Attali était dans la même fuite en avant
lors d’un débat sur une émission tardive vers ? avril 2008 dernier.
Avec J de Rosnay, Bernard Stiegler, et deux autres pas mauvais.
Stiegler me semble apporter des réponses sur le côté "humain" , sur l’investissement
de nos cerveaux, sur le soin, pas trop sur les choses économiques.
Mais Stiegler a raison de se méfier des médias, il sait qu’il est au premier abord un peu illisible.
Et qu’on ne lui fera même pas l’aura sulfureuse de Badiou.
Mais son argumentation sur la "baisse tendancielle du désir" me saisit lorsque je vais voir une vraie Z.I de commerce en banlieue, chose qui n’arrive plus aux bobos parigots têtes de veau d’or (votant Delanono quand même). On voit bien dans ces temples que l’échelle de création du désir ne répond plus à une fibre humaine.
(l’hyper n’est pas le seul concerné, il est encore à taille de cerveau vaguement disponible).
Nous sommes peut être plus près de la vraie "réécriture" de la page, suivant ce que disait un certain Attali (ouarf) vers 1980, , malgré cette apparente stagnation des années 2000.
Assez d’accord avec "Les nouvelles technologies risquent de ne pas apporter du nouveau, si ce n’est plus de puissance. Et continuer à plonger l’homme dans le Moyen Age du 20ème siècle finissant
La révolution aura lieu dans les esprits si elle a lieu. Quand les gens verront différemment, ils penseront et vivront différemment, et le spectacle sera différent, l’art aussi".
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Quant à la nano, je la côtoie d’assez près, les vrais scientifiques n’y sont pas très nombreux. La possibilité de monter une manip de plus et de faire fleurir quelques concepts de plus l’emporte sur la capacité de savoir ce qui sera applicable "raisonnablement".
Les gens "normaux", éberlués pas les Giga de leur PC, n’ont pas vu que pour la microéléctronique, il n’y a AUCUN changement des lois "utiles", seulement un changement des dimensions : le MOSFET d’aujourd’hui est 10000 fois plus petit que celui d’il y a 30 ans "c’est tout".
La magnétorésistance géante a été un changement physique, de système, important (disque dur, mp3, ipod). Mais , youpi, il a permis d’aller de nouveau dans ce régime où la miniaturisation "ne change rien", "ya ka" faire plus petit. Pour le coup, c’est l’ancienne technique (inductive, disquette 3"1/2, magnétoscope VHS) qui n’’aimait pas le petit.
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Les folies qu’on vend bien ces temps-ci en physique /optique sont : le calcul quantique (good luck), le "cloaking" (invisibilité... dans le domaine microonde, mais dans le domaine optique : good luck ), la "plasmonique", quelques ondes acceptent de grouiller sur des nanostructures métalliques. Ouaip. Mais rien de pire que les métaux pour faire des objects commandables (trop d’électrons, comme un fameux "too many notes"). Nnao Transistor , porte optique ? bof bof.
(Lire la série "Future trends in microelectronics", Zaslavski et al. Ed., recensement très large bande et très au delà de Moore, pour ceux que cela intéresse)
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Un petit plus quand même côté électrons pour l’inattendu "graphene" la feuille de graphite qu’on détache de la mine de crayon, avec soin, et qui est un des meilleurs nids à électrons "sympa" de ces derniers temps (Silicium : enfoncé), si tant est que ces membranes mono-feuillet soient mettables dans un package un jour, sans qu’un seul atome vilain (soufre) ne viennent y mettre son orbitale (son grain de sel si c’est du NaCl). Les nanotubes de carbones seraient plus immunes à ce niveau. Ce graphene fait aussi flipper mucho les théoriciens, car il réalise sous forme expérimentale des choses qu furent pensées par Dirac (1928), Majorana(années 30) , etc. et sont la crème des "quasi-particules" les plus exotiques.
Je zappe aussi le laser à polariton et les interféromètres atomiques (oui, ce sont les atomes qui y interférent).
Du côté philosophie, j’ai souvent posté ici et là en faveur de Bernard Stiegler, que je trouve illisble au premier abord (grmbl), mais assez profond au deuxième. Il ya du holisme et de la capacité à penser aussi le moment, le tout sur les bases "transductives" de Simondon, qui me paraissent englober bcp de possibles (dont les neurones miroirs et les Girarderies).
J’ai un peu moins de conviction à m’attacher aux succédanés des concepts freudiens même chez Stiegler. Pour moi, cela relève de la capacité de tisser du vocabulaire vers ce qui vous arrange, certes à un niveau meta*meta, pas ras du sol du tout, mais de confort. Et si loin de l’observation scientifique. Dolto n’en fini d’ailleurs pas de se faire taper sur les doigts pour n’avoir vu qu’un coté de la médaille (l’autonomie) pas l’autre (la construction de l’autonomie en relation aux autres, autour d’un tuteur, si tu veux être une plante grimpante) (cf votre tribune "je veux ?). Ce qui fournit aussi un bon carburant aux débat pédgogistes vs. conservateurs : si on m’apprend les lois conservatives en me mettante en situation "transuctives" assez souvent, j’ose espérer que ça roule.
La difficulté vient de la lamination de concepts de base (en gros ceux du bricoleur qui cherche à faire tout de façon minimale, découvrir l’ADN ou la constant de Hubble) lamination, donc, via l’irruption des nouvelles technologies dans leur dimensions culturelles. C’est cela qui fait stagner en apparence le "hardware", les inventions "utiles".
En fait cela demande à la nouvelle génération de repenser la science en repartant de Google & Linux (?adios Windows) et des SMS, de savoir écluser l’orgie d’images si lassantes des écrans, et dans ces conditions, eh bien je crois que le cerveau a encore la capacité à s’élever. Mais c’est au prix d’une perte notables des savoirs antérieurs.
En ce sens, on pourrait dire cruellement que les jeunes chercheurs (ou déjà vos ex-collègues, BD) payent cette condition de prolétaire d’ores et déjà (NB : comme le rappel Stiegler, en simplifiant outrageusement : prolétaire = "a perdu son savoir faire", et le prolétaire n’est exploité qu’en raison de cela, on peut être ouvrier avec un savoir -faire et donc pas prolétaire) , par ANR et autres mammoutheries et réticulations administratives (dixit un ex dir du CNRS, Meunier, qui a démissionné en 2005) qu’on nous fourgue ces-temps ci.
J’ai un peu du mal à structurer comme vous le faites avec aisance, mais la dèche actuelle que vous décrivez grisement n’est qu’une question de proportion, à la croisée des chemins. Aujourd’hui, les éméraudes sont dans de la merde, et non le contraire. Quand l’eau passera sur le limon ...
Vous croyez vraiment qu’il n’y a aucune chance de mêler modernisme et spirittualité et de passer
la barre d’Agoravox ?
En tout cas, je suis d’accord qu’un texte issu d’un groupe, à l’image d’une pâte, un texte qui serait travaillé vers une forme "provisoirement finale", serait une belle chose.
Un des causeurs du moment qui me semble tenir les deux bouts de la ficelle et ne pas faire dans l’indigence intellectuelle est Bernard Stiegler.
Pour le plagier, oui, je suis à la recherche d’un Agoravox "transindividuant", (au sens de Stiegler/Simondon), que ce soit dans une variante littéraire, sociale, ou scientifique.
Je nous souhaite donc bonne chance, même si il faut s’atteler à la biologie pseudo-qkantique du père Dugué pour en avoir une version beta pas trop beta.
l’OST abêtit ? A première vue oui
Mais...
Mais qu’est-ce que l’intelligence ?
Le plaisir de la création est forcément une singularité, un moment isolé, au milieu d’une mer de répétition.
Cette répétition est issue d’un apprentissage, il s’agit donc de classer les apprentissages et d’en trouver un système "stable" qui assure l’élévation de tous.
En tout cas, la socialisation des aspects répétitifs d’une civilsation méritent mieux que l’histoire du seul machinisme.
Surtout aujourd’hui, ou c’est un asservissement au milieu d’une marée
de symboles, qui nous guettent.
Je prétends donc que d’une façon ou d’une autre, la "grammatisation" (je pense en fait à l’usage automatique d’une grande librarie de symboles qui ont un sens) comporte le germe de l’asservissement. Le contre poison est l’usage des singularités de chacun.
Ca ne produit pas forcément façon stakhanov, mais si pas mal de gens se sentent mieux ainsi ...