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timiota

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  • timiota 20 septembre 2008 01:16

    Nous sommes comme des surfers.
    On a trouvé un moyen de s’élever, au départ par la technique, et on monte sur la vague.

    [Quelques bon cotés issus de la technique : la médecine, la machine à laver, le frigo.
    L’imprimerie aussi. L’ordi et l’internet faut voir (lire jusqu’au bout).]

    Après, le surfeur se rend compte que cette eau qui monte ,elle bouge, c’est une grosse vague qui vient vers lui, ...il se rend compte que la crete de la vague lui tombe dessus,.... SAUF, sauf s’il file sur le coté, parallèlement à la vague ; mais l,à il ne sait plus pourquoi il va par la. Désorientation .

    La philosophie de B. Stiegler (et la notion de "trans-individuation") me semblent à peu près faire justice à ce qui nous arrive. Oui , ce n’est pas trop tragique de se passer de machine à laver si au lavoir du village, tu rencontres des femmes (ou des hommes) qui t’aident et ne t’enferment pas dans des règles fermées. C’est le collectif qui sauve l’individu du tourment de la peine, quand ce collectif "résonne culturellement" avec l’individuel, Yep c’est pas le cas le plus courant mais c’est le seul cas ou le passé reste muni d’un futur et n’est pas un archaisme.
    La technique fait les grandes lames de fond (écriture (-3000), philisophie(-500), imprimerie (1500) énergie(1800), information (1947, 12 décembre...)
    La technique peut à la fois construire du "bon" lien transindividuel (N associations le prouvent), et par son bras capitaliste "hypersynchroniser" les gens, les désaffecter, manger leur cerveau pour le laisser disponible à LeLay, mélaminer le lait des nourissons et miner toute espérance.
    Tant qu’on ne formera pas des porcs mias des enfants éduqués, il n’y aura pas de quoi désespérer. Je vous laisse juge...



  • timiota 13 septembre 2008 00:34

    Au sujet de

    "enfin, bref....il y cependant une chose que l’auteur de l’article aborde et qui me semble assez juste, c’est que tôt ou tard, le sacré ou le spirituel s’il a été sorti par la porte tentera bien de revenir par la fenêtre. Sous quelle forme ....on verra bien."

    C’est ce dont parle Vincent Peillon dans son bouquin qui analyse le sort fait aux socialistes de la IIe république (1848 et bas bcp d’années après), il rappelle que les socialistes "francais de tradition humanistes" (ce que j’ai retenu) mentionnaient une dimension religieuse,
    cherchant à nouveaux frais à sortir et du christianisme catholique surtout (vers la RPR religion prétendue réformée) et des errements des avatars que furent le culte de l’Etre Supreme etc.

    L’analyse de Peillon est certes sympa, mais je n’y trouve pas la profondeur de l’analyse individuelle/sociale de Stiegler, et j’estime donc que de proposer une relecture du socialisme pour y retrouver des aspects certes tragiquement manquant ne suffira pas à redéfinir une évolution qui nous "ré-affecte" (nous transindividue)



  • timiota 11 septembre 2008 01:55

    "Mon enfant n’est pas un coeur de cible" de J Ph Desbordes, Ed Actes Sud.
    Et excusez qqs fautes d’orthographe...



  • timiota 11 septembre 2008 01:54

    Bonsoir

    Pour moi, c’est assez profond.
    J’ai eu la même impression que vous ("quelqu’un qui met des mots sur ce que je pense")
    quand j’ai lu Bernard Stiegler (accrochez vorte ceinture quand même).

    Sur la télé :
    on peut lire "Télécratie et démocratie"
    (je vous cite
    "Quant aux JT, il semble que le registre compassionnel fasse recette au 20 heures, la course à l’audimat plutôt qu’à de vraies infos a de lourdes conséquences. Nous avons également notre part de responsabilité vu que la course à l’audience, c’est donner ce que demande le plus grand nombre.")
    Ou on peut lire "Mon enfant n’est pas un coeur de cible de J Ph Desbordes"

    Notre fond neurologique et notre "extériorisation" technique nous pousse dans ces plans ou le mauvais est souvent en train de l’emporter sur le bon, apparemment. Mon analogie préférée ces jours-ci est celle d’un surfeur : il veut monter, donc il voit un truc haut (la vague qui approche, gentille), il y va . D’abord pendant qu’il y va, tout bouge, la vague avance et monte. Mais surtout, une fois qu’il est près du haut, elle s’écroule (mettons sur sa gauche) et le surfeur est obligé de filer à toute berzingue à droite, en faisant une suite de choses qu’il n’avait pas prévu de faire (je simplifie : il voulait monter et redescendre), et surtout en ne pouvant pas revenir en arrière. Toutes ces choses pas prévues, c’est la série d’innovations technologiques qui nous talonne (cell phone, e-mail, blueberry, RFID, ...) c’est pas tout noir ou tout blanc mais les implications sont très au dela de l’usage du premier marché, celui qui rentabilise l’objet industriel. L’impact global sur les cerveaux et l’attention entre les membres d’une société va bien au dela...

    je vous souhaite un bon Stiegler (je me répète) si ça vous tente.



  • timiota 27 juin 2008 00:39

    @patroc

    200% d’accord. Vous pouvez théoriser cela si bon vous emble en lisant

    l’ami Bernard Stiegler, qui met quelques noms sur ce que vous décrivez si bien

     

    bonne nuit

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