Pour ce qui est de la « société qui méprise ses enseignants », force est de reconnaître qu’une partie d’entre eux y a contribué, ici par laxisme, là par désinvolture, ailleurs par incompétence évidente.
Quelle belle réponse, si équilibrée... Non ? Ou plutôt, s’agit-il d’une abjection supplémentaire ? On met en gras un élément supposé indiquer une mesure, mais bien sûr, tout est dans le non-dit, le suggéré que l’imprécision permet. Cette remarque ici suppose que les enseignants ne sont pas pour rien dans les problèmes qui les accablent. Tout le monde sait que ce n’est pas avec un pourcentage mineur de personnes ne faisant pas correctement leur travail (genre 1-2%, ou même 10%) qu’un tel problème émerge. Non, il faut une proportion importante, si ce n’est une majorité.
En d’autre termes, Fergus fait encore ici preuve de sa grande capacité à émettre des commentaires de niveau ’café du commerce’ enrobés dans un joli paquet pour donner une impression de réflexion profonde.
Ca fait bien longtemps que je ne répond plus que très rarement, mais certaines réactions continue de me faire bondir...
Les assurances (qui ont des raisons assez claires) classent les voitures par leur niveau de fiabilité. Les 5 premières places sont trustés par des marques japonaises et Renault, Peugeot et Citroën sont respectivements en 11eme, 13eme et 20eme position. BMW vient en 28eme. Il y a bien Ford en 7eme, mais j’ignore si il s’agit de l’original américain ou de la déclinaison allemande.
Aaah, toute la stupidité des arguments spécieux, tournants autour d’un seul concept : vitesse légale diminuée = moins d’accidents.
Il y a tellement de manière de déboulonner la fausse évidence. Je vais prendre la suivante : le meilleur moyen de tester ou de comparer des situation similaire. Pour tester, le gouvernement a fait ça sur 81 kms de tronçon, indique que le test est concluant mais refuse de donner les résultats. Quand on sait qu’il y a effectivement eu une baisse du nombre d’accidents mais que sur la mme période il y a eu d’importants travaux de réfection des tronçons en question, on comprend que ça puisse poser problème pour faire des affirmations péremptoires.
Voyons donc la comparaison. Il apparait que la meilleure manière de faire est de comparer le nombre de morts au milliard de kilomètres parcourus, dans des circonstances similaires, mais avec des différences de limitations de vitesse. Avec les derniers chiffres connus, on a donc : - France : 5.8 - Allemagne : 4,9 (avec les limitations de vitesse supérieures) - Italie : non indiqué, mais 7.3 morts pour 100000 quand la France a 7.6 (je n’ai pas l’impression que le réseau routier italien soit en meilleurs état, et ceux qui ont conduit en Italie connaissent le comportement routier des italiens) - Japon : 8
Bien entendu, je ne choisi pas mon dernier exemple au hasard. Les routes au Japon sont en général en état identique ou meilleur que celles en France. Du fait du forcing, le parc automobile est globalement bien plus récent que le parc automobile français. Par contre, les limitations de vitesse sont de 40 ou 50 sur route normale et de 80 ou 100 sur autoroute. Donc les affirmations sur le mode : -X km/h = -Y morts, sont très clairement de la connerie qui ne peux convaincre que ceux qui le veulent bien.
Theresa May disposait de la majorité absolue avant des élections
qu’elle disait vouloir organiser pour accroître une… majorité absolue
Certaines personnes devraient éviter de pondre des articles (de propagande ?) quand ils ne savent clairement pas de quoi ils parlent.
May avait une majorité, c’est vrai, mais : - Elle souhaitait un chèque en blanc du pays pour pouvoir négocier le Brexit qu’elle souhaitait - Elle n’était pas chef de majorité aux dernières élections, et n’avait donc pas toute légitimité face à un nombre non négligeable des élus conservateurs en désaccords avec ses options pour le Brexit en question. - Se situant un peu à la droite de Thatcher, elle voulait profiter de la situation (excellents sondages et Brexit) pour obtenir une majorité afin de faire passer, plus ou moins en douce, toutes les contre-réformes dont elle rêvait. - Corbyn, soutenu par une vrai base, était contesté par 80% des élus travaillistes et par leurs petits camarades dans les médias qui, les uns comme les autres, ne supportent pas l’idée qu’il puisse être proposé à la population une solution politique crédible qui ne soit pas fondé sur le néo-libéralisme.
En d’autre terme, comme d’autres avant, elle s’est crue dans une situation parfaite pour se faire donner tous les pouvoirs pour être en mesure de faire toutes les saloperies dont elle rêvait.