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VICTOR Ayoli

VICTOR Ayoli

Gaulois sans filtre,  homme des tavernes et de bonne volupté, épicurien convaincu nourri à la tétée d'octobre.
Accessoirement reporter de guerre au Viet-Nam, cuisinier à Bangkok, hippy à Goa, bûcheron dans les Pyrénées, plongeur sous-marin à Marseille, acheteur de peaux en Turquie, de pierres précieuses en Afghanistan, directeur de presse en Provence, etc.
Surtout fainéant robuste...
 
 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/09/2014
  • Modérateur depuis le 20/09/2014
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 16 juillet 2018 09:03

    Je viens d’entendre sur France inter, au milieu de la dégoulinantes de cocoriconneries, un auditeur qui posait la question suivante :" Le foot est-il devenu le nouvel opium du peuple ?"
    C’est exactement ça.
    Si une équipe de chercheurs français avait trouvé le traitement décisif contre le cancer ou le vaccin contre le sida, serait-elle encensée au même niveau ? Mobiliserait-elle un million de personnes sur les Champzés ?
    Cette adoration envers des fouteux ne reflète-t-elle pas les émotions d’un pays sous-développé ?



  • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 10 juillet 2018 12:53

    @Samson
    Bien « La faune » !
    Merci.



  • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 8 juillet 2018 18:25

    @Samson


    Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

    Ô toi, dont le trépas annonce bonne chère,

    Je te salue bien bas, toi dont le sacrifice

    Fournit à nos repas fricassées et saucisses.

    Merci pour ton boudin, merci pour tes jambons,

    Merci, merci pour tout, car en toi tout est bon !

    Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

    Tu sais rassasier nos ardeurs carnassières,

    Nous aimons tout en toi, ta tripe, ta chair fraîche

    Tes bajoues, tes rognons, ta langue, ta ventrèche.

    Merci pour tes pâtés, merci pour tes caillettes,

    Tes quatre pieds panés, ton fromage de tête.

    Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

    En humant les parfums montant de la daubière

    Où mijote à feu doux dans du Côtes-du-Rhône

    Les morceaux succulents que ton trépas nous donne.

    Merci pour ton échine et ton filet mignon,

    Merci pour ton jésus et pour tes saucissons.

    Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

    Fidèle compagnon des sorties rabassières

    Où dans les bois de chêne, ton odorat subtil

    Te fait trouver les truffes de décembre à avril.

    Merci pour ton regard espiègle et rigolard,

    Pour ton grand appétit, pour tes chants, pour ton lard.

    Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

    Car toi seul assouvit nos passions charcutières,

    Salé, fumé, grillé, braisé ou même cru,

    Tu es le compagnon des meilleurs de nos crûs.

    Merci pour les ardeurs que chez nous tu éveilles,

    Car en chacun de nous, un peu de toi sommeille !

    Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

    Car ta réputation excite les rosières

    Idol’ des sautopafs et terreur des cocus

    Tu portes le flambeau de ceux qui aim’ le cul.

    Merci pour les tétons et pour les rondes fesses

    Pour les peaux satinées appelant les caresses.



  • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 8 juillet 2018 18:13

    Extra Boris Vian !
    Tiens, j’ai écrit une ode au cochon !



  • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 27 juin 2018 11:26

    Les lépreux sont maudits. Aux Indes maintenant comme au Moyen-Age en Europe. La société des humains attache à cette maladie terrible des notions de châtiment divin et donc de ségrégation, d’ostracisme social.

    Le premier lépreux que j’ai vu, en tout cas en sachant que c’en était un, c’est à Delhi, à Kutab Road, une rue incroyable qui te mène de Connaught Place et ses boutiques riches au vieux Delhi. Kutab Road, c’est l’Inde des prolos. C’est là que je l’ai vu, mon premier lépreux.

    Il avançait péniblement sous les arcades. Il avait une pièce de toile verte sur la tête et les épaules et il essayait de la retenir devant sa gueule comme il pouvait. Sa gueule, ça faisait peur. Deux trous pour les yeux, plein de sanie, plein de jus visqueux. Deux trous pour le nez, que ça le faisait ressembler à un lion. Quelques chicots qui sortaient de ce qui avait été une bouche. Ses mains, y en avait plus... Deux moignons noirâtres, complètement rongés. Sans doigts. C’est avec ça qu’il retenait comme il pouvait son tissu devant lui pour se planquer un peu. Ses jambes étaient couvertes de chiffons gluants de pus, avec plein d’ulcères coulants. Ses pieds, c’était plus que des bouts tout craquelés, gris noir, avec des morceaux rosés, qu’un rat avait dû lui bouffer son dernier arpion. Il avançait doucement. Il s’est mis devant un marchand de yogourt, ces mecs qui te font un délicieux yogourt dans de grands récipients en cuivre qu’ils ont devant eux et qui te vendent une portion dans des petits pots en terre, qu’après usage tu les casses. Le lépreux, il a étendu son écuelle au-dessus du grand bac à yogourt. Le marchand, il a pris l’écuelle, l’a remplie et l’a rendue au mort-vivant. Pouvait pas bouffer comme ça. Alors il a posé son écuelle par terre, s’est mis à quatre pattes, puis il a bouffé son yogourt en le lapant bruyamment, comme un chien...

    Ça te file un drôle ne flash, surtout quand t’es pas encore habitué, comme c’était le cas.

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