• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

timiota

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 166 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • timiota 27 juin 2008 00:20

    Relativisons, car les études épidémiologiques réservent des surprises dans les deux sens.

    Malgré l’immense nocivité des innovations, eh bien l’espérance de vie croit toujours de qqs mois par an. Sur les 28 ans entre 1980 et aujourd’hui, ça fait 7 ou 8 ans d’espérance de vie.

    Si on rapporte l’incidence des cancers à la pyramide des ages, il y en a EVIDEMMENT plus aujourd’hui, parce qu’il y a vieillissement, A "CAUSES" CONSTANTES. Bien sur les causes ont pu changer un peu, mais pas énormément. On est donc dans ce paradoxe qu’à age et diagnostic égal, on a un meilleur pronostic aujourd’hui, mais qu’on en a pas moins davantage de mortalité, c’est facile de crier au loup.

    Je conseille au lecteur de lire quand même Jean de Kervasdoué (les precheurs de l’apocalypse), pour des sujets comme le DDT, quasiment pas létal pour l’homme et que je croyais moi aussi, avant d’avoir vérifié, que c’avait été la sale vilennie organochlorée redoutable qu’on pourrait penser. Eh bien non, faut pas en manger matin midi et soir, certes, mais l’homme n’en souffrait pas plus que , au hasard, de la connerie de TF1 aujourd’hui. Et en en privant les pays pauvres de DDT (les substituts du DDT sont bcp + chers) , on a laissé la malaria persister, et des millions de gens en souffrir et en mourir.

     

    Tout n’est pas rose dans la chimie, il y a bien, notamment dans l’industrie, des cas hautement douteux (le chloral, je crois, Marianne y a consacré un dossier récemment), mais nous ne sommes pas sous un déluge de cochonnerie, du moins si vous gardez un régime à la francaise, et ne vous gavez pas de Haribo à l’atrazine.

    Il se trouve que la nature aussi fabrique moultes cochonneries, l’ergot de seigle, les aflatoxines des cacahouètes, etc. et que les toxines bactériennes et virales que voient votre intestin ne sont surement pas rassurantes. Il y a bien là néanmoins, dans les tripes, une forme d’écosystème, solide et qui a "de l’estomac" .

    J’ai appris par exemple que l’on sait aujourd’hui faire des greffes de TOUT le système digestif d’un coup (de l’oesophage à l’anus ou quasi !), et que après qqs années, les chirurgiens se sont rendus compte qu’il ne fallait pas laver aux antibiotiques les tripes du donneur, il fallait y laisser "la merde", dans une certaine mesure, au moins celle qui se niche au contact des cellules humaines, car seule leur interaction fait écosystème, on ne peut pas supprimer la flore intestinale comme ça, et ça produit une quantité de protéines qu’on ne sait pas encore décoder, il y a mille fois plus de gènes en cause que ceux du patrimoine de l’homme !

     

    Je ne dis pas pour autant que ça nous rend immune, et que rien ne nous menace, mais je crois qu’il faut sérier les menaces.

    Les plus grosses sont au début d’allure les plus innocentes : les graisses hydrogénées "trans", espèce d’effet prion sur les graisses me font plus peur à long terme.

    Ensuite, eh bien j’accuserais le fait de bouffer n’importe comment en terme d’horaires et de vitesse, c’est pas bien, faut laisser chauffer le moteur avant de le faire carburer. L’indicateur social le plus corrélé à la réussite (disons au non déjanteage) d’un enfant par rapport aux particularités sociocu de sa famille, ce n’est pas, par exemple, qui travaille parmi ses parents, qui fume ou qui a quel revenu, c’est simplement le fait que les repas soient pris en famille ! Ca assoie le lien social, ça fait circuler l’info, et ça calme les tensions.

    Alors moi, j’assume l’état actuel de l’AFFSA et de notre académie, etc. (j’accepte cela aussi parce qu’on peut aller voir ailleurs, notamment au Canada, quand ça déconne en France, c’est notamment le cas pour l’autisme), et je préfèrerais qu’on garde de la vigilance sur ces sujets (sujets auquel la technique ajoute une sensiblité de détection tuojours croissante, presque trop forte pour les radiations nucléaires : les plus hauts taux de cancers de la thyroide en France sont anti-corrélés avec le nuage de Tchernobyl, c’est Toulouse et Paris, polémique pour polémique), mais qu’on se demande ausis comment et pourquoi on agit sur les sujets où la technique retire vraiment le savoir-faire aux 60 millions de français, celui qui donne du vrai grain à moudre au cerveau (pour les 300 000 agriculteurs, c’est important de garder des savoir-faire at autres AOC , mais la perte pour les principaux millions d’agriculteurs d’il y a trois génération, elle est faite).

    Autre aspect : la pollution de l’air : c’est chez vous que c’est le pire, rarement dehors, sauf si vous habitez au 1er étage Bd Magenta à Paris ou sur l’A86. Du temps qu’on se chauffait au poele, c’était pas brillant du tout du tout. Le lichen avait fuit le parc du Luxembourg Paris à cause du soufre dans le charbon, il est revenu vers 1990 je crois. La poussière d’acarien, elle est ’top’ chez vous, pas tant dehors, on pourrait aligner les exemples (boiseries, produit d’entretien, y compris les cires). Les traditions ancestrales de ci ou de la sont aussi fort cancérigènes : salaisons, fumaisons, machouillage de trucs pas toujours clairs.

     

    A l’inverse, je suis d’accord qu’il existe un mystere du cancer. La compréhension moléculaire a beau avancer, on est tombé avec l’ADN/ARN et les protéines, sur des choses vraiment compliquées. Le prion, c’était dur à croire, et pourtant. L’ADN interférent, découvert il y a à peine douze ans, sur le pétunia, indique comment un espèce de "bruit moléculaire de l’ARN" a été détourné par les machineries cellulaires pour faire passer des effets et des méacnismes in fine très importants, et souvent typiques des cas compliqués : l’acquisition de l’immunité, etc.

    Il faudra sans doute encore trois ou quatre décennies et des esprits remarquables pour comprendre tout cela, et ce ne sera pas facile pour autant à prévenir. Eh bien , ça ne vous rappelle pas la situation en physique vers 1870 ? les choses importantes pour la vision du monde à la Jules Vernes étaient comprises, mais il faudrait attendre 35 ans pour Einstein, et 55 ans pour la physique quantique.

    Patience.



  • timiota 17 mai 2008 02:04

    Plusieurs remarques qui se recoupent

     

    - au niveau du ressenti : disparition des classes moyennes, disparition des "plans sympas" pour les revenus moyens.

    Par exemple : consommation en Hard Discount qui s’étend.

    Autre impression : pas de produits sympas en grande consommation, alors que au seuil des années 1990, le choix s’étoffait. Cela vaut pour les céréales, pour la biscuiterie (ex la marque "reflets de France", basée sur un choix qualité prix et des fabriques régionales de taille moyenne, qui avait percé vers 1997, va disparaitre), pour les vetements (tous en rayures pour les hommes).

    Au contraire, si vous vous payez des marques ciblées, vous retrouvez des produits intéressants mais franchement chers (inno/monoprix, kenzo). Les intermédiaires ont tendance à disparaitre

     

    - "fracture numérique", qui monte insidieusement vers ces classes moyennes, au travail notamment, où les taches de "navigation dans l’information" sont reprise par les cadres, et laminent la place des techniciens : peu de marges de travail de technicien dans l’immatériel, sauf sur des modèles très décourageants (centre d’appel, etc.)

     

    - Ma remarque globale est que dans ces conditions (et en suivant B . Stiegler) , la pauvreté se vit aussi comme perte de savoir-vivre, comme absence d’opportunité donnée à la singularité de chacun. En etre réduit à choisir parmi des produits aussi peu intéressant les uns que les autres, c’est une forme de prolétarisation. On peut encore en dire autant quand on est "réduit" aux marques "claniques" (Nike,...) "ou rien". De cette prolétarisation dans et par la consommation, la classe moyenne sent les prémices à son hyper du coin. Du fait que le désir baisse tendanciellement et ne fait pas pousser tout cela vers le haut (c’est l’emballage le plus vu-a-la-télé-c’est-comme-le-loft" qui gagne, pas le produit qui a su industrialiser un gout ou un service "sympa") , c’est un cercle vicieux. On consomme "contraint et forcé", on ne cultive pas le fond de savoir-vivre qui est en nous (et pour les pauvres, une certaine partie risque d’en perdre la pratique), et on ne fait plus de choix vis à vis des propositions commerciales présentes pour "boycotter les plus betes" et la machine s’auto dirige ainsi vers "le pire", la négation des singularités, la prolétarisation de masses de consommateurs, la désublimation. Celle-ci conduit à son tour (dans des proportions difficiles à préciser) au relachement des "pulsions", et à des conduites en groupe qui peuvent faire peur ou passer dans le registre "barbare".

    - Les médias ont un rôle énorme dans cette boucle de contre-réaction, et donc un rôle de complice vis-à-vis de la mauvaise condition faites aux pauvres et plus généralement à la "prolétarisation consumériste" de grands pans de la classe moyenne

     



  • timiota 7 mai 2008 00:27

    Sur le fond, il y avait depuis longtemps des arguments en faveur de la fusion ANPE ASSEDIC,

    il me semble, vue de Sirius, que c’est un peu équivalent aux deux services du ministère des finances, perception et calcul de l’impot, qui ont été découplé en des temps forts anciens, et qu’on a eu un mal de chien à remettre ensemble pour ne pas trop doublonner : Sautter , ministre de Jospin avait fait les frais des tentatives anté-2002 et ca n’a marché qu’après (sous Raffarin je crois). C’est d’ailleurs un cas de réforme qui a abouti, comme le souligne l’immarcescible F. De Closets.

     

    Bref, n’y aura-t-il pas dans cette réforme, une vision plus claire par les agents pour dire à qui il est "rentable" de faire retrouver un travail ? (gain pour... la collectivité, si j’ai bien suivi la campagne 2007 tant PS qu’UMP)

    Ce que je comprends de ce qui dit Yann, c’est que le seul truc dont l’ANPE pourrait sembler fière, le BCA, risque au contraire de disparaitre dans la fusion. Ce serait une de plus dans les incompétences qui nous cernent

    investir 2000 euros par chomeur , environ une fois par année chomée, ne me semblerait pas du luxe pour développer de meilleures formations. ..

    Je n’ai aucune idée des chiffres actuels, je dois l’avouer

     



  • timiota 6 mai 2008 02:34

    Je suis surpris, Imhotep, par votre fixation sur les plus ou moins bons rendements le long de la chaine.

    La physique et la thermodynamique ont quantifié à peu près tout ce qu’on peut vouloir savoir, et de longue date.

    Certes, la moitié des posts comportent des erreurs, plus ou moins importantes, mais je vais résumer les questions que cela me pose :

     

    - poids général des véhicules : on sait déjà alléger un véhicule vers les 500 kg mais on ne le fait pas, car on tue les conducteurs qui se font ratatiner. On est en limite en terme de résistance des matériaux, les tôles sont celles "qu’il faut" pour les chocs "usuels", ceux qui font nos 4000 morts annuels, et justement pas 10000. Aucun constructeur ne prendra le risque de baisser la garde la dessus. C’est une règle de ce tyep d’industrie que le le premier innovateur audacieux se fait avoir, on ne procède que par petites innovations. La Prius est une exception à l’honneur de Toyota, un beau monstre d’ingéniérie. Disons qu’il ne faut pas être pressé pour que les innovations "fortes" surviennent...

     

    - Compression de l’hydrogène : cela ne doit pas beaucoup impacter le rendement énergétique, et c’est très calculable. Vu l’énergie massique, si on en mange plus de 10-15% en compression brute, c’est bien le maximum. L’énergie des liaisons chimiques est en règle générale supérieur d’un facteur 10 à 100 aux liaisons "faibles" (celles entre molécules, même aux taux de compression envisagée genre > 200 bars : H2 reste un fluide de molécules non liées, vous n’en faites pas un polymère comme le soufre sous certaine forme par exemple S-S-S-S-S-S... ). De plus, en compression dans un hydrure métallique, cela doit être meilleur, l’hydrure est un "nid" (un puits de potentiel) pour H2, qu’on fait sortir en chauffant un peu.

     

    - rendement global : pas de panique, c’est forcément exécrable dans les transports, parce qu’on passe son temps à accélérer et freiner.Eh oui, c’est la récupération qui peut limiter cela, avec des capas assez limitées. Mais perdre 30%, de toute facon, qu’est-ce ? on fonctionne aujourd’hui à quelques pourcents de rendement quand un 4x4 accélère (rapport de l’énergie chimique totale ’delta_G’ à l’energie cinétique acquise). Les bonnes questions sont alors dans la souplesse de conduite, donc l’automatisation en ville pour être en régime "comme feux synchronisés" : ca doit être gérable par un bon gros pentium, pour les 10 000 véhicules en circulation dans un centre ville à un instant t, qui accorderaient à leur GPS de pouvoir communiquer leur position et leur but, pour synchroniser les itinéraires sur grands axes à 3 ou 5 s près.

    (les piétons ? oui ça reste à résoudre, faut pas que la conduite automatique accentue la tentation de les écraser...)

     

    - Rendement global bis : des posts, et vous, parlent de toute la chaine, et c’est une bonne question. Je reve d’un wiki sur les règles de trois qui montrent ce qui se passe quand on dépense une joule apparente (exemple : eau chaude à la casserole sur feu élec = EDF + fabircation du cuivre des fils + chauffage inox de la casserole + chauffage de la vitrocéramique + ...). La "trainée" est énorme dans certains cas, pas tant que ça dans d’autres (cumulus, chaudières à gaz). Les gisements de 30% seraient aussi dans des robinets d’eau chaude intelligents, par exemple.

     

    - rendement global ter : l’électrolyse est en principe fort bonne, il suffit de ne pas avoir de pertes ohmiques trop fortes le long des fils, l’énergie électrique sert directement à faire la réaction chimiuqe (1,21 eV) avec une pénalité de quelques kT (<0,1 eV) je ne vois pas d’obstacles ce ce coté la, et d’ailleurs koudou en dit plus, juste au-dessus, autour des piles à combustibles etc.

     

    - super capas : si vous voulez, je vous passez l’excellente revue de technologue converti qu’est IEEE Spectrum (qui sait citer Greenpeace quand ils font un dossier sur le retraitement des déchets nucléaires à la Hague !) : on sait que la concentration d’énergie électrique et/ou de courant dans les matériaux pose des probèmes graves, pbs connus depuis le rappel massif des batteries de portables quand certaines avaient hélas pris feu. C’est le prix de la densification de l’énergie, mal maitrisé(e). On arrive donc à des régimes ou les progrès sont moins évidents sur ces marchés qui ont pourtant normément profités des tirages technologiques.

     

    - Les pics de consommation en cas de recharge électrique directe en 5 mn seront vraiment hénaurmes, le 380V n’y arrivera qu’avec des gros gros cables, comme on l’a dit. Pas sur qu’on veuille recabler les 30000 (?) stations de France en grosses intensités en BT (< ou = 380V). La règle de trois est simple : la voiture marche à 30 kW pendant 4h, avec 80% de rendement, il faut donc lui faire biberonner 144 kWh, en 0,07 heure, soit donc 2880 kW à transférer, autant qu’une loco électrique de bon aloi ! (cable de 28 mm réalimentés tous les pas beaucoup de dizaines de km, sous 1500 V au moins). IL sera délicat de gérer cela en self service, 3000 fois par jour à une station d’autoroute, sans risque...

     

    - La Prius montre le chemin sur un flanc, ce qui n’exclut pas les autres flancs mentionnées (piles à combustibles). On peut imaginer des batteries échangeables, mais très "tracées" par puce, et les véhicules "sains" ou "homolgués" étant eux-même tracés par puce, pour ne pas voir exploser les couts de maintenance d’un parc de batteries qui serait,s ans précaution, en danger de mort rapide (les Li-ion perdent actuellement 50% dans leurs premiers 18 mois, ... attendez deux trois ans pour que ca commence à changer ...cf IEEE Spectrum). Mais c’est un business model délicat. Il ne commencera que dans des endroits spéciaux (Singapour, Israel, Corée ?)

     

    - Les fuites d’H2 resteront une question délicate (est-ce que ce n’est pas aussi un catalyseur pour l’effet de serre ? je n’ai pas su trouver l’info, mais la combustion peut n’etre complète qu’à 99,9999%, ca ne me choquerait pas dans un moteur à explosion et 0,0001% ca fini par compter dans l’atmosphère). Récemment, le GPL a fait parler de lui par une explosion en sous-sol. Peut être devra-t-on faire remiser son réservoir H2 a une consigne avant de stationner en souterrain (sauf chez soi, avec aération homologuée).

     

    Pour conclure, se déplacer avec la facilité qu’on connait aujourd’hui, mais à pollution faiblissime, est un défi très prométhéen. Dame Nature a mis qqs millions d’années à rendre le vol des oiseaux efficaces, ainsi que la course des bipèdes, j’imagine. On ira plus vite, mais pas trop vite

    allegro, ma non troppo, dirais-je donc.

    Et les voitures resteront d’ici la une (grosse) goutte d’eau pour le C02, rappelons le.

     

     



  • timiota 27 février 2008 00:58

    Tiens, je n’ai pas trouvé Jean de Kervasdoué cité dans les réponses.

    EN voila un qui a fait des stat et sait de quoi elles parlent...

    ("Les precheurs de l’apocalypse")

     

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv