J’aurais tendance à vous suivre, si ce n’était les "industries de programmes" qui menaient la danse culturelle.
C’est là qu’est le bouclage le moins vertueux, et sans doute pas forcément dans le libre échange.
C’est à dire que traiter notre évolution culturelle comme un des indicateurs boursiers n’est pas génial. Plus j’ai de neurones occupé par Le Lay, plus je consomme des c... , moins je suis satisfait "au fond" (par rapport à mes parents et mes descendants), mais le PIB augmente, le libre échange s’ajuste, le savoir faire technologiqe (Iphone-ologique) permet aux pays émergents d’importer du savoir-faire dans les usines et à terme de créer la classe moyenne locale, ...
... si ce n’était que la même classer moyenne est écartelée entre haut, possesseur des codes culturels qui maintiennent une certaine "élévation" (Ah zut, Sarko est président, je retire ce que je viens d’écrire, idem pour Berlu), et entre bas.
Todd a peut être tort sur le protectionnisme européen (quoique la part de revenu du travail ayant baissé% au Kapital...),mais sans doute pas sur l’analyse anthropologique qui veut voir dans cette spirale d’abaissement culturel (même si les bobos font la queue aux musées) le résultat d’une stagnation éducative, un "trend" à 30 ans.
Il pense que les bacheliers vont faire repartir le balancier vers une certaine gauche (disons moins libre-échangiste ou libre-neuroniste) dès lors que leur appauvrissement sera patent, et que ne sera pas renouvelé la situation qui vous a vu profiter de facilités bienplus étoffées que vos parents.
Moi, je ne les plaindrais pas trop, la génération après les baby-boomers me semble avoir tiré un bon lot, il fallait arriver juste quand on commençait à fermer les internats les plus tradi (cf Jean de Kervasdoué dans une note de bas de page), puis pouvoir voyager à 40 ans dans les années 90 pour déjà plus bien cher, et avant la systématisation du tourisme de masse (j’ai renoncé à l’idée même de donner un bon tuyau au Guide du Routard, voyez vous)
Un des posts parle de toute façon ed timing pour essayer ces limitations au libre-échange ... c’est sans doute crucial pour faire percevoir correctement l’intention (au-dela des messages à destination interne et EU)...
Disons qu’au niveau des étudiant(e)s en sciences que je fréquente, le coté
"je ne sais pas trop ce que je vais faire, mais je suis la , voila", est l’apanage des garçons, et le message des jeunes femmes est plus net, "je voudrais ceci, plutot que cela" d’ou "que dois-je faire ?" quand le coup n’est pas déjà parti.
Cette indétermination des garçons conduit un grand nombre d’entre eux à être très coulant vis à vis des conflits, ’no testosterone’ en apparance.
POur un garçon, rien en compte parce qu’on m’en demande assez peu, et que je peux rester pas mal dans un monde intérieur, ou pas compromettant à l’extérieur.
Pour une fille, l’exigence de résultat ou la dévalorisation sont des alternatives plus tranchées.
C’est évidemment le social qui fait le gros de la différence, pas l’hormone. Vieux mot tard le dire que jamais
C’est vrai que peu de gens pensent à une catégorisation explicite.
Vous vous placez dans une logique d’expert, mais vous ne dites rien
de l’élévation que procure la lecture des idées d’un autre, du role des singularités donc le rédacteur est porteur, et qu’il cherche à transmettre ou partager.
Il me semble que vous rédigez plutot un guide à l’usage de communicants qui cherchent la bonne forme, une fois admis qu’on cherche à tirer un profit, dans des règles assez plan-plan de lutte des egos dans des structures (y a les structures et y a les egos (et les sego..., ) les seconds jouent dans les premières ou jouent à l’extérieur de celles-ci, et veulent y entrer ou en sortir, certes).
Ce qui me semble plus significatif est la frontière des domaines d’expertise, et la masse des paquets d’experts qui se regroupent et s’auto-adoptent dans ces frontières. En science, le cas est flagrant, bien que délicat à quantifier.
En communication, j’ai l’impression aussi que les modes permettent ces jeux d’entrée sortie dans des familles (vous connaissez sans doute Daniel Kaplan ... ? ) , mais sans sentiment de responsablité, donc en limitant beaucoup le soin apporté dans le contenu :
e fait d’occuper du cerveau disponible n’est pas neutre, alors que votre description factuelle le sous-entend, et prend pour donnée les désirs "aplatis" d’hommes assez unidimensionnels, si je peux faire une reMarcuse bateau moi aussi.
Mais fouillez un degré plus loin, les frontières de groupes d’expertise sont une des "vraies" questions (quelles sont les "distances" pertinentes entre gens dans un grand ensemble, ou sont les césures, vue de physicien qui fracture la matière...)
Au plaisir de lire votre article sur le sujet : "iles d’expertise du jour d’avant"
Dites Bernard, ca a l’air un peu de commencer comme un histoire de Sokal-Bricmont, votre "modèle ondulatoire en biologie, avec un concept dérivé de la mécanique quantique, la réduction/échhange de paquets d’onde".
Satisfait-il au critère de réfutabilité ?
On parle de plus en plus de "evidence-based medicine" . n’est-ce pas parce que trop de gens ont fait fi des preuves ?
JE dois dire que quand je commençais à lire Stiegler (Mécréance et Discrédit), je me demandais pourquoi tant de charabia au cm2, avec l’impression que quand même il y avait une vision juste au fond. Depuis, je me suis habitué à lire le Stiegler, qui a aussi fait des efforts de son côté. En tant que refondateurs de concepts depuis la base, c’est intrinsèque qu’il ait du mal.
Mais je dois dire qu’il me semble correct que sa prose philosophique (pas ce qu’il fait à l’UTC) ne s’immisce pas dans des journaux de science, même de science humaine,... ne franchites vous pas cette ligne rouge ?
Enfin, vous avez entendu parler du papier de Ioannadis et al. (7 oct 2008 , il est de univ Ionnina) dans le PLOS (rapporté par .. courier international) sur les aspects néfastes des choix de publications des temps modernes. Je suppose que vous signez des deux mains...
bon, il est temps d’aller voir si le vide a pris le pouvoir (avec les fluctuations quantiques bien connues qui lui sont associées) au PS