Il convient de dissocier trois choses que l’événement récent de l’exécution de Troy Davis est venu mêler, comme toujours pour peu que le cas soit assez public (on a connu le cas Carryl Chessman dans les années cinquante). Il faut distinguer : 1° la question du droit d’une société à décréter la mort d’un homme 2° la question des crimes passibles d’une telle peine 3° la question de l’administration des preuves.
Je procèderai dans l’ordre inverse : 3° il est évident que l’intime conviction du jury est une preuve trop fragile pour un châtiment si définitif. Le point relève me semble-t-il de la procédure pénale qu’il conviendrait de remettre sur le métier, et pas seulement au sujet de la peine capitale. 2° c’est au législateur, en fait au peuple, d’en décider ; ce qui n’implique pas que la peine capitale soit prononcée dans tous les cas 1° si c’est une question de principe, et cela se conçoit, comment une société peut-elle s’arroger le droit de tuer des innocents hors de ses frontières alors qu’elle refuse pour le principe de tuer des coupables sur son sol ? Il ne s’agit évidemment pas ici des actes de guerre contre des unités ou des individus combattants, mais bien de civils tués lors d’opérations militaires contraires au droit et qui prétendent secourir ces mêmes civils. Si cela vous amuse - il y a plus drôle et je ne l’ai pas entrepris - relevez les noms des parlementaires abolitionnistes qui ont approuvé la piraterie entreprise contre la Libye. Vous les feriez glousser d’indignation en leur demandant pourquoi mille morts libyens présumés innocents sont moins choquants qu’un mort français reconnu coupable. Bien sûr, une exécution capitale ce n’est pas beau à voir. Surtout parce que cela doit se voir de près. Tandis qu’un bombardement ...
Il y a quelques mois, vous nous avez gratifiés de ’frelons qui allaient au charbon pour la reine abeille’ ou d’autres hyménoptères. Vous récidivez aujourd’hui avec vos ’ perroquets bêlants’. Vrai, on ne doit pas s’embêter dans votre ménagerie !
Ah parce que vous aussi vous réclamez leurs papiers aux gens que vous rencontrez dans la rue ? Je croyais qu’il n’y avait que les marchands de quatre-saisons ... Et s’il s’agit d’une personne connue de vous, vous avez besoin qu’un règlement dicté par des oisives vienne vous imposer ce que la plus élémentaire courtoisie devrait vous dicter ?
Il fut un temps - lointain je vous l’accorde - où la société française donnait le ton à l’Europe. Je vois que vous aspirez à une tardive réciproque, ce qui est bien votre droit. Répondant à votre souci, ainsi qu’aux amateurs d’« unisexe », je vous suggère d’interpeller vos contemporains « Mensch ! ». Surtout en Suisse et en Allemagne ! Si les féministes ne viennent pas se pâmer pas à vos pieds, c’est que ce sont des ingrates.
Merci à Ariane Walter de sa défense du français, attaqué - c’est un comble - jusque dans l’Education nationale. Il est du reste comique que les féministes, qui se sentent insultées par le regard d’un homme, tiennent avec tant de hargne à féminiser ce qui n’a rien à voir avec leur sexe (ce qui semble prouver que leur nombrilisme vise un peu bas) : ’proviseur’ désigne effectivement une fonction, pas une paire de couilles, et le mot est masculin parce que de toutes façons en français il faut choisir. Abondant dans le sens de Serpico, je fais à mes contemporains la confidence que je suis une basse et que cela ne me diminue pas sexuellement ipso facto face aux ténors - aux dires des alti ... La rage lexicale de ces dames se manifestait autrement il y a un demi-siècle : il leur fallait de la ’doctoresse’, de la ’professoresse’ etc. Heureuse époque où les instances officielles ne s’étaient pas encore avisées que le ’e’ muet final est le critère du féminin. Et voilà ce qui fait que StéphanE est depuis des lustres un prénom féminin, tandis que Chantal devrait bientôt désigner un homme (dans la cohorte d’analphabètes qui défilent aux guichets de l’Etat civil, il doit bien se trouver des parents insistant pour déclarer leur fille ChantalE).