise de civilisation, crise de "grammatisation" dirait-on dans la sphère Foucaldienne, ou on peut lire encore B Stiegler sur des aspects complémentairs de ladite crise...
La technique nécessite des ...techniques spirituelles pour ne pas nous empoisonner.
Quand tout fonce on n’a pas le temps de s’installer dans ces techniques.
Les facebookistes sont un peu mieux que les ados "addicts aux marques" des ghettos de banlieue, mais le compte est loin d’être bon.....Et dans 30 ans ?
Les ordinateurs nous ont demandés jusqu’ici que de nous satisfaire de "pulsion de reconnaissances" (merci les neurones miroirs, le Lay avait vite compris "miroir du porte monnaie") , plasir de reconnaissance immédiat et cours termistes (jeux videos des années 90).
Ca change ...
Auront-ils acquis assez de complexité dans 30 ans, ces ordinateurs, pour faire la part de la "singularité", du non-pulsionnel qui te fait gamberger et te met au-dessus du poison ?
Les gadgets qui les entourent nous feront plus vite saturer du court-termisme.
Mon blackberry vient de me rappeler que mon profil n’est pas actualisé chez Farcebouc. Je vais rater la citrouille d’une heure du matin... Cho !
Si il y a un commentateur sur ce fil qui connait le public ET le privé, pour l’aspect "je glande" ou "je glande pas", qu’il le dise clairement.
Mon expérience, plus outsider du coté privé mais quand même, porte sur les métiers ou il faut effectivement se casser un peu le ciboulot (ingé, recherche).
Dans le privé, il y a tout ce qu’il faut pour "pseudo-glander" mais peut être pas "vraiment glander", c’est là la nuance.
On peut notamment faire de l’inflation de papier inutile dans le privé, se couvrir de logiciels qui sont censés
mettre au carré la gestion de ceci ou cela (ISO 900x merci), et on se "couvre le cul de papier", pour ne pas se colleter les taches vraiment créatives ou utiles (l’info dont a besoin l’équipe d’à côté, l’équipe du dessus, celle du collaborateur, du client, l’info pour le bureau de brevet ou de marque,...).
Si pour des raisons X,Y , on n’est pas licencié malgré tout, on doit finir par caser qqs moments de glandes "style-fonctionnaire-suivant-le-cliché" dans les trous. Mais quand même le regard des autres et l’idée que le futur de la boite est en jeu pèsent sur l’apparence à donner, au moins.
Puiblic :
Le CNRS n’est pas exempt de critiques. Mais prenons l’exemple de l’opération "nationale" décidée à Orsay. Si vous cherchez l’intersection de l’organisme "fac d’Orsay" avec son secteur "innovation", vous tombez sur un ensemble très modeste, un service rikiki, qui peine à appliquer les lois sur l’innovation, ne parlons pas d’une politique active de taille décente. Ceci alors que le pool de chercheurs (-enseignants chercheurs) est quasiment le plus gros de France, des milliers sans problème. Or, mis à part un petit effet de génération (papy boomer) qui explique l’atonie et la culture en faible partie, il faut se demander ce qu’on a dit à ces gens en 1974, 1984, 1994, 2004.
JAMAIS on ne leur a dit clairement que c’était une GRANDE mission d’innover& valoriser, ou si on l’a annoncé réthoriquement, on n’en a pas fait voir de vrai effet concret.
Certes, cela a dépendu notamment de l’enseignement supérieur, ministère qui a congénitalement du mal à se bouger les fesses, mais qu’on ne s’étonne pas d’un déséquilibre si on a laissé le bateau courir sur son erre. Quand aux efforts de valo du CNRS, ils subissent force effets de balancier, accord-cadre pour les grands groueps et autres. Pas très près des deux vrais mondes (acad ou privé). FIST doit avoir une liste longue de gens reconverti des cabinets de conseils en innovation, circuit commode mais pas toujours dans le vrai non plus.
Un peu dans la même veine, je suis attristé de voir que le foncier (le bâti) d’Orsay suit à peu près la même pente dans la dégradation que celui de Jussieu vers 1990. Si on regarde Jussieu aujourd’hui et qu’on extrapole, hélas, Orsay en 2020 ne sera pas vraiment rutilante.
BREF BREF
C’est donc une absence de vision des évolutions de missions que nous payons, ou du moins qui nous affaiblit au moment ou le Divin Plombier a déglingué son jeu Super Mario.
OR
Il est vrai que nous expérimentons chaque jour que l’écran d’ordinateur qui nous captive trop, nous empêche hélas la formation d’une empathie réelle avec beaucoup de nos collègues. Ou d’une empathie raisonnée, et "déléguable". Un physicien pur jus voit-il de déléguer ses intérêts à un biochimiste qu’il n’a jamais croisé que de très très loin ? C’est pourtant ce qu’il faudrait savoir faire pour réossifier la recherche.
DONC
A la fois vertébrer sa mission "output" (imprévisible, etc. mais valorisable, et où il faut trouver comment éviter les ilots de gens qui n’ont plus de sujet intéressant entre 50 ans et leur retraite), et vertébrer sa capacité à répondre de sa mission, en formalisant davantage non pas l’évaluation, mais la simple déclinaison des doléances, souvent trop ras du sol et facilement taxable d’égoïste par les adversaires...
Pensées un peu éparses. Je vais chercher ma colonne vertébrale pour le coup suivant...
Assez d’accord avec Idaho pour limiter les prétentions des psychanalystes dans le domaine.
Deux autres remarques :
1) Simondon (et après lui Stiegler) ont parlé eux d’aspects transductifs, de rétention et protentions (d’après Husserl, que je n’ai pas lu, je crois). Cela me semble plus général (mais pas assez tranchant, ah, Occam ! ).
2) Retour sur les limites de la psychanalyse : l’analyse de l’autisme (orogine génético-organique, une des béances les plus évidentes de la psychanalyse telle qu’elle est : je ne vois pas qui pardonnera son aveuglement à Bettelheim et à son troupeau) permet de voir l’effet de l’absence de certains niveaux d’identification (j’ai pas dit miroir, hein) dans la chaine de traitement (Dehaene, autres orthophonistes semi-cliniques, Gelber je crois). Un certain Simon Baron-Cohen a pour sa part plaidé pour l’absence d’une "théorie de l’esprit" chez les autistes (et les syndromes d’Asperger, en gros des autistes de haut niveau, à l’empathie néanmoins inhibée, voir Tony Attwood), le super miroir qui nous permettrait de voir les intentions de l’autre, souvent si implicites et codées qu’on ne se rend pas compte qu’on les décode sans peine. De ne pas paniquer quand nousparlons ensemble en nous interrompant (français , champions pour ça !) , les signaux de contrôle du système global restent actif pour les "neurotypiques". Imbaisable si vous n’avez pas le "codec implicitement dans votre logiciel" et inapprennable aisément.
D’autres contestent cette théorie de l’esprit et sont plus pragmatiques. Les thérapies qui soignent pragmatiquement les difficultés quotidiennes des autistes ne sont vraiment enséignées que chez les anglo-saxons et un peu à Lille ("ABA") et au Canada, elles ont un petit côté "recâblage", pas très folichon, mais au quotidien, l’autonomie est affaire de peu de choses, comme on s’en rend compte lors d’ue coupure ou autre bobo. "le silence des organes", (la santé et ici la facilité implicite) dans la sphère interpersonnelle, semble encore plus compliqué que la santé clinique.
Par ailleurs, avec des présupposés bons ou mauvais, on a allégué d’une épidémie d’autisme dans la silicon valley, pour cause de consanguinité entre fanas du soft, qui sont souvent des syndromes d’Asperger (le soft, lui, ne ment pas dans les relations, il n’y a que les interventions humaines d’Avox qui embêtent les auteurs si j’ai bien compris). Je ne sais qu’en dire n’ayant pas de grands échantillons de "geek" et autres "nerd" à portée de la main...
Ne suffirait-il pas que Carolis fasse passer
aux crénéaux par le nabot libéré
un pastiche de ses pubs actuelles
en chiffrant seconde par seconde réelle
sur une moitié de l’écran
le manque à gagner vraiment ?
(avec pour les dons une adresse internet (te)
pour remettre au pot les pépettes)
On appellerait ça le Telib’,
et le temps ainsi payé servirait, loin d’abou ghraïb,
sur l’autre moitié de l’écran
à financer des assocs de consommateurs
(pour mourir moins con et pas dans cent ans).
Assocs qui n’auraient que le droit de citer
des pratiques dans "des domaines généraux" avec coeur
et pas trop monopolistiques,
pour garder la pub en rab de tous les annonceurs,
mais
l’existence de la critique institutionnelle, trimant,
leur fournirait des arguments :
"télib a dit : Y’ a du sucre dans n’importe quoi, même la viande" : Chez Herta, on a choisi de vous informer, et pas parla bande
le sigle /S/, veut dire
"aucun sucre ni édulcorant ajouté."
(même si ça fait papeete)
en prose :
(Et ensuite, dans télé 7 j, il y aurait /S/ pour les
émissions "sans Sarko ajouté", mais chut ....