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tiptop

Je suis enseignant et chercheur en histoire contemporaine travaillant sur les mondes africains et le fait politique.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/04/2007
  • Modérateur depuis le 06/11/2007
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Derniers commentaires



  • tiptop 4 février 2010 19:24

    Lisez cet article du CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde), c’est pas dans les JT et c’est édifiant. Nous savons qu’un tremblement de terre de cette magnitude au Japon n’aurait pas causé autant de morts et de dégâts. Ce qui a tué c’est la pauvreté et pour en comprendre les mécanismes un peu d’histoire ne fait pas de mal. Il est crucial de comprendre que notre générosité envers les haïtiens va en fait , pour une bonne partie, aller dans les poches des créanciers occidentaux et des potentats locaux. Le maintien d’une dette honteuse et injuste est au cœur de la problématique du développement en Haïti. Choisissez bien à qui vous donnez ! Bonne lecture à tous.

    Tiptop

    L’une des plus grandes opérations d’aide de l’histoire risque fort de ressembler à celle de l’après tsunami de 2004 sauf si un modèle de reconstruction radicalement différent est adopté. Haïti a été partiellement détruit suite à un violent séisme de magnitude 7. Chacun y va de sa larme et les médias, en nous abreuvant d’images apocalyptiques, relayent les annonces d’aides financières que les généreux Etats vont apporter. On entend qu’il faut reconstruire Haïti, ce pays où la pauvreté et « la malédiction » s’abattent. Aujourd’hui donc, on s’intéresse à Haïti. Les commentaires ne vont pas au-delà du terrible tremblement de terre. On nous rappelle précipitamment que c’est l’un des pays les plus pauvres de la planète mais sans nous en expliquer les causes. On nous laisse croire que la pauvreté est venue comme ça, que c’est un fait irrémédiable : « c’est la malédiction qui frappe ». Il est indiscutable que cette nouvelle catastrophe naturelle entraîne des dégâts matériels et humains tout autant considérables qu’imprévus. Une aide d’urgence est donc nécessaire et tout le monde est d’accord sur ce point. Pourtant, la pauvreté et la misère ne trouvent pas leurs sources dans ce tremblement de terre. Il faut reconstruire le pays parce que celui-ci a été dépossédé des moyens de se construire. Haïti n’est pas un pays libre ni même souverain. Au cours des dernières années, ses choix de politique intérieure ont été réalisés par un gouvernement qui est constamment sous la pression d’ordres venus de l’extérieur du pays et des manœuvres des élites locales.
    Haïti est traditionnellement dénigré et souvent dépeint comme un pays violent, pauvre et répressif dans le meilleur des cas. Peu de commentaires rappellent l’indépendance acquise de haute lutte en 1804 contre les armées françaises de Napoléon. Plutôt que de souligner la démarche humaine et le combat pour les Droits de l’Homme, la sauvagerie et la violence seront les caractéristiques assimilées aux Haïtiens. Il est indispensable de revenir sur la lutte d’émancipation menée par le peuple haïtien, car en représailles à cette double révolution, à la fois anti-esclavagiste et anti-coloniale, le pays a hérité de « la rançon française de l’Indépendance » correspondant à 150 millions de francs or (soit le budget annuel de la France de l’époque). En 1825, la France décide que « Les habitants actuels de la partie française de Saint-Domingue verseront à la caisse fédérale des dépôts et consignations de France, en cinq termes égaux, d’année en année, le premier échéant au 31 décembre 1825, la somme de cent cinquante millions de francs, destinée à dédommager les anciens colons qui réclameront une indemnité. |2| » Cela équivaut à environ 21 milliards de dollars d’aujourd’hui. Dès le départ, Haïti doit payer le prix fort, la dette sera l’instrument néo-colonial pour entretenir l’accès aux multiples ressources naturelles de ce pays. Le paiement de cette rançon est donc l’élément fondateur de l’Etat haïtien et a débouché sur la constitution d’une dette odieuse. En termes juridiques, cela signifie qu’elle a été contractée par un régime despotique et utilisée contre les intérêts des populations. La France puis les Etats-Unis, dont la zone d’influence s’élargit à Haïti, occupée par les marines états-uniens dès 1915, en sont pleinement responsables. Alors qu’il aurait été possible de faire face aux douloureuses responsabilités du passé en 2004, le rapport de la Commission Régis Debray |3| préfère écarter l’idée d’une restitution de cette somme en prétextant qu’elle n’est pas « fondée juridiquement » et que cela ouvrirait la « boîte de Pandore ». Les requêtes du gouvernement haïtien en place sont rejetées par la France : pas de réparations qui tiennent. La France ne reconnaît pas non plus son rôle dans l’ignoble cadeau qu’elle fît au dictateur « Baby Doc » Duvalier en exil en lui offrant le statut de réfugié politique et donc l’immunité. Le règne des Duvalier commence avec l’aide des Etats-Unis en 1957 : il durera jusqu’en 1986, date à laquelle le fils « Baby Doc » est chassé du pouvoir par une rébellion populaire. La violente dictature largement soutenue par les pays occidentaux a sévi près de 30 ans. Elle est marquée par une croissance exponentielle de sa dette. Entre 1957 et 1986, la dette extérieure a été multipliée par 17,5. Au moment de la fuite de Duvalier, cela représentait 750 millions de dollars. Ensuite elle monte, avec le jeu des intérêts et des pénalités, à plus de 1 884 millions de dollars |4|. Cet endettement, loin de servir à la population qui s’est appauvrie, était destiné à enrichir le régime mis en place : il constitue donc également une dette odieuse. Une enquête récente a démontré que la fortune personnelle de la famille Duvalier (bien à l’abri sur les comptes des banques occidentales) représentait 900 millions de dollars, soit une somme plus élevée que la dette totale du pays au moment de la fuite de « Baby Doc ». Un procès est en cours devant la justice suisse pour la restitution à l’Etat haïtien des avoirs et des biens mal acquis de la dictature Duvalier. Ces avoirs sont pour l’instant gelés par la banque suisse UBS qui avance des conditions intolérables quant à la restitution de ces fonds |5|. Jean-Bertrand Aristide, élu dans l’enthousiasme populaire puis accusé de corruption avant d’être rétabli au pouvoir comme marionnette de Washington et finalement d’en être chassé par l’armée états-unienne, n’est malheureusement pas innocent en ce qui concerne l’endettement et les détournements de fonds. Par ailleurs, selon la Banque mondiale, entre 1995 et 2001, le service de la dette, à savoir le capital et les intérêts remboursés, a atteint la somme considérable de 321 millions de dollars. Toute l’aide financière annoncée actuellement suite au tremblement de terre est déjà perdue dans le remboursement de la dette ! Selon les dernières estimations, c’est la Banque interaméricaine de développement (417,5 millions de dollars) et le FMI (165 millions de dollars) qui détiennent la part la plus importante de la dette extérieure multilatérale. La Banque Mondiale, quant à elle détient 38,8 millions de dollars. Sous leur houlette, le gouvernement applique les « plans d’ajustement structurel » remaquillés en « Documents Stratégiques pour la Réduction de la Pauvreté » (DSRP). En échange de la reprise des prêts, on concède à Haïti quelques annulations ou allégements de dette insignifiants mais qui donnent une image bienveillante des créanciers. L’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PTTE) dans laquelle Haïti a été admise est une manœuvre typique de blanchiment de dette odieuse comme cela été le cas avec la République démocratique du Congo |6|. On remplace la dette odieuse par de nouveaux prêts soi-disant légitimes. Le CADTM considère ces nouveaux prêts comme partie prenante de la dette odieuse puisqu’ils servent à payer cette antique dette. Il y a continuité du délit. En 2006, quand le FMI, la Banque mondiale et le Club de Paris acceptèrent que l’initiative PPTE s’élargisse à Haïti, le stock de la dette publique extérieure totale était de 1.337 millions de dollars. Au point d’achèvement de l’initiative (en juin 2009), la dette était de 1.884 millions. Une annulation de dette d’un montant de 1.200 millions de dollars est décidée afin de « rendre la dette soutenable ». Entre temps, les plans d’ajustement structurel ont fait des ravages, notamment dans le secteur agricole dont les effets ont culminé lors de la crise alimentaire de 2008. L’agriculture paysanne haïtienne subit le dumping des produits agricoles étasuniens. « Les politiques macro-économiques soutenues par Washington, l’ONU, le FMI et la Banque mondiale ne se soucient nullement de la nécessité du développement et de la protection du marché national. La seule préoccupation de ces politiques est de produire à bas coût pour l’exportation vers le marché mondial |7| ». C’est donc scandaleux d’entendre le FMI dire qu’il « se tient prêt à jouer son rôle avec le soutien approprié dans ses domaines de compétence |8| ». Indépendamment de la question de la dette, il est à craindre que l’aide prenne la même forme que celle qui a accompagné le tsunami qui a frappé, fin décembre 2004, plusieurs pays d’Asie (Sri Lanka, Indonésie, Inde, Bangladesh) |10| ou encore l’après-cyclone Jeanne en Haïti en 2004. Les promesses n’ont pas été tenues et une grande partie des fonds ont servi à enrichir des compagnies étrangères ou les élites locales. Ces « généreux dons » proviennent pour la majorité des créanciers du pays. Plutôt que de faire des dons, il serait préférable qu’ils annulent les dettes d’Haïti à leur égard : totalement, sans conditions et immédiatement. Peut-on vraiment parler de don quand on sait que cet argent servira en majeure partie soit au remboursement de la dette extérieure soit à l’application de « projets de développement nationaux » décidés selon les intérêts de ces mêmes créanciers et des élites locales ? Il est évident que, sans ces dons dans l’immédiat, il ne serait pas possible de faire rembourser cette dette dont la moitié au moins correspond à une dette odieuse. Les grandes conférences internationales d’un quelconque G8 ou G20 élargi aux IFI ne feront pas avancer d’un iota le développement d’Haïti mais reconstruiront les instruments qui leur servent à asseoir le contrôle néo-colonial du pays. Il s’agira d’assurer la continuité dans le remboursement, base de la soumission, tout comme lors des récentes initiatives d’allégement de la dette. 19 janvier par Sophie Perchellet, Éric Toussaint CADTM Fondé en Belgique le 15 mars 1990, le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) est un réseau international constitué de membres et de comités locaux basés en Europe, en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Il agit en coordination avec d’autres organisations et mouvements luttant dans la même perspective (Jubilé Sud et d’autres campagnes agissant pour l’annulation de la dette et l’abandon des politiques d’ajustement structurel). Son travail principal : l’élaboration d’alternatives radicales visant la satisfaction universelle des besoins, des libertés et des droits humains fondamentaux.

     



  • tiptop 7 septembre 2009 18:40


    Excellent article. Voici ce que j’écris dans « Ali Bongo, Robert Bourgi deux frères ? »

    Petite piqure de rappel pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi les Gabonnais (pas dupes de cette comédie électorale) s’en prennent à l’ambassade de France. Année 1990, c’est le fameux mais hypocrite discours de Mitterrand de la Baule sur la nécessaire démocratisation des ex colonies françafricaines. Les potentats locaux se sont crus obligés de plus afficher des scores staliniens aux élections. 90% ça fait tache. Quelques années plus, les Pasqua boys, vrais spécialistes en élections truqués, exportent leurs logiciels maison chez Bongo. Pour la cuisine électorale, ils ont fait leurs preuves à Paris (Tiberi s’en souvient encore !). Bref tout est fait pour sauver les apparences et que rien ne change.

    Aujourd’hui encore quand Robert .Bourgi, le monsieur Afrique de Sarkozy
    dit que : « Ali Bongo est son candidat », qui peut douter de son
    influence quand on connait le pouvoir opérationnel de la cellule
    africaine élyséenne sous la 5ème république ? Comment s’étonner ?
    Jean de la guérivière (journaliste au monde, auteur des « fous
    d’Afrique »), quelqu’un d’assez complaisant vis-à-vis de la
    françafrique, rappelait qu’en 1998 une mission d’observateurs
    Français s’est rendu au gabon pour surveiller la régularité du
    scutin lors des présidentielles. Qui organise ce voyage ? Robert
    Bourgi avocat du président Bongo depuis plus de 20 ans et déjà
    conseiller de l’Elysée pour les affaires africaines. La lettre dans
    laquelle il rend compte des préparatifs au chef de l’état gabonais
    commence par un savoureux « Bonjour Papa » et se termine ainsi « Allez
    Papa, vous nous reviendrez à Paris en triomphateur des élections.
    Dieu vous garde. Votre fidèle et respectueux Robert. » En clair, en
    donnant du « papa » à Omar, Ali Bongo a tout du « frère » pour lui !
    Ecouter Robert sur http://www.voxafrica.com/fr/p/news/headlines/gabon-les-revelations-exclusives-de-robert-bourgi

    Pour ceux pas encore convaincus de l’incroyable duplicité et cynisme de nos dirigeants en matière de magouille électorale en terre d’Afrique, lisez ce communiqué de Survie France pour les élections récentes de sassou Nguesso au congo Brazzaville. L’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) qui a organisé une mission d’observation électorale et rendu un rapport documenté conclut : « Cette élection présidentielle, vu le très faible taux de participation, les fraudes et irrégularités constatées, n’a été ni juste, ni transparente et équitable ; et n’a pas exprimé la volonté du peuple congolais » (1). Cependant une certaine Coordination des observateurs franco-africains (COFA) juge, elle, le scrutin « globalement satisfaisant » au prétexte que « les standards européens ne sont pas à adapter au Congo ». Cette coordination, présidée par Jean-Michel Fourgous, député-maire UMP d’Elancourt (France), comprend, entre autres, Jean-François Mancel, député de l’Oise, Lev Forster et Pierre André Gaborit, tous deux avocats à la Cour de Paris et Ari Ben Acoune, directeur des services d’une communauté d’agglomération. Jean-Michel Fourgous et Jean-François Mancel s’en sont pris également, dans un communiqué, au chef de la délégation de la Commission Européenne au Congo, M. Miguel Amado pour ses « propos partisans ». M. Amado avait déclaré que l’une des raisons pour lesquelles l’UE n’avait pas envoyé d’observateurs à la présidentielle congolaise était le gonflement du fichier électoral. Selon lui, le fichier électoral a été gonflé de plus de 60% avec 2,2 millions d’électeurs pour une population de 3,6 millions d’habitants. Parmi les observateurs, M.M. Jacques Toubon et Patrick Gaubert, députés européens, ont déclaré : « Le matériel électoral était bien sur place dans les bureaux de vote, les listes d’émargement étaient disponibles et les représentants locaux de la Conel commission nationale électorale mise en place par Sassou Nguesso étaient équipés de téléphones portables pour parer à tout problème ». Le soutien impudent apporté par ces hommes politiques et juristes français à la propagande du dictateur Sassou Nguesso constitue une agression à l’égard du peuple congolais bâillonné et opprimé. Une manifestation de protestation contre cette parodie d’élection a en effet été violemment réprimée à Brazzaville le 15 juillet. L’Observatoire congolais des droits de l’Homme dénonce également « le harcèlement des journalistes étrangers venus à Brazzaville couvrir cette élection et la confiscation du processus par le gouvernement qui une fois de plus vient de confirmer à l’opinion publique nationale et internationale son manque de volonté d’instaurer une véritable démocratie dans le pays. »

    Il est trop tôt pour décortiquer la fraude électorale au Gabon mais il est important de comprendre que si les français ne connaissent pas bien M. Bourgi, les gabonnais ,eux , savent à leur dépend le savoir faire de ce monsieur et de ses réseaux en matière électorale.



  • tiptop 4 septembre 2009 18:27

    Petite piqure de rappel pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi les Gabonnais (pas dupes de cette comédie électorale) s’en prennent
    à l’ambassade de France. Déjà au début des années 90, suite au fameux mais hypocrite discours de Mitterrand sur la nécessaire démocratisation des ex colonies françafricaines, les potentats locaux se sont crus obligés de plus afficher des scores staliniens aux élections. 90% ça fait tache ! Quelques années plus, les Pasqua boys, vrais spécialistes en élections truqués, exportent leurs logiciels maison chez Bongo. Pour la cuisine électorale, ils ont fait leurs preuves à Paris (Tiberi s’en souvient encore !). Bref tout est fait pour sauver les apparences et que rien ne change. Aujourd’hui encore quand M.Bourgi, le monsieur Afrique de Sarkozy dit que : « Ali Bongo est son candidat » le faux suspense s’écroule quand aux résultats du scrutin.
    Pour ceux pas encore convaincus de l’incroyable duplicité et cynisme de nos dirigeants en matière de magouille électorale en terre d’Afrique, lisez ce communiqué de Survie France pour les élections récentes de sassou Nguesso au congo Brazzaville. L’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) qui a organisé une mission d’observation électorale et rendu un rapport documenté conclut : « Cette élection présidentielle, vu le très faible taux de participation, les fraudes et irrégularités constatées, n’a été ni juste, ni transparente et équitable ; et n’a pas exprimé la volonté du peuple congolais » (1). Cependant une certaine Coordination des observateurs franco-africains (COFA) juge, elle, le scrutin « globalement satisfaisant » au prétexte que « les standards européens ne sont pas à adapter au Congo ». Cette coordination, présidée par Jean-Michel Fourgous, député-maire UMP d’Elancourt (France), comprend, entre autres, Jean-François Mancel, député de l’Oise, Lev Forster et Pierre André Gaborit, tous deux avocats à la Cour de Paris et Ari Ben Acoune, directeur des services d’une communauté d’agglomération. Jean-Michel Fourgous et Jean-François Mancel s’en sont pris également, dans un communiqué, au chef de la délégation de la Commission Européenne au Congo, M. Miguel Amado pour ses « propos partisans ». M. Amado avait déclaré que l’une des raisons pour lesquelles l’UE n’avait pas envoyé d’observateurs à la présidentielle congolaise était le gonflement du fichier électoral. Selon lui, le fichier électoral a été gonflé de plus de 60% avec 2,2 millions d’électeurs pour une population de 3,6 millions d’habitants. Parmi les observateurs, M.M. Jacques Toubon et Patrick Gaubert, députés européens, ont déclaré : « Le matériel électoral était bien sur place dans les bureaux de vote, les listes d’émargement étaient disponibles et les représentants locaux de la Conel commission nationale électorale mise en place par Sassou Nguesso étaient équipés de téléphones portables pour parer à tout problème ». Le soutien impudent apporté par ces hommes politiques et juristes français à la propagande du dictateur Sassou Nguesso constitue une agression à l’égard du peuple congolais bâillonné et opprimé. Une manifestation de protestation contre cette parodie d’élection a en effet été violemment réprimée à Brazzaville le 15 juillet. L’Observatoire congolais des droits de l’Homme dénonce également « le harcèlement des journalistes étrangers venus à Brazzaville couvrir cette élection et la confiscation du processus par le gouvernement qui une fois de plus vient de confirmer à l’opinion publique nationale et internationale son manque de volonté d’instaurer une véritable démocratie dans le pays. »


     



  • tiptop 1er juillet 2009 10:57

    Article sans interêt. J’ai beaucoup de respect pour Mickael Jackson et son immense talent de danseur et de chanteur. Mais pour le reste son oeuvre dont le mythique thriller est celle d’un producteur (Quincy Jones) et la crème des musiciens studio de l’époque (Toto, van halen et bien d’autres...). On est loin d’un gars comme Prince qui sait tout faire. Jackson c’est toute une équipe de pro. Et alors ? Ca n’enlève rien de son talent. 



  • tiptop 13 juin 2009 10:43

    Je propose le prix Nobel de la paix à Omar Bongo. C’est la première fois qu’un chef d’état africain fasse autant l’unanimité chez nos dirigeants et une certaine presse. Voila un africain qui ne fait pas la guerre ! Rendez-vous compte … Et que serait la francophonie sans lui ? Que de médisance chez certains détracteurs. Oser dire qu’il a arrosé tout le monde, soutenu les pires dictatures, détourné l’argent public …
    Le peuple Gabonais l’aime. C’est une évidence. 42 ans au pouvoir ! D’ailleurs y a-t-il un opposant digne de ce nom au Gabon ? 79,18 % des suffrages en 2005. Seul Chirac a fait mieux ! Bongo a du certainement avoir un Le Pen local face à lui…De plus Bongo est un homme prévoyant. Le peuple gabonais lui est redevable d’avoir fait fructifier la rente pétrolière dans l’immobilier parisien. L’argent est en sécurité dans des banques qui ont encore le bon goût de pratiquer le secret bancaire. J’espère quand même que le peuple Gabonais ne sera pas ingrat vis-à-vis de la France comme hélas, beaucoup d’africains. Le Gabon est par habitant le premier bénéficiaire de l’aide au développement (Dix fois plus qu’au Burkina !). C’est le contribuable Français qui lui a permis d’accéder au score honorable de 123ème rang (sur 177) en termes de développement humain (IDH). Car comme nous a dit le vieux sage : « L’Afrique sans la France, c’est la voiture sans le chauffeur. La France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant ».  Merci à Omar Bongo au nom de tous les Français de nous avoir permis de rouler pendant 40 ans. D’avoir soutenu la vie démocratique chez nous sans aucun esprit partisan.

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